<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071</id><updated>2012-02-02T17:41:03.467-05:00</updated><category term='politicailleries'/><category term='ridicule'/><category term='coeur'/><category term='gribouilles'/><category term='gasteiz'/><category term='québec'/><category term='toulouse'/><category term='montréal'/><category term='films'/><category term='les autres mais pas moi'/><category term='famille'/><category term='photos'/><category term='partir'/><category term='livres'/><category term='russie'/><category term='acadie'/><category term='listes'/><category term='musique'/><category term='histoires'/><title type='text'>crayon d'ardoise &amp; pattes de mouche</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>142</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-726096988114905206</id><published>2012-01-28T16:49:00.000-05:00</published><updated>2012-01-28T16:51:17.605-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;Qu'est-ce qui reste aux journées quand elles sont presque entièrement grises, de l'eau qui stagne dans les grandes flaques de gadoue jusqu'aux petits bouts de ciel qui chatouillent le haut de mes fenêtres? Le thé très rouge, peut-être, mon ukulélé turquoise, le rose de mes lèvres toujours gercées, écrire sur les collines d'un vert humide qui entourent Gasteiz. Tricoter avec application des bas rayés, du jaune &amp; du vert, encore ; tenter de qualifier le orange des taches de rouille qui montent le long des vélos toujours empilés dans la cour intérieure -- orange brunâtre, orange calciné? Écouter &lt;a href="http://pierremarie.bandcamp.com/album/late-in-the-day"&gt;Pierre &amp; Marie&lt;/a&gt; en boucle &amp; penser à toutes les couleurs que je connais pas. &lt;i&gt;Chartreuse&lt;/i&gt;, est-ce que c'est commme une sorte de jaune?&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est ce que je me demandais hier, mais aujourd'hui il fait beau &amp; j'y pense plus.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je me suis aperçue que le plus souvent je vois l'acte d'écrire comme quelque chose de très délicat, une petite créature fragile qu'il faut enrober de précautions, de routines particulières, pour laquelle il faut créer des espaces douillets &amp; réconfortants, de bons espaces chauds où le monde extérieur ne s'insinue presque pas. Je suis pas certaine que ce soit vrai. Ces temps-ci tout ce que je fais est très chaotique, j'empile pêle-mêle des phrases qui sortent de nulle part, &amp; c'est pas comme une image de cinéma, je serai jamais cette figure de l'écrivain qui entre littéralement en transe devant l'écran de son ordinateur, mais il y a quelque chose de bon dans le désordre. Ça m'aura pris très longtemps à le comprendre.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Hier la madame au comptoir de la bibliothèque de quartier m'a reconnue quand je suis venue récupérer une réservation, un grand sourire &amp; &lt;i&gt;oui oui oui, je sais que j'ai quelque chose pour toi&lt;/i&gt;. &amp; c'est pas la première fois, mais je me suis sentie chez moi ici, à Montréal.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-726096988114905206?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/726096988114905206/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2012/01/quest-ce-qui-reste-aux-journees-quand.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/726096988114905206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/726096988114905206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2012/01/quest-ce-qui-reste-aux-journees-quand.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-5625271747021796477</id><published>2012-01-20T09:34:00.000-05:00</published><updated>2012-01-28T16:50:36.005-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align=justify&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Chez moi c'est tout petit &amp; chaque fois que j'y entre ça sent le café, ça &lt;i&gt;embaume&lt;/i&gt; le café, une bonne odeur corsée qui réchauffe quelque chose en moi, je pourrais pas dire exactement quoi, peut-être le plexus solaire ou cet endroit que je sais jamais comment décrire, un peu passé la base du cou, là où les clavicules distendent la peau &amp; forment comme ds digues devant toutes les plus petites marées du monde.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ça me rappelle aussi que je m'étais promis de boire beaucoup moins de café, c'était ma seule &amp; pitoyable &amp; minuscule résolution du Nouvel An, mais ça c'est déjà autre chose.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette semaine je suis passée assez systématiquement à travers toutes les archives de &lt;a href="http://noussommeslesfilles.com"&gt;&lt;i&gt;Nous sommes les filles&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &amp;, tsé. C'est ce que vous devriez faire aussi, je pense.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'était au début du mois de janvier &amp; c'était très tôt le matin ; je suis sortie pour que le froid de l'hiver chasse ce qui me restait de décalage horaire. Il faisait encore presque noir, seulement de grandes traînées de gris pâle dans le fond du ciel, mais au coin de St-Denis &amp; St-Joseph il y avait déjà un squeegee qui plaidait à genoux devant une voiture de police. Il y avait des morceaux de sable &amp; de gros sel sur les trottoirs, &amp; je me suis dit que ça grugerait le tissu de ses pantalons s'il restait comme ça trop longtemps.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai marché longtemps parce que j'avais la tête trop embrumée pour faire autre chose. J'avais laissé mes mitaines chez moi alors après un moment j'ai fait quelque chose que je fais jamais : je suis entrée quelque part pour prendre un déjeuner un oeuf bacon des toasts pleines de beurre à trois &amp; quatre-vingt quinze. Quand la serveuse est venue prendre ma commande je n'avais pas faim, mais dès que j'ai crevé le jaune d'oeuf pour y tremper un bout de pain j'ai eu envie de tout engloutir, il y avait quelque chose dans mon ventre qui s'était ouvert. Je me suis dit que manger c'est comme avoir du chagrin, un peu : plus on pleure &amp; plus on trouve des raisons d'être triste. À la radio il y avait Frank Sinatra qui chantait une chanson de Noël même si ce n'était plus Noël, &amp; ça m'a fait penser à toi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-5625271747021796477?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/5625271747021796477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2012/01/chez-moi-cest-tout-petit-chaque-fois.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5625271747021796477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5625271747021796477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2012/01/chez-moi-cest-tout-petit-chaque-fois.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-5156508217835115153</id><published>2012-01-12T22:33:00.001-05:00</published><updated>2012-01-12T22:36:23.673-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partir'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;Le 23 décembre j'ai pris une des premières navettes pour l'aéroport, celle de six heures ; de grands bouts de nuit traînaient encore sur la ville, du noir &amp; du gris mais pas vraiment de neige, pas encore. Autour du coin René-Lévesque &amp; Peel il y a trois très petites Latino-Américaines qui sont montées, enrobées comme moi dans de longs foulards de laine &amp; toute une pelure de fatigue. La plus jeune s'est endormie sous son capuchon bordé de fausse fourrure &amp; les deux autres ont entrepris une conversation languissante, toute plein de répétitions &amp; de syllabes encore engourdies par le petit matin. Je me souviens qu'elles se vouvoyaient l'une l'autre avec des &lt;i&gt;usted&lt;/i&gt; très formels. J'ai regardé les premières miettes de trafic par la fenêtre en les écoutant parler des congés qu'elles n'auraient pas &amp; de Noël qu'elles passeraient à faire des lits, tapotant les oreillers de leurs mains asséchées par les produits nettoyants.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Moi le soir même je suis restée bloquée à Chicago, dans une grande chambre d'hôtel payée par Air Canada, &amp; je me suis rappelée l'année où je m'étais levée à six heures le premier janvier pour aller nettoyer les restes de la veille du Jour de l'an à l'Auberge Saint-Antoine. À six heures quarante-cinq, les rues de Québec étaient tellement vides &amp; blanches, tellement pleines de ce silence particulier que la neige en tombant tisse dans l'espace, que ça m'avait donné le goût de me lover contre quelqu'un, n'importe qui, parce que partager un moment avec une autre personne c'est aussi le prolonger, juste un peu, en se réservant la possibilité de le revivre plus tard, de verbaliser un souvenir qui n'est pas qu'à nous. Parce que quand il y a quelqu'un d'autre, tout devient juste un peu plus vrai.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&amp; puis je suis arrivée à l'Auberge, &amp; j'ai vu que les chambres étaient sales à en donner mal au coeur, &amp; j'ai eu envie de pleurer. Il y a même une suite, je m'en souviens, qui a réussi à me couper l'appétit pendant à peu près trente-six heures.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Mais le 23 décembre, à Chicago, je me suis endormie en regardant un épisode de &lt;i&gt;Say Yes to the Dress!&lt;/i&gt;, une fille confrontée au dilemme de sa vie parce que son père refusait de lui allouer plus de 4500$ pour sa robe de mariée. &amp; le lendemain je suis partie en laissant trois dollars fripés sur l'oreiller.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je suis arrivée à Toulouse avec soixante-neuf copies d'examen dans mes valises, toutes à corriger avant le six janvier ; je suis repartie avec des livres &amp; une nouvelle robe, le souvenir d'un café en terrasse l'après-midi du 27 décembre, certains chagrins tenaces, on y échappe pas, mais aussi de belles choses dans le ventre &amp; un tout nouvel ukulélé, surtout, que je ne suis pas certaine de savoir accorder comme il faut mais dont je joue tous les jours, au moins juste un peu pour le plaisir d'enterrer mon voisin quand il se remet au piano &amp; aux trémolos de ses mauvaises ballades faites maison.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ç'a été un très beau Noël.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-5156508217835115153?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/5156508217835115153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2012/01/le-23-decembre-jai-pris-une-des.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5156508217835115153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5156508217835115153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2012/01/le-23-decembre-jai-pris-une-des.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-852186452107948944</id><published>2011-12-01T23:04:00.001-05:00</published><updated>2011-12-01T23:23:37.452-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partir'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La fille de Postes Canada qui travaille dans la pharmacie près de chez moi m'a confirmé que toute une trâlée d'employés prennent une joie particulière à lire les cartes postales que les touristes confiants (&amp;amp; les filles nouvellement montréalaises de presque vingt-six ans tout aussi crédules) leur remettent. J'envoie la mienne à A., qui enseigne l'anglais dans une petite ville près de Lyon, &amp;amp; la fille de Postes Canada me parle des British qui lui en confient une quinzaine d'un coup, quinze destinataires différents mais un seul message : c'est ben beau Montréal, mais il y a pas un seul vrai pub dans toute la ville. Horreur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux histoires de transport en commun :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&amp;nbsp;1. Je vais à Longueuil pour aller voir mon médecin, un homme très gentil qui ne me regarde jamais dans les yeux (ce qui fait que nous parlons tous les deux aux piles de documents sur son bureau durant les consultations), &amp;amp; je prends l'autobus. À l'aller c'est le début de l'heure de pointe &amp;amp; c'est pas encore plein mais ça s'en vient ; au retour il n'y a que moi &amp;amp; un homme qui, quelques sièges derrière moi, marmonne des choses inintelligibles mais voraces, agressives, d'une intensité atténuée par la pluie qui roucoule contre les vitres, par ces bruits qui rappellent le fond des mers &amp;amp; un silence qui n'en est pas tout à fait un. À Montréal je me glisse dans des wagons de métro, toujours bondés parce que je suis toujours là au mauvais moment, &amp;amp; le plus souvent je marche ; à Longueuil je lis sur Molotov qui aimait Chekhov &amp;amp; je suis heureuse d'être de retour dans un autobus presque vide, surtout le soir, surtout sous la pluie. Quand je suis arrivée à Québec c'est une des choses que j'aimais le plus au monde, prendre l'autobus dans le noir pour aller voir des amis que j'avais à Limoilou -- poser ma main contre la vitre froide, tracer des dessins autour des lumières de la ville. Tirer doucement sur le cordon jaune pour demander l'arrêt suivant. Même que c'est une des choses dont je m'ennuyais à Moscou : les autobus mais surtout le cordon jaune, lever le bras, tendre les doigts, le son de clochette. Mais quand je suis revenue à Québec, les autobus (ou peut-être pas tous, peut-être seulement ceux que je prenais) n'avaient plus de cordons jaunes, seulement des boutons rouges encastrés dans l'armature des véhicules.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&amp;nbsp;Peut-être que c'est à ce moment-là que je me suis dit que je devrais déménager.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&amp;nbsp;2. La semaine dernière j'ai pris le métro avec une garderie au complet, seize flots d'âge pré-scolaire qui se sont tous assis à même le plancher du wagon, déjà emmitouflés dans des tuques &amp;amp; des foulards &amp;amp; des pelures qui leur faisaient des joues très rouges &amp;amp; des &lt;i&gt;j'ai chauuud&lt;/i&gt; très lancinants, &amp;amp; moi j'étais encore là  à prendre des milliers de photos dans ma tête, à cadrer &amp;amp; recadrer, à noter les types de lainage &amp;amp; la qualité particulière des couleurs sous l'éclairage du wagon de métro, &amp;amp; je me suis demandée, pas pour la première fois mais quand même, pour qui, dans quel but précis j'emmagasine autant d'images. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est toujours mieux d'avoir vécu que d'avoir écrit, je crois, sauf qu'écrire les choses vécues me les rend plus vivantes. C'est une drôle de contradiction.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-852186452107948944?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/852186452107948944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/12/la-fille-de-postes-canada-qui-travaille.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/852186452107948944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/852186452107948944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/12/la-fille-de-postes-canada-qui-travaille.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-4756466811881841880</id><published>2011-10-03T11:51:00.000-04:00</published><updated>2011-10-03T11:53:09.975-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gasteiz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align=justify&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ces temps-ci ça ne va pas très bien, &amp; quand ça ne va pas très bien il y a pas grand-chose à dire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Depuis que je suis à Montréal que j'écris des histoires sur le Pays basque, des bouts d'histoires éparses qui mènent nulle part ; c'est tellement plus difficile de raconter les endroits qui nous appartiennent pas tout à fait. Mais même après quatre ans je traîne pour Gasteiz une nostalgie dont je vois pas le bout, surtout en ce moment je vois pas le bout, je vois pas quand ça fera comme toutes les autres histoires d'amour avortées, quand ça arrêtera d'élancer le coeur pour devenir autre chose, un souvenir, un chapelet d'anecdotes, la matière peut-être un peu douloureuse mais tout de même malléable avec laquelle on se tresse des fictions. Sur le Pays basque j'écris des histoires qui ne réussissent pas encore à être des histoires, parce que j'arrive pas à faire la différence entre ce qui vaut la peine d'être raconté &amp; ce que je dois garder pour moi, la masse incroyable de détails qui grouille dans mon ventre.&lt;br&gt;&lt;br&gt;(En général je crois que je m'ennuie plus des pays où j'ai habité que des garçons que j'ai aimés, je sais pas ce que ça dit sur moi.)&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sinon je lis de longs livres &amp; je regarde de longs films (hier &lt;i&gt;The Deer Hunter&lt;/i&gt;, est-ce que quelqu'un savait que Christopher Walken a déjà été beau?), comme pour me donner le temps de voir les choses venir. Comme dans : tant que j'ai pas fini &lt;i&gt;The Golden Notebook&lt;/i&gt; j'ai pas besoin d'aller mieux, tant que je l'ai pas fini c'est pas grave d'être triste, c'est correct c'est correct c'est correct.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-4756466811881841880?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/4756466811881841880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/10/ces-temps-ci-ca-ne-va-pas-tres-bien.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4756466811881841880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4756466811881841880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/10/ces-temps-ci-ca-ne-va-pas-tres-bien.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7196139589439841063</id><published>2011-09-12T08:34:00.001-04:00</published><updated>2011-09-14T21:50:10.895-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&amp; ce matin c'est l'heure du &lt;a href=http://sainthenri.blogspot.com/2011/09/tag-des-boules-mites.html&gt;tag des boules à mites de Clarence&lt;/a&gt;, où il faut &lt;i&gt;ressortir un vieux texte à prétention littéraire et le recopier avec un minimum d'explications contextuelles, pour le plus grand plaisir de tous et toutes&lt;/i&gt;. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&amp; évidemment je vais tricher, &amp; donner des &lt;i&gt;explications contextuelles&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'avais seize ans, c'était l'été 2002, &amp; je passais mes journées à travailler dans un driving range de golf (je suis pas certaine de la traduction -- un terrain de pratique? un champ où taper des balles?). C'était dans le fin fond de &lt;a href=http://en.wikipedia.org/wiki/McLeods,_New_Brunswick&gt;McLeods&lt;/a&gt;, c'est-à-dire dans le fin fond du Nord du Nouveau-Brunswick, c'est-à-dire l'endroit où j'ai passé quinze ans de ma vie, c'est-à-dire un bout de territoire même pas assez densément peuplé pour obtenir le statut de village, alors j'avais à peu près quatre clients par jour &amp; une petite télé en noir &amp; blanc où je me souviens avoir suivi avec attention la Coupe du monde de soccer (tsé, l'année où la Corée du Sud a surpris tout le monde?) même si j'ai jamais aimé le soccer. Après avoir lu quarante-cinq livres en deux mois &amp; demi, j'ai commencé une espèce de roman, que j'écrivais à l'encre violette (très importante, l'encre violette) sur des feuilles mobiles pour ensuite tout recopier très lentement à l'ordinateur durant mes jours de congé. J'ai réussi à étirer ça sur soixante-deux pages avant de l'abandonner à la mi-septembre. C'est en général très très ennuyant (je pense que je comprenais pas encore tout à fait le principe de &lt;i&gt;l'intrigue&lt;/i&gt;) &amp; pas mal abusivement mélodramatique, comme ici : &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;blockquote&gt;Peu importe la cause réelle de son état, ce n’est pas la première fois qu’elle exige mon support moral. Ma mère a un tempérament artistique, après tout, et elle lutte contre la mélancolie, les frivolités, les excès. C’est connu: une fois l’an, elle déprime, elle sombre jusqu’au fond de l’abîme et elle refuse de remonter. Si je suis chanceuse, ça se passe durant l’hiver, tandis que les premières neiges de décembre m’aveuglent et m’engloutissent au fond de ma semi-campagne. Malheureusement, à tous les deux ou trois étés, elle se décide au mois de juin et s’empresse ensuite de m’entraîner au fond du trou noir qui lui sert de repaire. Subitement, nous sommes deux à nous débattre contre les pluies torrentielles de l’angoisse et du désespoir, et ma mère s’arrange habituellement pour se recroqueviller sous le seul parapluie que nous possédons.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Avec les années, j’ai appris à m’éloigner, comme on évite le noyé pris de panique qui agrippe tout ce qui passe. Ce n’est pas la plus belle des images illustrant l’amour qui unit une fille à sa mère, mais c’est celle que les chagrins de la mienne m’inspirent. Si j’ai le malheur de m’approcher, de caresser sa joue du bout des doigts ou de lui murmurer quelques paroles de réconfort, je sais qu’elle m’enlèvera tout ce qui m’empêche de m’effondrer, tout simplement parce qu’elle ne peut pas faire autrement. Ce n’est pas qu’elle veule m’étouffer, non; c’est seulement qu’elle n’a pas assez d’énergie pour penser aux autres. Et quand on sait combien elle s’intéresse à ma vie et à mes rêves en temps normal, c’est facile d’imaginer à quel point elle devient égoïste lorsque sa vision s’assombrit. Malgré tous ses défauts, j’aime bien ma mère, mais c’est impossible d’aider quelqu’un qui veut vous écraser. Il n’y a qu’une fragilité apparente, dans ces cas-là, et aucune considération pour le sauveteur.&lt;/blockquote&gt;&lt;br&gt;On voit que j'avais une belle appréciation des figures de style.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7196139589439841063?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7196139589439841063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/09/ce-matin-cest-lheure-du-tag-des-boules.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7196139589439841063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7196139589439841063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/09/ce-matin-cest-lheure-du-tag-des-boules.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8477646268421283630</id><published>2011-09-05T13:30:00.000-04:00</published><updated>2011-09-05T15:21:52.444-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;Ce matin je faisais du ménage &amp; j'ai eu comme une illumination. C'est pas quelque chose qui m'arrive souvent -- avoir une illumination, &amp; puis faire du ménage. Dans le sens de : faire du ménage, je le fais pas assez souvent, je pense que personne le fait assez souvent, mais en entrant dans un nouvel appartement j'ai toujours les meilleures des meilleures intentions du monde, avec la plus longue liste possible de choses saines &amp; bonnes &amp; vraies à implanter immédiatement dans mon quotidien, alors c'est ça, une semaine que je suis ici &amp; je fais déjà du ménage, du vrai de vrai ménage, le haut des fenêtres &amp; l'aspirateur entre les lattes de bois du plancher &amp; le spray le plus incroyablement chimique de la planète pour désencrasser le four &amp; le balais jusque dans le fin fond du garde-robe de l'entrée. Aussi dans le sens de : c'est la première fois que j'ai une illumination en faisant du ménage. (Je crois pas que le ménage soit habituellement propice aux illuminations? Mais faudrait creuser le sujet.) C'est peut-être aussi une des premières fois où j'ai une illumination (commencez-vous à être tannés de ce mot? parce que moi oui), parce que dans la vie je fais les choses petit à petit, &amp; les pense petit à petit, &amp; arrive à de grandes décisions après les avoir mûries durant à peu près trois mois &amp; demi. Donc pas beaucoup de spontanéité, c'est triste mais faut le dire, &amp; pas d'illuminations non plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. Ce qui est arrivé ce matin, c'est que je faisais du ménage après avoir passé deux heures à me dire que je devrais commencer, &amp; une demi-heure à construire soigneusement une playlist propice au ménage (l'adverbe que j'aimerais utiliser ici c'est &lt;i&gt;painstakingly&lt;/i&gt;, dans le sens de lentement &amp; avec juste assez de concentration pour que ça commence à donner un peu mal à la tête, mais j'arrive pas à trouver une traduction qui dise exactement toutes ces choses-là), &amp; je me suis rendu compte qu'en général je faisais pas assez souvent le ménage parce que je sais que si je commence je vais y être plongée au moins une demi-journée, parce que je veux toujours que ce soit le ménage qui surpasse tous les autres ménages, qu'après mon passage les planchers brillent à en écorcher les yeux, que l'appartement au complet embaume le propre &amp; l'aéré &amp; le sain &amp; le douillet &amp; que je puisse m'asseoir deux minutes sur une chaise &amp; me dire ça y est, c'est fait, tout est juste &lt;i&gt;parfait&lt;/i&gt;. &amp; je me suis aperçue que (voici l'illumination qui arrive, on l'attendait depuis un paragraphe &amp; demi) je vois l'écriture un peu comme ça, beaucoup comme ça, même ici où c'est supposé être informel &amp; toujours au moins un peu broche à foin, &amp; j'écris pas assez souvent parce que quand j'écris je voudrais dire tout ce que j'ai à dire en même temps, en même temps mais subtilement, doucement, de la façon la plus agréablement détournée mais la plus claire possible, je voudrais dire tout ce que j'ai à dire &lt;i&gt;exactement&lt;/i&gt; &amp; comme, je sais pas, incomparablement -- je voudrais dire les choses de façon précise &amp; belle &amp; &lt;i&gt;parfaite&lt;/i&gt; tout en sachant que c'est impossible, alors je me retrouve avec comme une montagne de choses sur lesquelles je voudrais écrire &amp; sur lesquelles j'écris jamais, parce que c'est compliqué &amp; que j'arrive pas à les formuler comme je voudrais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme : il y a quelques semaines ma petite soeur a revu une fille avec qui je suis allée à l'école, &amp; la fille lui a dit de me dire qu'elle me félicitait pour le livre, &amp; aussi qu'elle avait &lt;i&gt;toujours été certaine&lt;/i&gt; que moi je ferais &lt;i&gt;des grandes choses dans la vie&lt;/i&gt;, &amp; ça m'a fâché parce c'est une fille qui m'a rendu la vie misérable à treize ans &amp; demi &amp; que j'aurais mieux aimé avoir une once de sympathie de sa part à cet âge-là que des esties de &lt;i&gt;j'ai toujours su que&lt;/i&gt; enthousiastes maintenant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme : parce qu'à la petite école &amp; après à la polyvalente j'ai toujours toujours &lt;i&gt;toujours&lt;/i&gt; eu de très bonnes notes, j'ai passé une très grande partie de ma vie à entendre tout le monde rassurer les autres que l'école c'était pas la vraie vie &amp; que eux seraient bons dans la vraie vie &amp; que c'est ce qui comptait, la vraie de vraie vie &amp; les talents qui s'apprennent pas à l'école, &amp; c'est pas dramatique mais j'ai quand même essayé jusqu'à quatorze ou quinze ans d'être moi aussi &lt;i&gt;bonne dans la vraie vie&lt;/i&gt;, peu importe ce que ça peut vouloir dire, être débrouillarde &amp; pleine à ras bord de gros bons sens &amp; avoir des projets d'avenir concrets &amp; pas une once d'imagination (mon dieu, un peu plus &amp; c'est la plateforme politique de l'ADQ), &amp; j'ai eu pendant trois ans un prof de physique horrible qui imposait des exercices de laboratoire que personne pouvait compléter juste pour avoir la satisfaction de me voir rater quelque chose, &amp; ça me rend triste de pas avoir réalisé plus tôt que ce que j'étais c'était &lt;i&gt;assez&lt;/i&gt;, ç'a toujours été assez, &amp; que c'est pas grave si je serai jamais capable de faire des travaux de rénovation d'envergure, ou sauver des vies, ou identifier toutes les forces qui entrent en jeu dans le plan incliné le plus stupidement conçu du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme : tout le monde a des histoires d'adolescence crève-coeur parce que l'adolescence &lt;i&gt;c'est&lt;/i&gt; crève-coeur, mais. Ça rend pas les choses moins laides quand j'y repense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme : ça devient déprimant &amp; c'est pas là où je voulais aller, mais pour une fois je vais laisser les choses où elles sont &amp; juste ajouter que je sais pas trop ce que je fais ici, je sais pas trop à quoi sert cet espace-ci, mais j'ai envie que ce soit pas seulement doux ou joli ou serein ou douillet, j'ai envie que parfois ce soit pour moi, pour les choses que j'ai envie de dire, même mal, parce que sinon à quoi ça sert? &amp; parce que ces temps-ci j'ai envie d'honnêteté, partout, dans la fiction &amp; dans les gens que je rencontre, &amp; la moindre des choses ce serait quand même de m'y mettre un peu moi aussi, je pense.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8477646268421283630?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8477646268421283630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/09/ce-matin-je-faisais-du-menage-jai-eu.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8477646268421283630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8477646268421283630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/09/ce-matin-je-faisais-du-menage-jai-eu.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-3367811002105822232</id><published>2011-09-04T18:42:00.000-04:00</published><updated>2011-09-04T18:42:38.194-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='montréal'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;Il y a deux choses qui se rencontrent dans la cour intérieure bétonnée de mon nouvel immeuble, mais certainement pas beaucoup de soleil &amp; pas beaucoup plus de gens : ce qu'il y a c'est de la musique, plutôt (en ce moment : le gars d'à côté qui fait des vocalises au piano, The Decemberists qui coulent du deuxième étage, &amp; comme un fond de quelque chose qui ressemble à du Annie Villeneuve &amp; qui vient de, je sais pas, cet endroit où vont agoniser les mauvaises power ballads avant de sortir de la mémoire collective), la musique, donc, &amp; la dizaine de vélos qui s'entortillent dans le rack trop petit &amp; s'accrochent aux poutres de l'escalier. Moi j'espionne la seule fille qui utilise le sien tous les jours &amp; je lis du Asimov pour la première fois de ma vie &amp; je laisse les fenêtres ouvertes même quand il pleut &amp; je pense m'acheter un ukulélé pour accompagner le voisin dans ses gammes &amp; je suis contente d'être ici, même toute seule, même sans toi, parce que c'est ça l'automne, le début &amp; la mort de plein de choses en même temps.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-3367811002105822232?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/3367811002105822232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/09/il-y-deux-choses-qui-se-rencontrent.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3367811002105822232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3367811002105822232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/09/il-y-deux-choses-qui-se-rencontrent.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-2657403233408138133</id><published>2011-08-10T13:17:00.007-04:00</published><updated>2011-08-10T14:05:37.922-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partir'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Le mois d'août c'est toujours la même chose, c'est le moment de l'année où j'ai envie de me téléporter dans une nouvelle ville où je ne porterais que des couleurs que je ne porte presque jamais, des jaune moutarde &amp; des verts très verts &amp; des bleu marine dans lesquels je peux pas m'empêcher de m'empêtrer, toujours, &amp; d'appeler bleu &lt;i&gt;marin&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; ce qu'il y a bientôt c'est une nouvelle ville, en septembre, juste à temps pour ma première rentrée scolaire en quatre ans (SEIGNEUR), mais juste avant il y aura la fin de mon contrat (&amp; c'est enthousiasmant, les fins de contrat m'enthousiasment toujours, elles me donnent l'impression de me voir offrir la chance de recommencer de grands pans de ma vie -- alors que non, seulement le chômage qui me dit qu'encore une fois cette année j'ai travaillé trop d'heures en dehors du pays pour pouvoir toucher quoi que ce soit) &amp; il y aura aussi les États-Unis, ça fait longtemps que je suis pas allée aux États-Unis, &amp; j'y ai jamais été avec autant de choses dans le coeur, des choses délicieusement douces &amp; déjà merveilleusement nostalgiques, &amp; ça donne tout une auréole de, je sais pas, quintessence américaine! aux endroits dans lesquels je me projette déjà, y compris l'estie d'auberge sketchy de Brooklyn &amp; les coquerelles qui en ont ou n'en ont pas fait leur demeure.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Sinon, qu'est-ce que je lis en ce moment? Je me relis certainement pas, ça c'est sûr, j'ai des bouts d'histoires qui traînent partout &amp; qui me donnent un peu mal au coeur chaque fois que j'y pense, dont une où j'ai très maladroitement essayé de faire un parallèle entre &lt;i&gt;vie de quartier&lt;/i&gt; &amp; &lt;i&gt;ne pas faire de quartier&lt;/i&gt;, en plus ça parlait d'une bibliothèque, bref, le nombre de choses que j'essaie &amp; que je rate, plus rien peut me tuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais! Pour ce qui est de mes lectures, cet été j'avais l'intention d'engloutir une ou deux (possiblement trois ou quatre) grosses briques indiennes, celles qui comme &lt;i&gt;A Suitable Boy&lt;/i&gt; passent allègrement le cap des mille pages, dans un effort un peu plus constant de lire autre chose que des auteurs blancs/nord-américains/ouest-européens, &amp; aussi parce que comme les bons trois quarts des gens qui voyagent j'aimerais un jour aller en Inde, idéalement après être retournée en Russie pour faire le Transsibérien (&amp; après la Corée du Sud, &amp; la Chine, &amp; peut-être l'Indonésie &amp; sûrement le Brésil, on s'entend que je mourrai pauvre &amp; perdue en terre étrangère). Évidemment, les éléphantesques romans indiens, ça s'est pas fait. J'ai lu de façon éparpillée, une espèce d'histoire des Roms récemment &amp; beaucoup de romans québécois, la brique de Vargas Llosa que la bibliothèque m'a forcé à acheter parce que j'en avais accidentellement gondolé les pages, plein de bonnes choses &amp; quelques mauvaises aussi, forcément. Si je pense à mes lectures je pense à mon été, qui en a été un d'exubérance fébrile &amp; d'angoisses légères (quoique plus lourdes chaque fois que j'ai eu à penser à mon cours de statistiques par correspondance), &amp; probablement ça reflète ma façon de choisir les livres à lire, en renonçant à contenir l'hyperactivité qui me secoue les membres depuis la mi-juin, l'envie de tout faire en même temps, la tentation de s'enrouler avec ferveur dans les moments qui deviendront des souvenirs.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je pense à la tasse bleue dans laquelle je bois du café tous les jours au travail, une seule minuscule petite tasse de café &amp; c'est tout, en fait c'est la seule tasse que j'ose prendre dans l'armoire commune de la cuisinette parce que je traîne l'impression infondée que toutes les autres sont déjà secrètement revendiquées par des collègues d'une ancienneté respectable, je pense à cette tasse &amp; je me dis qu'il est temps de partir. Il y a quelque chose d'insidieux dans la tendresse mal placée, la tendresse inutile qu'on peut avoir pour un objet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il est temps de partir, &amp; de faire des boîtes, &amp; surtout de faire le tri dans toutes les milliers de choses en trop dont j'ai envie de me départir. Cette fois-ci je pars parce que je redoute encore de m'appesantir, &amp; parce que je veux rester légère juste encore un tout petit peu.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-2657403233408138133?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/2657403233408138133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/08/le-mois-daout-cest-toujours-la-meme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2657403233408138133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2657403233408138133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/08/le-mois-daout-cest-toujours-la-meme.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8183554134659158972</id><published>2011-07-13T17:32:00.003-04:00</published><updated>2011-07-13T18:03:11.936-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Je vais à Montréal pour essayer de me trouver un tout petit appartement &amp; je réussis, entre deux stations de métro, à déverser une bouteille d'eau en entier dans mon sac. C'est surtout &lt;i&gt;La guerra del fin del mundo&lt;/i&gt; qui écope, un livre de Mario Vargas Llosa que j'ai l'impression de traîner depuis à peu près un mois (quoique probablement plus une semaine &amp; demie). Quand je l'ouvre aujourd'hui, assise sur une table à pique-nique, entourée de mouches &amp; d'enfants de six ans à qui je viens de passer deux heures à essayer d'apprendre à distinguer &lt;i&gt;circle&lt;/i&gt; de &lt;i&gt;triangle&lt;/i&gt;, les pages en sont encore toutes humides &amp; l'encre mouillé des mots s'accroche au bout de mes doigts.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Tout ces temps-ci est fou fou fou. Parfois je me demande ce que j'essaie encore de faire ici.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8183554134659158972?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8183554134659158972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/07/je-vais-montreal-pour-essayer-de-me.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8183554134659158972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8183554134659158972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/07/je-vais-montreal-pour-essayer-de-me.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-4981327028731119464</id><published>2011-06-07T07:25:00.003-04:00</published><updated>2011-06-07T07:47:15.764-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Lorsque tu te tends au-dessus de mon corps à demi endormi pour atteindre le livre qui somnole sur la table de chevet, toute la surface de ton bras me frôle &amp; le lit tangue comme un bateau &amp; moi, à ce moment exact où ma tête crève la surface du sommeil comme on se hisse hors de flots, moi j'aurais envie de partir en mer avec toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais bien sûr je me rendors, bercée par les choses que je t'imagine lire tout bas, &amp; lorsque je m'éveille à nouveau il est trop tard, la douche a raclé de sur ta peau toutes les odeurs du sommeil &amp; il ne me reste, plutôt que de te parler d'expéditions maritimes &amp; de voyages improvisés, qu'à lécher les gouttes d'eau qui s'accrochent encore à tes clavicules.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu la brillante idée de m'inscrire à un cours de statistiques par correspondance &amp; je passe donc le gros de mes temps libres à ré-apprivoiser ma vieille calculatrice scientifique &amp; les esties de formules de probabilités. Mais hier en marchant vers la bibliothèque je me suis dit que ça sentait l'été, le gazon fraîchement coupé qui a séché au soleil, que dans l'air il y avait ces petits bruits frais, nouveaux, des milliers de sandales qui claquent contre l'asphalte brûlante &amp; le périple presque silencieux des gouttelettes de sueur dans le décolleté, &amp; je me suis dit qu'il me restait encore à acheter une boîte de popsicles, orange fraise raisin même si j'aime pas le raisin, &amp; à les laisser s'égoutter tranquillement au-dessus de mon bloc de papier quadrillé.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-4981327028731119464?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/4981327028731119464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/06/lorsque-tu-te-tends-au-dessus-de-mon.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4981327028731119464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4981327028731119464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/06/lorsque-tu-te-tends-au-dessus-de-mon.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-900954499861188733</id><published>2011-05-20T19:11:00.003-04:00</published><updated>2011-05-20T19:43:54.265-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politicailleries'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Je suis revenue à Québec pour voter dans un foyer de personnes âgées, pour boire du cidre &amp; fumer une seule petite cigarette de désespoir politique avec Céline Galipeau &amp; Porcelaine, pour laisser René-Chat venir ronronner contre mon ventre vers les quatre heures vingt-deux du matin. Pour revoir Juillet, aussi, aller prendre une bière avec lui &amp; me rendre compte que ce dont je m'ennuie le plus chez lui, vraiment, c'est le chat de sa coloc. Pour passer des après-midi de temps maussade à lire près des fenêtres &amp; me laisser embaumer par Porcelaine &amp; sa guitare qui chantent les plus douces des chansons de PJ Harvey. Pour recevoir des tonnes &amp; des tonnes de bonnes nouvelles, des admissions à la maîtrise &amp; des bourses d'études &amp; Montréal à l'automne ; pour les dix exemplaires de mon joli livre vert, reçus un jeudi par la poste ; pour les trois tasses de café noir chaque matin &amp; les cahiers qui se remplissent de mots &amp; le sourire des préposés au comptoir des réservations de la bibliothèque &amp; les rues rutilantes d'humidité dans l'après-pluie &amp; l'impression, encore la même, de glisser précautionneusement vers l'été qui vient, en ayant toujours un peu peur d'échapper toutes les bonnes choses qui m'encombrent les bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi ma personne préférée au monde qui arrive à l'aéroport de Québec, dimanche Baloi que j'ai pas vue depuis janvier, &amp; demain ma face dans Le Devoir, cibole.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-900954499861188733?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/900954499861188733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/05/je-suis-revenue-quebec-pour-voter-dans.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/900954499861188733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/900954499861188733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/05/je-suis-revenue-quebec-pour-voter-dans.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-3764248647042486804</id><published>2011-05-01T03:12:00.006-04:00</published><updated>2011-05-01T04:11:02.274-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partir'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Dans l'avion je lis Roberto Bolaño en écoutant Boards of Canada. Sinon je fais de longues listes de choses à faire une fois revenue à Québec &amp; je bois le plus lentement possible la demi-tasse de café noir qui refroidit sur ma tablette. J'ai huit taches d'encre sur les doigts, huit exactement, parce que j'ai oublié que les stylos que je préfère sont aussi ceux qui m'éclatent dans les mains en plein vol.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Mercredi matin je prenais le train pour Paris, alors je me suis levée très tôt &amp; j'ai regardé Toulouse. J'y ai vu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des filles qui font du vélo en jupe courte &amp; qui pédalent en serrant les genoux pour ne pas qu'on aperçoive leurs sous-vêtements. (Souvent ça ne marche pas.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des milliers &amp; des milliers de crottes de chien sur les trottoirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les façades orangées des édifices, de cet orange qui tire sur le saumon &amp; que tout le monde s'obstine à appeler &lt;i&gt;rose&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La petite Garonne, gorgée par les pluies de la dernière fin de semaine, où les bouteilles de bière vides des lycéens &amp; les vélos endommagés vont mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les livres que je n'aurai pas lus à la Médiathèque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute l'angoisse, légère mais dévorante, que j'ai traînée à mon bureau de travail, que j'ai dissimulée sous mes papiers, enfoncée dans mes poches, glissée sous ma langue, mais qui s'est tout de même accroché à la peau de mes doigts, aux touches de mon clavier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le matelas à demi défoncé de ma chambre, les grandes portes-fenêtres d'où j'ai bu toute la lumière possible &amp; imaginable, le cadre de la porte où tu t'es penché vers moi, les mains enveloppantes &amp; la voix chaude, pour effleurer mes joues de tes longs cils &amp; rire contre mes lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Au travail j'ai dit que j'étais venue pour le travail, aux douanes la même chose, même à mon éditrice &amp; à mon directeur littéraire j'ai marmonné &lt;i&gt;ouin la France, Toulouse, c'est pour un contrat&lt;/i&gt;, mais toi &amp; moi on sait que ça a toujours été pour toi, &amp; pour moi, &amp; pas particulièrement pour le travail ; &amp; moi je sais déjà que dans ma vie, toujours, toutes les choses grandes ou difficiles ou terrifiantes que je ferai seront faites pour des raisons trop compliquées à expliquer, ou trop simples, trop mielleuses à avouer.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Maintenant je reviens à Québec vivre avec Porcelaine &amp; René-Chat, &amp; j'attendrai même pas la fin de Bolaño pour inonder le Réseau des bibliothèques de Québec des dix-huit réservations auxquelles je rêve depuis février.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-3764248647042486804?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/3764248647042486804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/05/dans-lavion-je-lis-roberto-bolano-en.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3764248647042486804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3764248647042486804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/05/dans-lavion-je-lis-roberto-bolano-en.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-595874291176449432</id><published>2011-04-14T08:45:00.001-04:00</published><updated>2011-04-14T08:47:29.993-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gasteiz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partir'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;À Toulouse je marche tous les matins pour me rendre au travail. La plupart du temps, ça veut dire que je passe une demi-heure à sacrer contre les caves qui stationnent leur auto au beau milieu des trottoirs. J'emprunte tout un dédale de petites rues qui longent le chemin de fer, puis le canal, puis un grand bout de rien, &amp; dehors il fait beau, des vingt degrés celsius qui enveloppent les journées de bonne chaleur insouciante, la chaleur encore un peu fraîche des meilleures journées de printemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Russie je faisais des listes de chansons à ne pas écouter quand on s'ennuie de chez soi : &lt;i&gt;Via Chicago&lt;/i&gt; de Wilco, Simon &amp; Garfunkel &amp; &lt;i&gt;Homeward Bound&lt;/i&gt;, Woody Guthrie qui se plaint que &lt;i&gt;I Ain't Got No Home&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Pérou je jouais toute la journée dans l'argile froide pour faire d'immenses têtes de marionnettes, &amp; tout ce que j'écoutais c'était Buena Vista Social Club, toujours, parce que c'est la seule chose que je pouvais faire jouer dans l'atelier sans qu'il y ait des exclamations de &lt;i&gt;puééé que esa gringita no sabe nada de música&lt;/i&gt; qui fusent de partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Pays Basque je pense que ça intéresse personne, parce que c’était du ska en euskera qui me rappelait mes quatorze ans &amp; les livres que je dissimulais à moitié sous mon pupitre pour lire pendant les cours d’histoire &amp; la première bière bue au complet dans le fin fond d’un camp de chasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier j’ai passé l’après-midi à écouter Leonard Cohen, surtout &lt;i&gt;Sisters of Mercy&lt;/i&gt; parce que &lt;i&gt;&amp; they brought me their comfort &amp; later they brought me this song&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’essaie d’apprendre, mais il y a des jours où c'est plus difficile.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-595874291176449432?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/595874291176449432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/04/toulouse-je-marche-tous-les-matins-pour.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/595874291176449432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/595874291176449432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/04/toulouse-je-marche-tous-les-matins-pour.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7284655180324574559</id><published>2011-04-13T05:16:00.003-04:00</published><updated>2011-04-13T05:23:07.706-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Hier je me suis rappelée de Luz, petite chose rachitique &amp; autoritaire qui m’aura forcée, pendant deux semestres d’affilée, à décortiquer de longues phrases en espagnol, à les triturer jusqu’à les réduire à leurs plus simples éléments, sintagma nominal verbal ou je sais plus quoi d’autre. Estie. J’ai tout oublié de mes cours de grammaire espagnole, sauf Luz. &amp; peut-être une coupelle de verbes irréguliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier je me suis rappelée de Luz qui entrait toujours dans la classe en faisant claquer ses talons sur les vieux planchers usés, de très belles bottes qu’elle préservait de la neige &amp;  du sel &amp; de l’hiver mais j’ai aucune idée comment, moi je devais traîner à peu près deux pouces de calcaire incrusté dans le cuir des miennes, Luz entrait dans la classe &amp; elle était toujours la même, le visage dur, le corps sec, rien chez elle qui puisse trahir même un tout petit morceau de chaleur. Elle avait un prénom de lumière, mais pas grand-chose d’autre de ce côté-là. Des taches de rousseur éparpillées sur son petit visage fermé, des cheveux noirs, des robes qui flottaient sur elle, s’accrochaient à ses clavicules, de très jolies mains aux longs doigts qui désignaient toujours subitement, irrévocablement, &lt;i&gt;joven, le toca!&lt;/i&gt;, c’est votre tour, au tableau, qu’est-ce que vous attendez pour m’entretenir de syntagmes verbaux?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luz avait trente-deux ans mais les méthodes pédagogiques des bonnes sœurs qui passaient leur temps à tirer les oreilles de ma mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luz (que je n’ai jamais appelée &lt;i&gt;Luz&lt;/i&gt;, que j’aurais jamais osé, devant qui je passais de trop longues secondes à hésiter entre &lt;i&gt;señora&lt;/i&gt; &amp; &lt;i&gt;señorita&lt;/i&gt;), Luz c’est la première personne que j’ai rencontrée qui faisait aussi peu d’effort pour être agréable. L’apprécier demandait un effort de volonté extraordinaire &amp; ça, juste ça, ça forçait une certaine admiration involontaire, un élan mal placé d’enthousiasme pour une personne qui, vraiment, honnêtement, s’en câlissait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors hier j’ai repensé à Luz, petite chose rachitique &amp; autoritaire qui m’a simultanément terrorisée &amp; fascinée pendant huit mois, &amp; je me suis dit que peut-être ça la fâcherait, savoir que je garde un bon souvenir d’elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aurait une histoire à raconter sur Luz, mais je sais pas trop laquelle.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci ma vie est déboussolante &amp; décousue. Mon contrat se termine demain &amp; je quitte Toulouse dans deux semaines &amp; je retourne à Québec juste un tout petit peu après. Je traîne des chagrins insidieux auxquels j'ai pas envie d'accorder trop d'attention. J'écoute seulement des chansons qui ne disent rien.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7284655180324574559?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7284655180324574559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/04/hier-je-me-suis-rappelee-de-luz-petite.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7284655180324574559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7284655180324574559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/04/hier-je-me-suis-rappelee-de-luz-petite.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-5740659903069090712</id><published>2011-03-22T05:24:00.005-04:00</published><updated>2011-03-23T04:59:11.661-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='films'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partir'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière j'ai vu un film que je recommanderais à personne, un film lent &amp; interminable qui m'a fait réaliser à quel point ça doit être une aventure incroyablement frustrante que d'apprendre le farsi. Bref. La seule bonne chose du film, la seule chose que j'ai aimée, celle qui m'a fait croire au tout début début que peut-être il y aurait, à défaut d'une intrigue palpitante ou de grandes émotions crève-coeur, quelque chose comme une poésie tranquille, délicate, posée dans ce film, la seule que j'ai aimée c'est une scène où une voiture passe entre les énormes rouleaux-éponges d'un lave-auto &amp; que deux personnes, des silhouettes floues barricadées à l'intérieur de la voiture comme dans un cocon, écoutent une espèce de musique lancinante qui pourrait ressembler à du raï mais qui l'est probablement pas, je sais pas. Re-bref. Ça m'a rappelé mon père, qui m'amenait au lave-auto quand j'étais petite, toujours à la fin des longs dimanches d'été, &amp; qui me faisait écouter du Cat Stevens par-dessus tous les grondements &amp; les vrombissements des jets d'eau, &amp; comment j'aimais tellement, tellement regarder les gouttes zigzaguer violemment sur la surface des fenêtres en chantant &lt;i&gt;oh very young&lt;/i&gt; avec un accent maladroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre chose que j'aime : me retrouver avec une quantité ridiculement petite de monnaie étrangère, genre cent vingt-sept roubles, genre sept livres &amp; vingt-cinq, juste assez peu d'argent pour que ça vaille plus la peine de passer au bureau de change ; m'y résigner joyeusement &amp; tout dépenser en bonbons trop chers dans les magasins de l'aéroport, juste après avoir passé la sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-5740659903069090712?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/5740659903069090712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/03/la-semaine-derniere-jai-vu-un-film-que.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5740659903069090712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5740659903069090712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/03/la-semaine-derniere-jai-vu-un-film-que.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-869710586202663738</id><published>2011-03-18T07:02:00.002-04:00</published><updated>2011-03-18T07:09:02.438-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;...aaah, je dois être à l'aéroport dans pas très longtemps, mais! J'ai reçu tout plein de courriels cette nuit &amp; vraiment je sais pas ce qui s'est passé pour que l'accès au blog soit restreint -- mais je crois que maintenant c'est réglé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je croise les doigts &amp; je retourne squeezer mon shampooing dans un minuscule petit contenant de moins de 100 millilitres.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-869710586202663738?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/869710586202663738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/03/blog-post.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/869710586202663738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/869710586202663738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/03/blog-post.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-5645068324781792490</id><published>2011-03-17T05:45:00.004-04:00</published><updated>2011-03-17T06:28:51.682-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partir'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Vendredi dernier, c'était la journée où je suis arrivée chez moi, très tôt le matin, pour me rendre compte que dans la cuisine ça sentait le poisson &amp; que la moitié de la vaisselle était pas faite &amp; que la moitié qui était faite était mal lavée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était aussi la journée où j'avais trois heures pour repasser derrière les dernières corrections du manuscrit, pour essayer d'expliquer au réviseur linguistique pourquoi je veux pas de huit virgules pour encadrer quatre compléments circonstanciels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais seulement trois heures parce qu'à 10h30 je devais prendre le train pour Montpellier, un aller-retour en une journée pour une toute petite chose désagréable mais importante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le train j'ai fini un recueil de nouvelles de Banana Yoshimoto &amp;, pendant une centaine de pages, je me suis sentie toute seule dans le wagon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite j'ai vu qu'à côté il y avait des légionnaires, des vrais légionnaires de la Légion étrangère!, un Roumain &amp; un Bosniaque &amp; un Congolais à casquette blanche, carrée, très XIXe siècle, qui allaient à Nîmes &amp; qui ne parlaient pas très bien français, qui mirent de longues minutes pénibles à négocier leurs billets de train au contrôleur. Devant il y avait des vieilles dames qui s'indignaient au-dessus d'un article de journal, quelque chose sur le fait que le FMI aurait approuvé l'essor du secteur privé en Lybie vers la mi-février. Je me suis dit &lt;i&gt;comme si on avait besoin d'une autre preuve que le FMI c'est de la marde&lt;/i&gt; &amp; j'ai passé le reste du trajet à espionner distraitement la conversation insipide mais joyeuse d'une mère &amp; de sa fille qui, derrière moi, parlaient du coiffeur qu'elles verraient toutes les deux à Montpellier, une à la suite de l'autre, &amp; de la couleur que leurs cheveux prendraient, &amp; si ça ferait plutôt ressortir le vert ou le marron de leurs yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Montpellier il y a cinq flots de douze ans qui m'ont filée pendant quarante-cinq minutes dans les petites rues du centre jusqu'à ce que, excédée, je me retourne pour leur dire que &lt;i&gt;okay, vous me gossez, décâlissez&lt;/i&gt;. Ça a marché, je sais pas pourquoi. Peut-être qu'ils pensaient que je parlais un argot plus avancé que le leur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le train du retour il y avait une fille qui fredonnait &lt;i&gt;House of the Rising Sun&lt;/i&gt;. Elle était juste derrière moi &amp; la première fois j'ai trouvé ça beau, la première fois je trouvais ça poétique &amp; joli &amp; parfait, mais après la quarante-sixième fois j'avais envie de la frapper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi dernier je me suis traînée de la gare jusque chez moi en repensant à toutes les virgules du manuscrit qui ponctuaient mes phrases de travers, qui hachait le rythme en tout petits morceaux indigestes, mais qui valaient probablement pas toutes les angoisses que je tissais depuis le matin, de la gorge jusque dans le creux du ventre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ça c'était vendredi dernier &amp; ce vendredi, vendredi qui est demain, ce vendredi je prends l'avion &amp; je vais à Londres &amp; je suis jamais allée à Londres. &amp; j'ai hâte. &amp; j'achèterai sûrement au moins un truc kitsch à l'effigie de Kate &amp; William, parce que comme ma grand-mère m'a répété trois fois au téléphone la semaine dernière, &lt;i&gt;une roturière dans la famille royale, it's quite the revolution&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-5645068324781792490?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/5645068324781792490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/03/vendredi-dernier-cetait-la-journee-ou.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5645068324781792490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5645068324781792490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/03/vendredi-dernier-cetait-la-journee-ou.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7091092914491376623</id><published>2011-03-07T08:39:00.006-05:00</published><updated>2011-03-07T08:48:33.413-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Il fait quinze degrés celsius &amp;amp; j'ai une nouvelle chanson préférée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src="http://www.youtube.com/embed/GxhaRgJUMl8?fs=1" allowfullscreen="" frameborder="0" height="295" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Sinon j'ai eu une fin de semaine de cathédrales &amp;amp; d'amour, de mauvais films d'horreur à la télé, de la première crème glacée mangée dehors au soleil, de voyages en train &amp;amp; de livres dévorés en regardant distraitement le paysage couler par la fenêtre, de champagne le vendredi soir &amp;amp; de thé noir au citron le dimanche après-midi &amp;amp; de café instantané le reste du temps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&amp;amp; il y aurait beaucoup de choses à en dire, mais pas aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7091092914491376623?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7091092914491376623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/03/il-fait-quinze-degres-celsius-jai-une.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7091092914491376623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7091092914491376623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/03/il-fait-quinze-degres-celsius-jai-une.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/GxhaRgJUMl8/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-39001695293107759</id><published>2011-02-27T10:51:00.002-05:00</published><updated>2011-02-27T10:54:57.010-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Le problème avec un site comme &lt;a href="http://goodreads.com"&gt;goodreads&lt;/a&gt;, c'est que ça fait naître en moi l'envie impossible d'établir une bonne fois pour toutes la liste de tous les livres que j'ai lus dans ma vie, une liste parfaite &amp; exhaustive qui recenserait toutes les pensées &amp; tous les sentiments que j'ai eus pendant ou avant ou après mes lectures, tout ce qui a pu me passer par la tête entre deux paragraphes, toutes les choses que j'aurais désespérément voulu avoir écrites, tout ce que tous les livres que j'ai lus m'ont jamais donné envie de devenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. C'est obsédant, mais c'est quand même mieux que les cahiers à papier quadrillé que je passe mon temps à perdre, à malmener &amp;/ou à imprégner de ronds de café tiède.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Ce matin il était sept heures &amp; j'étais allongée sur le lit &amp; je regardais le ciel &amp; je me sentais, plutôt qu'heureuse ou paisible ou amoureuse ou toutes ces autres choses que j'ai l'habitude de décrire, je me sentais surtout isolée. C'est aussi ça, Toulouse : une ville où je n'ai pas d'amis.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Mes colocataires anglais boivent de la chicorée, préparent du boeuf stroganoff ou du canard à l'orange les soirs où ils n'ont rien de mieux à faire, rient à gorge déployée tous les matins dans la cuisine, s'aiment beaucoup &amp; ne font jamais, jamais la vaisselle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas assez de rues à Toulouse pour les milliers &amp; les milliers de héros de la Résistance que la ville, que la France au grand complet a vraisemblablement envie de célébrer. &amp; quand c'est pas les rues qui commémorent leur nom, ce sont les documentaires à la télé le dimanche soir, ou l'ouverture d'un énième minuscule petit musée de la Résistance dans une ville de quatre mille trois cents habitants, ou un concours d'art oratoire pour jeunes lycéens à l'horaire surchargé. C'est l'obsession nationale. Je m'y habituerai jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque fois que je prends le métro à St-Agne, juste à côté de la plus petite gare de la ville, je sais qu'il y aura toujours un bout de musique ridiculement drôle pour me remonter le moral -- une chanson de reggaeton que j'ai pas entendue depuis les quatre mois au Pérou, un &lt;i&gt;Time of My Life&lt;/i&gt; tellement remixé qu'il tire sur le trance, &amp;, une très mémorable fois où je me suis pincée tellement j'y croyais pas, la version russe botchée de &lt;i&gt;Belle&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quand je suis loin de St-Agne &amp; que la tranquillité des dimanches me serre les tempes, je m'allonge dans les carrés de soleil que la fenêtre dessine sur mon lit pour regarder la première saison de &lt;i&gt;Six Feet Under&lt;/i&gt; huit ans après tout le monde, manger de la compote de pommes, écrire des cartes postales, retourner au café instantané &amp; lire des briques arides de cinq cents pages sur le terrorisme international.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-39001695293107759?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/39001695293107759/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/le-probleme-avec-un-site-comme_27.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/39001695293107759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/39001695293107759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/le-probleme-avec-un-site-comme_27.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-5034219331206419193</id><published>2011-02-16T07:58:00.003-05:00</published><updated>2011-02-16T08:08:26.616-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Chaque matin depuis que je suis à Toulouse je me lève &amp; je fais du thé à la menthe &amp; je pose la tasse sur le coin de mon très petit pupitre &amp; j'écris de trop longues phrases à l'encre noire dans un cahier. Quand je le referme c'est pour aller au travail, où chaque fois en entrant dans le local je me dis, &lt;i&gt;à go je suis une employée modèle!&lt;/i&gt; À deux heures &amp; six de l'après-midi, j'ai toujours besoin de beaucoup de chocolat pour m'en rappeler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent je me demande si Chekhov était un bon médecin.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;(Je me relis &amp; j'ai l'impression d'être en train de me comparer à Chekhov. C'est pas ça. C'est juste que je me demande si j'aurai un jour une job qui me donne pas envie de toujours un peu botcher la job. Une job à laquelle je finirai pas toujours par voler de petits bouts de temps pour écrire des phrases croches dans des marges de documents qui parlent d'économie sociale &amp; de pépinières d'entreprises en France.)&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-5034219331206419193?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/5034219331206419193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/chaque-matin-depuis-que-je-suis.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5034219331206419193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5034219331206419193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/chaque-matin-depuis-que-je-suis.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-6913863276002007749</id><published>2011-02-15T14:25:00.008-05:00</published><updated>2011-02-15T15:09:16.546-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='films'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Hier c'était un lundi gris &amp; pluvieux &amp; froid &amp; morose, une journée pour sacrer en pleine rue contre les trous dans mes bottes (la seule constante dans ma vie : j'use toutes mes bottes jusqu'à la corde en moins de quatre mois sans jamais comprendre comment, c'en est presque un talent), une journée pour m'allonger à plat ventre sur mon lit &amp; lire une grosse brique victorienne, Trollope ou Dickens ou Wilkie Collins, faire du thé en essayant de me convaincre que j'ai pas vraiment envie de café, hier c'était une journée pour faire semblant que c'est dimanche &amp; que la vraie de vraie vie sérieuse peut attendre à demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement ç'a été autre chose, une journée de fleurs rouges pour moi qui sait jamais quoi faire avec les fleurs, couper les tiges en biseau et les faire tenir en équilibre dans un récipient toujours trop trapu, regarder les fleurs partir dans toutes les directions, s'affaler en éventail, les retenir d'une main maladroite, &lt;i&gt;sont ben belles!&lt;/i&gt; ; une journée de pizza sur la rue du Taur, à se rendre compte en payant que du plafond il y a des angelots dodus, dodus &amp; horriblement laids, qui nous regardent compter notre petit change depuis leur grappe de nuages peints sur un coin de ciel trop bleu ; une journée à boire de la bière dans des bottes irrémédiablement trouées, il y a des choses qui s'arrangent pas, à te battre au pool &amp; à regarder &lt;i&gt;La peau douce&lt;/i&gt; en me disant que Truffaut, le nom &lt;i&gt;Truffaut&lt;/i&gt;, ça me fait quand même toujours penser aux cochons qui reniflent le sol pour y trouver des champignons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui je lis Doris Lessing &amp; j'écoute PJ Harvey &amp; j'y trouve la même chose, la même envie moi aussi de dire les choses comme elles méritent d'être dites, même quand c'est brusque, même quand c'est dur, même quand ça fait plaisir à personne.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;La chose que je trouve difficile, parfois, c'est de vouloir être toute seule, avoir désespérément, incorrigiblement besoin d'être toute seule, isolée même des gens que j'aime le plus -- &amp; puis me rendre compte, aussitôt que ça m'arrive, que peut-être pas tant que ça.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-6913863276002007749?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/6913863276002007749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/hier-cetait-un-lundi-gris-pluvieux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6913863276002007749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6913863276002007749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/hier-cetait-un-lundi-gris-pluvieux.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8434953452804905432</id><published>2011-02-08T08:12:00.004-05:00</published><updated>2011-02-10T11:13:03.204-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Secret : quand on lit ensemble, j'ai pas vraiment envie de lire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait des mois &amp; des mois que je passerais des heures &amp; des heures à rien faire avec toi. Ça me déconcerte. J'ai aimé des gens avant, j'ai aimé beaucoup de gens avant, je suis presque triste d'avoir aimé autant de gens avant toi, mais jamais j'en ai été aussi ralentie, aussi bouleversée &amp; chamboulée &amp; adoucie, apaisée, amadouée. J'ai juste de mauvaises métaphores pour en parler, des choses comme 'rentrer au port', des choses qui parlent de moi comme si j'étais un grand bateau à voile perdu en mer, c'est ridicule, un peu plus &amp; je deviens quoi, une baleine échouée? C'est difficile de rendre justice aux jolies choses &amp; c'est difficile de parler d'amour sans tomber dans le convenu, sans se perdre dans des mots tellement usés qu'ils restent figés sur le papier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est difficile pour moi, &amp; ça c'est à la fois grisant &amp; horriblement terrifiant, de trouver ma vie intéressante si t'es pas là pour m'écouter te la raconter.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Dans un autre ordre d'idée : c'est sidérant le nombre de gens qui arrivent ici en tapant 'grosse laide' dans leur engin de recherche. (Merci, ça me fait plaisir.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; aussi, juste pour pas finir sur une note aussi désolante pour mon estime de moi : plus il fait chaud dehors &amp; plus je deviens frileuse. À Toulouse il fait dix-sept degrés aujourd'hui mais j'ai de grands frissons qui me caressent les avant-bras ; ma soeur me dit &lt;i&gt;c'est un retour de balance, tsé, pour être pognée dans le sud de la France en plein mois de février.&lt;/i&gt; Elle me dit &lt;i&gt;arrête de chialer&lt;/i&gt;, &amp; moi je m'ennuie d'elle comme c'est pas possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; aussi aussi : aujourd'hui j'ai appris que dans trois mois &amp; deux jours, dans juste un peu plus que trois petits mois, j'ai un livre qui sera disponible en librairie.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8434953452804905432?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8434953452804905432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/secret-quand-on-lit-ensemble-jai-pas.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8434953452804905432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8434953452804905432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/secret-quand-on-lit-ensemble-jai-pas.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-5900248390820696761</id><published>2011-02-08T04:02:00.005-05:00</published><updated>2011-02-08T05:27:17.769-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas comment c'est arrivé mais je suis passée de hier soir, étendue dans mon lit à reconnaître dans le ciel la ceinture d'Orion, à ce matin, la tasse de thé à la menthe sur le coin du pupitre &amp; le stylo &amp; le carnet &amp; la pénombre de ma chambre, la rue qui s'éveille tout doucement en bas, je suis passée de hier soir à ce matin à juste tout à l'heure, heureuse de prendre le métro &amp; de grimper avec une énergie sûrement un peu inutile les marches de l'escalier roulant, avaler le trottoir avec l'envie de me rouler dans l'air ensoleillé, je sais pas comment mais je suis passée de tout ça à là, maintenant, à me rendre compte que ma propriétaire est complètement, parfaitement, fondamentalement folle. &amp; que mes problèmes, ce à quoi je pense pour l'instant comme à &lt;i&gt;des problèmes&lt;/i&gt;, sont seulement le tout début de quelque chose qui me fera une contrariété pénible dans la gorge. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine qu'on peut pas tout avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant je vais continuer à travailler, sur les choses qui me rapportent des sous &amp; sur celles qui m'en donneront jamais, à lire &lt;i&gt;Mémoires d'Hadrien&lt;/i&gt; &amp; à me plonger la tête dans ses longues phrases lentes &amp; contemplatives, à me dire que &lt;i&gt;y'en aura pas de facile&lt;/i&gt; mais qu'au moins, au pire des pires, ça me fera de drôles d'anecdotes à raconter plus tard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(C'est toujours la même consolation, non? Il t'arrive des dégueulasseries, mais au moins ça te fera quelque chose à décrire après, un quelque chose sur lequel broder des dizaines &amp; des dizaines d'histoires.)&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-5900248390820696761?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/5900248390820696761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/je-sais-pas-comment-cest-arrive-mais-je.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5900248390820696761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5900248390820696761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/je-sais-pas-comment-cest-arrive-mais-je.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-5415664421874414555</id><published>2011-02-07T04:29:00.008-05:00</published><updated>2011-02-07T09:22:08.822-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Dans ma chambre il y a une grande porte-fenêtre qui donne sur un début de balcon, un demi ou un tiers ou un tout petit quart de balcon dans lequel tremper ses orteils. Quand je rentre du travail il fait quinze degrés &amp; j'ouvre toutes grandes les portes malgré le bruit de l'heure de pointe &amp; des klaxons six étages plus bas ; quand je me couche je me tortille sur le matelas pour voir un grand pan de ciel et trois étoiles pâles, très pâles dans la nuit éclairée de la ville ; quand je m'éveille il y a deux moineaux qui chantonnent sur la balustrade en fer forgé. Souvent mes deux colocs british sont déjà en train de parler trop fort au-dessus de leur Twinning's English Breakfast Tea, souvent j'aimerais me rendormir mais je peux pas, mais je me dis cibole, y'a des choses pires que ça dans la vie.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;À Bordeaux la Garonne est plus large qu'à Toulouse, &amp; &lt;i&gt;avec la brume on pourrait presque dire qu'on commence à pas voir l'autre rive&lt;/i&gt;, qu'il me dit en riant. Le long du fleuve il y a les lignes pures des boulevards &amp; des bâtiments, des milliers de lignes droites qui étourdissent un peu à force de ne jamais se terminer, &amp; moi je pense à Pétersbourg &amp; au Palais d'Hiver couleur menthe &amp; à la rue Rossi, la rue aux dimensions parfaites. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous marchons lentement, mes doigts froids dans sa paume &amp; la Garonne accrochée au coin de l'oeil, &amp; il me dit &lt;i&gt;l'année passée je devais aller à Malmö &amp; finalement ç'a pas marché &amp; finalement je suis allé à Moscou&lt;/i&gt;. &amp; je me rappelle Malmö, Malmö qui se prononce Mal-meuh, &amp; je me rappelle le hostel un peu excentré où j'avais dû entrer par effraction, un vingt-sept décembre noir &amp; froid froid froid, parce que la porte était verrouillée &amp; qu'on m'avait donné le mauvais code, je m'étais glissée par une fenêtre après avoir laissé mon gros sac à dos dans la neige mouillé &amp; sur le coup ça m'avait même pas fâchée, j'avais surtout regretté de ne pas avoir personne avec qui partager tout de suite mon triomphe. J'essaie de l'imaginer dans Malmö, dans ce que je me souviens de la ville, une tuque de laine enfoncée sur la tête &amp; toujours ses très longs cils qui caressent des dizaines de taches de rousseur, &amp; je peux pas. Je pense, les choses tiennent à pas grand-chose ; je pense à Marie-Jo Thério qui chante &lt;i&gt;j'me réveille j'pensais j'aurais pu être du plastique dans une dump au New Jersey&lt;/i&gt;. Je me dis que tout est précaire &amp; précieux &amp; ça me rend toutes sortes de choses, je sais pas, ça me rend reconnaissante &amp; craintive &amp; heureuse &amp; téméraire &amp; amoureuse.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-5415664421874414555?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/5415664421874414555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/dans-ma-chambre-il-y-une-grande-porte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5415664421874414555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5415664421874414555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/dans-ma-chambre-il-y-une-grande-porte.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8688796269863477978</id><published>2011-02-02T07:14:00.004-05:00</published><updated>2011-02-03T10:43:13.998-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='films'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Il m'arrive des choses grandes &amp; dures &amp; vraies. Mais comme chaque fois que j'ai mal à la tête de tant vouloir être honnête, la seule chose dont j'ai envie c'est de lire des livres &amp; de parler de livres &amp; de faire des listes de livres, des livres dans lesquels il fait bon se creuser une tanière où vivre un moment, un espace douillet où tout est déjà écrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis mon premier Bolaño &amp; quand je tourne la dernière page, quand j'arrive à la dernière phrase, quand je laisse rouler le dernier R dans ma tête, j'ai l'impression d'arriver à une époque charnière de ma vie. (Un peu plus &amp; je m'exclame théâtralement, le dos de la main rejetée contre le front, &lt;i&gt;Bob, Bob, where have you been all my life?&lt;/i&gt; Sauf que non.) Il y a le Chili &amp; il y a des poètes qui ne font que lire lire lire &amp; écrire écrire écrire &amp; il y a des violences tordues dans les marges des pages &amp; il y a toutes sortes de quêtes &amp; de la poésie écrite dans le ciel &amp; des mouvements littéraires inventés &amp; des crimes que personne ne nomme. Bref. C'est bon à s'en pitcher dans les murs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis des choses moins transcendantes. Par exemple : une histoire de la géométrie où l'auteur passe plus de temps à faire des jokes plates sur ses fils (?) qu'à parler de la théorie des cordes. Mais le reste du temps je lis de bonnes choses. Je lis Anaïs Nin, aussi pour la première fois ; je lis un roman sur la guerre du Biafra qui s'étale, merveilleusement tentaculaire, dans tous les dédales possibles. Je vais à la Médiathèque &amp; je m'accapare tout ce qu'il y a de bon dans les rayons, je m'accroupis pour mieux lire les titres sur les tablettes qui rasent le sol. Je lisse mes doigts contre le dos des livres. L'anticipation de ceux qui restent à lire, le plaisir difficile de choisir soigneusement, presque péniblement, ceux à emprunter. Il y a quelque chose de précieux là-dedans, quelque chose de cérémonial qui me rend heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois j'ai l'impression qu'en lisant je vis plus immédiatement, que les choses me parviennent sans les espèces de décélérations du quotidien, les moments de vide &amp; d'ennui, d'attente, les poches de rien du tout. Parfois c'est le contraire, parfois je me dis que je m'englue dans des moments qui ne seront jamais à moi. Ces jours-ci je suis surtout heureuse de pouvoir lire sur des gens à qui j'aurai jamais besoin d'expliquer qui je suis ou d'où je viens ou qu'est-ce que je viens faire, moi, à vingt-cinq ans, dans une ville &amp; un bureau &amp; un appartement où je fais juste passer en coup de vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; la plupart du temps je sais pas, mais je lis quand même.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;L'humidité de l'hiver se glisse sous les semelles minces de mes bottes &amp; passe la journée à me chatouiller les pieds. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'heure du midi mes collègues de travail parlent d'homéopathie avec tout le sérieux du monde &amp; moi je pense à Porcelaine, qui alignerait des &lt;i&gt;tabarnarque de granos&lt;/i&gt; dans sa tête en essayant de ne pas s'étouffer avec son sandwich. (Ils se servent aussi de &lt;i&gt;Cent ans de solitude&lt;/i&gt; &amp; &lt;i&gt;1984&lt;/i&gt; pour s'attaquer à la sur-conceptualisation dont est affligé notre pauvre monde, aussi, mais ça c'est une autre histoire.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je vais à la petite épicerie froide en dessous de chez moi, la seule ouverte un dimanche, je vois que la minuscule caissière asiatique, emmitouflée derrière son comptoir, parle joyeusement sur skype.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir je mange de grands bols de soupe chaude en regardant des films, toutes sortes de films -- &lt;i&gt;La Belle &amp; la Bête&lt;/i&gt; de Cocteau, les films de Kubrick que j'avais jamais vus, &lt;i&gt;2001 : A Space Odyssey&lt;/i&gt; &amp; &lt;i&gt;Barry Lyndon&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Name of the Rose&lt;/i&gt; pour me rendre compte que Sean Connery a arrêté de vieillir il y a vingt-cinq ans. Ou bien je fais toutes les choses que je prends jamais la peine de faire à Québec, je vais à tout ce à quoi je peux aller, le festival de films coréens, la projection de documentaires polonais, une pièce en russe d'une troupe de théâtre lettone qui me fait pleurer dans le noir de la salle, les journées gratuites des musées &amp; les expositions photo à la Médiathèque, les conférences grand public sur l'histoire de la médecine chinoise. Avec toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois je me demande quand je serai rassasiée, quand j'aurai la certitude tranquille d'en avoir vécu assez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; parfois je reste assise devant la fenêtre de ma chambre, avec l'impression splendide que ma vie bouge &amp; bouge &amp; bouge.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8688796269863477978?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8688796269863477978/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/il-marrive-des-choses-grandes-dures.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8688796269863477978'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8688796269863477978'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/02/il-marrive-des-choses-grandes-dures.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-6172694336507666395</id><published>2011-01-18T08:09:00.004-05:00</published><updated>2011-01-19T10:26:50.777-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='toulouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;À Toulouse l'hiver est surtout humide. Le matin je m'éveille &amp; depuis mon coin du lit je vois que la fenêtre est enduite d'une buée chaude dans laquelle j'aurais envie de tremper un doigt pour te dessiner des volées d'oiseaux, me raconter une histoire, éclaircir un bout de paysage. À travers la dentelle de condensation je peux voir le rouge des tuiles qui ondulent sur les toits en pente, aussi le bleu qui se déroule au-dessus ; ce sont des couleurs à réchauffer le coeur. &amp; puis sinon, il y a toi.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Ça fait six jours que je bois pas plus qu'une seule minuscule petite tasse de café noir par jour. Je sais pas comment je fais.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;À l'endroit où je travaille il y a une cuisinette avec seize saveurs différentes de thé, j'ai compté, &amp; un poster géant qui recense les plantes médicinales de la région. La première journée je suis arrivée cinq minutes en retard, complètement paniquée, pour me rendre compte que j'étais là avant tout le monde &amp; que le bâtiment était encore verrouillé. Pour m'y rendre je remonte toute une série de rues dont je ne connais pas encore les noms mais que j'identifie autrement -- celle où les Maghrébins sifflent &lt;i&gt;gazelle gazelle gazelle!&lt;/i&gt;, celle où un gros chat noir obèse essaie désespérément de se faufiler entre les barreaux d'une clôture pour venir se frotter contre ma main tendue, celle où le clochard aux gros chiens m'offre une cigarette, toujours, chaque matin depuis que je suis ici, &lt;i&gt;je les roule moi-même pour pas choper rien, je te jure, tu sais pas ce que tu peux choper avec une cigarette que t'as pas roulée toi-même&lt;/i&gt;. Je m'en souviendrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le midi je m'assois au soleil, en face de la fontaine du Grand Rond, &amp; je lis &lt;i&gt;La constellation du lynx&lt;/i&gt;, les joues tièdes mais les doigts froids. Je vois de petites hipsters Françaises, les collants picotés, la jupe jaune moutarde, les épaules frêles &amp; les lunettes, est-ce qu'il faut vraiment un qualificatif pour les lunettes? Elles sont assises dans l'herbe &amp; se prennent mutuellement en photo avec une Holga bleu ciel, font des regards flous pour l'objectif. Je presse mes écouteurs contre mes oreilles, comme si je voulais que David Bowie s'infiltre dans mes tympans, glisse dans ma gorge, s'installe dans mon estomac. Je vois deux enfants, un frère &amp; une soeur, qui s'amusent à sauter entre les crottes de chien qui parsèment le trottoir. Je retourne travailler en laissant fondre un carré de chocolat au lait sur ma langue.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-6172694336507666395?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/6172694336507666395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/01/toulouse-lhiver-est-surtout-humide_18.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6172694336507666395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6172694336507666395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2011/01/toulouse-lhiver-est-surtout-humide_18.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-2142156516615697391</id><published>2010-12-20T23:16:00.002-05:00</published><updated>2010-12-20T23:27:58.051-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui je me suis levée &amp; Porcelaine était déjà partie pour Montréal avec son copain américain. J'avais un dernier cours d'anglais à donner dans un dernier parc industriel en attendant pour la dernière fois un autobus sur le parcours le moins fiable du Réseau de transport de la capitale, mais sinon j'ai eu une journée comme un dimanche douillet de février -- trop de café le matin &amp; du jus de pamplemousse en après-midi &amp; une bière en parlant au téléphone, lentement, en espaçant mes phrases pour y glisser des gorgées. Une sieste sur le divan du salon avec René-Chat &amp; tous ses ronronnements, dans les débuts de noirceur qui descendent sur quatre heures &amp; quart. Du tricot devant de vieux épisodes de séries policières, exactement comme la petite grand-mère que je serai un jour, la laine verte un peu revêche qui laisse des filaments duveteux sur mes cuisses &amp; les aiguilles de plastique qui s'accrochent aux doigts. &amp; puis les livres, toujours les livres, qui font oublier les mauvaises journées &amp; les doutes les plus laids, les peurs toutes croches qui me tiraillent parfois le coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai hâte à Noël, &amp; j'ai hâte d'aller chercher un quelqu'un à l'aéroport le 26 décembre, le 26 décembre qui est dans six jours!, mais je suis bien dans la douceur de ce soir, dans la tranquillité si parfaitement immobile de ce soir, pas un bruit dans l'appartement d'au-dessus &amp; pas un bruit dans le mien, seulement René qui ronfle le museau pressé contre les pattes de devant, seulement moi qui ai envie d'être sereine, &amp; de lire de bons livres, &amp; d'aimer de bonnes personnes, &amp; de dire les choses exactement comme elles méritent d'être dites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-2142156516615697391?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/2142156516615697391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/12/aujourdhui-je-me-suis-levee-porcelaine.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2142156516615697391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2142156516615697391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/12/aujourdhui-je-me-suis-levee-porcelaine.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7439755473260978362</id><published>2010-12-17T09:19:00.004-05:00</published><updated>2010-12-17T09:53:01.353-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Depuis que le copain américain de Porcelaine est arrivé, il y a chaque jour un peu plus de bouteilles de vin aux trois-quarts vides qui s'étalent dans la cuisine. Ça a quelque chose de particulièrement réjouissant -- l'alcool en bonne compagnie, toujours, mais aussi le désordre joyeux, festif, bouillonnant! qui me remue le ventre.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu une de mes classes de débutants pour la dernière fois hier midi, &amp; comme les Russes ils m'ont donnée du chocolat, toute une tonne de chocolat, &amp; comme les Russes ils ont écrit dans une grande carte de souhait, laborieusement, la syntaxe hésitante, que &lt;i&gt;it is hard to learn us things, but you succeed all the same because you are a wonderful and joyful teacher&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je lis deux livres en même temps &amp; ils sont parfaits chacun à leur façon, parce que quand je suis tannée des histoires du &lt;i&gt;coming-of-age&lt;/i&gt; d'une fille de dix-sept ans dans un château délabré de l'Angleterre des années trente, je peux lire &lt;i&gt;Génome&lt;/i&gt;, &amp; quand j'ai la tête surchargée d'ARN &amp; d'ADN &amp; de gènes égoïstes &amp; de chromosomes, je peux lire &lt;i&gt;I Capture the Castle&lt;/i&gt;. J'alterne entre les deux dans mes trop longs trajets en autobus, en gardant mes écouteurs sur mes oreilles même si je n'écoute pas de musique, &amp; ça me donne l'impression de réussir, une bonne fois pour toutes, à créer entre le monde &amp; moi un écran duveteux qui assourdit la vraie vie.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7439755473260978362?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7439755473260978362/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/12/depuis-que-le-copain-americain-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7439755473260978362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7439755473260978362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/12/depuis-que-le-copain-americain-de.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-690611832669661050</id><published>2010-12-15T20:31:00.004-05:00</published><updated>2010-12-15T21:39:32.308-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partir'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Souvent pour me calmer j'énumère les choses qui méritent d'être décrites correctement, &lt;i&gt;posément&lt;/i&gt; : les avant-midis de décembre où le soleil faible est bas dans le ciel, la chaleur du premier café qui s'échappe de la tasse en volutes légères, l'odeur rassérénante de Porcelaine, un mélange de cigarettes &amp; de shampoing à la menthe, qui s'attarde dans les coussins du divan. Ça aide.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J'ai commencé à écrire parce que j'aimais lire, parce que j'aimais tellement lire que je voulais m'incruster dans les livres &amp; leur coquille friable de mots &amp; de papier &amp; de silences gonflés, pleins à craquer d'histoires. Aussi parce que je voulais, que je veux encore vivre dans un monde où, à défaut d'être intelligibles, les choses sont &lt;i&gt;bien dites&lt;/i&gt;. Bien écrites. Je sais pas si c'est seulement moi, je sais pas si je suis toute seule là-dedans, mais moi c'est pas vrai que j'ai commencé à écrire parce que j'avais &lt;i&gt;des choses à raconter&lt;/i&gt;, trompettes pompeuses &amp; roulement de tambours. Les choses que j'ai racontées &amp; que je raconte sont entièrement ordinaires. Personne n'en a besoin. Alors écrire pour moi c'est très égoïste, ça m'a toujours paru très égoïste, presque honteux, certainement présomptueux -- un espèce de &lt;i&gt;t'es qui toi, tu te prends pour qui?&lt;/i&gt; qui lâche jamais. Je pense qu'il me manque l'arrogance de croire que j'ai quelque chose à ajouter. Je pense que je peux pas être (ark que j'aime pas le mot qui s'en vient) une artiste sans le mélange d'insolence &amp; d'audace &amp; de suffisance, juste un petit peu, la suffisance, qui me chamboule chez certaines personnes &amp; que je pourrai jamais, jamais avoir. Je pense que c'est une des raisons pour lesquelles j'ai un peu de misère, ces temps-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai un peu de misère parce que j'ai renvoyé le manuscrit corrigé au monsieur qui est mon directeur littéraire, &amp; j'ai angoissé à l'idée qu'entre mes trois emplois à temps partiel j'avais sûrement réussi à botcher la job solide, &amp; j'ai reçu les maquettes pour la couverture du livre, &amp; j'ai trouvé ça extraordinairement, incroyablement joli, &amp; je me suis demandée quand est-ce que mes affaires arrêteraient de marcher, quand est-ce que tout se déconcrisserait en même temps. C'est une chose que je veux depuis très longtemps &amp; je suis encore convaincue que je vais réussir à bloquer le processus par la force de, je sais pas, ma propre insignifiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; je dis ça, mais. Je fais crissement pas pitié.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Aussi : je pars en France à la mi-janvier, à Toulouse, parce que j'ai un contrat comme chargée de projet là-bas pour trois mois &amp; demi. J'ai hâte. &amp; j'ai pas dit à personne, dans les huit cent cinquante deux entrevues que j'ai eu à passer pour avoir le poste, que dans dix jours il y a quelqu'un qui arrive, de Toulouse, &amp; que c'est quelqu'un que j'aime beaucoup, &amp; que mi-janvier nous repartirons tous les deux pour la même ville, presque en même temps.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-690611832669661050?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/690611832669661050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/12/souvent-pour-me-calmer-jenumere-les.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/690611832669661050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/690611832669661050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/12/souvent-pour-me-calmer-jenumere-les.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-5284192695541902118</id><published>2010-11-30T21:52:00.004-05:00</published><updated>2010-12-01T10:01:38.431-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='photos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, en attendant la 18 au coin de Frank-Carrel &amp;amp; Charest Ouest, les yeux gobés par le parc industriel dans lequel je m'empêtre dès sept heures &amp;amp; quart le mardi &amp;amp; jeudi, je me suis dit que ça fait depuis que j'ai 19 ans que je veux une histoire d'amour comme une chanson de Belle &amp;amp; Sebastian, préférablement &lt;i&gt;Piazza, New York Catcher&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;I will be your Ferdinand &amp;amp; you my wayward girl&lt;/i&gt;), quelque chose d'enveloppant sur lequel je pourrais aligner des milliers &amp;amp; des milliers de phrases obscures mais jolies qui raconteraient des histoires de douceurs &amp;amp; d'indéchiffrables, d'inextricables fous rires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant ça m'est arrivé, &amp;amp; il y a pas de mots à mettre dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://farm5.static.flickr.com/4021/5159199495_ea2b6e0137.jpg" height="350" /&gt;          &lt;img src="http://farm5.static.flickr.com/4014/5159210027_cc842d683c.jpg" height="350" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kyoto &amp;amp; Kazan, novembre.&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Porcelaine a adopté un chaton, même pas deux mois &amp;amp; demi, &amp;amp; elle l'a appelé René-Chat pour honorer conjointement René-Charles, René Simard &amp;amp; René Lévesque. Ça fait trois jours qu'il est à l'appartement &amp;amp; ça fait trois jours que j'ai seulement envie d'écouter &lt;i&gt;There Is a Light That Never Goes Out&lt;/i&gt;, The Smiths, à répétition, peut-être parce que trèstrès bientôt j'aurai vingt-cinq ans &amp;amp; que ces temps-ci j'aimerais encore avoir seize ans &amp;amp; demi, pas trop longtemps, juste un tout petit peu, juste parce qu'à seize ans &amp;amp; demi je passais des soirées entières à regarder Campbellton défiler tout doucement depuis le siège passager d'une auto, l'auto de n'importe qui, Jean-Robert Savoie ou quelqu'un d'autre, &amp;amp; que c'est une chose qui me manque -- le calme duveteux des fins de conversation, ma joue chaude contre la vitre froide, la radio locale anglophone en AM qui crachait de drôles de sons dans les innombrables petites poches de silence des chansons. Peut-être parce que j'ai lu &lt;i&gt;A Complicated Kindness&lt;/i&gt; &amp;amp; que la narratrice passe tous ces longs moments dans un truck avec un garçon un peu complaisant mais un peu gentil quand même, qui donne l'impression d'attendre qu'elle se montre juste un tout petit plus extraordinaire pour se mettre à l'aimer au complet. (Bonjour, Jean-Robert Savoie.) Peut-être parce que la pluie de décembre appelle, je sais pas, des chansons résolument mélodramatiques des années quatre-vingt. Peut-être parce que que c'est un bon moment de l'année pour s'embrouiller dans de petites nostalgies passagères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-5284192695541902118?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/5284192695541902118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/11/aujourdhui-en-attendant-la-18-au-coin.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5284192695541902118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5284192695541902118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/11/aujourdhui-en-attendant-la-18-au-coin.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://farm5.static.flickr.com/4021/5159199495_ea2b6e0137_t.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-3266083939692982704</id><published>2010-11-09T20:44:00.004-05:00</published><updated>2010-11-09T20:55:24.201-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='photos'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partir'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://farm5.static.flickr.com/4058/5159229603_9a8270c907_z.jpg" height="300"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://farm5.static.flickr.com/4087/5159223605_94f0a94966.jpg" height="300"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://farm5.static.flickr.com/4126/5159826880_8a28245e54.jpg" height="300"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://farm2.static.flickr.com/1131/5159226763_0fb4529610.jpg" height="300"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Moscou, grosse ville laide de mon coeur. Je m'ennuie.&lt;br /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-3266083939692982704?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/3266083939692982704/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/11/moscou-grosse-ville-laide-de-mon-coeur.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3266083939692982704'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3266083939692982704'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/11/moscou-grosse-ville-laide-de-mon-coeur.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://farm5.static.flickr.com/4058/5159229603_9a8270c907_t.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-6137245925333536478</id><published>2010-11-02T15:20:00.006-04:00</published><updated>2010-11-06T10:59:12.021-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;C'est l'automne alors j'écoute le troisième album de Malajube, celui avec &lt;i&gt;Ursuline&lt;/i&gt;, j'écoute Willie Nelson, j'écoute du vieux Belle &amp; Sebastian, &lt;i&gt;Tigermilk&lt;/i&gt;, j'écoute Wilco parce que j'écoute toujours Wilco, j'écoute Mara Tremblay parce que &lt;i&gt;j'ai toutes les chances d'échapper mon coeur&lt;/i&gt;, j'écoute Vissotski même si je comprends pas la moitié de ce qu'il dit. Je fais du potage aux légumes les dimanches après-midi &amp; Porcelaine éparpille ses notes de cours en changeant de CD à toutes les vingt-deux minutes, Elliott Smith &amp; l'identité politique canadienne &amp; The Shins &amp; l'histoire des médias au Québec &amp; Arcade Fire &amp; l'école au temps de la révolution industrielle britannique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'automne &amp; je me lève à six heures du matin pour donner des cours d'anglais dans tous les esties de parcs industriels de la ville de Québec, ça me rappelle la Russie mais sans le métro, ça me rappelle la Russie mais c'est pas trop dur, pas encore. Je prends l'autobus avec des monsieurs qui portent tous des bottes à cap d'acier &amp; je me faufile dans leurs usines moroses pour enseigner le past simple des verbes irréguliers à leurs chefs de ligne. Je leur fais scander des &lt;i&gt;ring, rang, rung!&lt;/i&gt; &amp; je réussis à coincer mes jupes dans toutes les portes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'automne &amp; j'ai pas envie de lire de fiction parce que je suis trop occupée à rafistoler la mienne, alors à la bibliothèque j'emprunte des biographies de Youri Gagarine &amp; des essais de deux cent trente pages qui demandent, le plus sérieusement du monde, &lt;i&gt;à quoi servent les astronautes&lt;/i&gt;. Moi j'aurais envie d'être Julie Payette &amp; de parler d'apesanteur &amp; d'ingénierie aérospatiale, d'avoir toute une masse de cheveux à enfouir sous le casque de mon scaphandre, mais je me contente de mes boucles frisottantes &amp; des émissions de vulgarisation scientifique de CKRL, que j'écoute à la boulangerie où je passe deux ou trois après-midis semaine à faire des galettes, à côté d'un Français beau comme un coeur qui s'échine à modeler les plus jolies viennoiseries de la rue St-Jean.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;C'est à peu près sûr que je retourne à l'école l'année prochaine ; c'est à peu près sûr que je serai publiée d'ici l'automne prochain ; c'est à peu près sûr que j'ai le coeur amoureux, encore, &amp; des fourmis dans les jambes, toujours, &amp; l'envie immense d'embrasser le ciel chaque fois que le soleil se frotte contre mes paupières mi-closes. Comme quoi il y a des choses qui changent pas, pas vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-6137245925333536478?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/6137245925333536478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/11/cest-lautomne-alors-jecoute-le-deuxieme.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6137245925333536478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6137245925333536478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/11/cest-lautomne-alors-jecoute-le-deuxieme.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-2743999122339668176</id><published>2010-09-01T13:04:00.003-04:00</published><updated>2010-09-01T13:37:03.631-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partir'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;J'ai fait mes bagages en écoutant The Cat Empire, parce que ça me fait toujours penser à Juillet &amp; parce qu'il est temps que je pense à Juillet sans ressentiment, j'ai lavé la vaisselle, j'ai nourri la seule plante mourante de Porcelaine, je me suis brossée les dents &amp; j'ai passé la soie dentaire, j'ai même passé la soie dentaire parce que hier le dentiste a pris quatre minutes &amp; demie de son temps précieux &amp; facturable pour me convaincre que parmi le demi-million de personnes qui habitent la grande région de Québec j'étais la seule, la seule!, à ne pas passer la soie dentaire deux fois par jour, j'ai terminé cette histoire très jolie d'une femme qui se rend à Hong Kong &amp; qui y adopte le plus merveilleux des poissons, j'ai écouté Gerry Boulet en balayant la cuisine avec beaucoup trop d'enthousiasme, je suis tombée sur le message que Porcelaine m'avait laissé près de la porte, un message surchargé de points d'exclamation &amp; de pâtés d'encre, j'ai ramené une caisse de bières vides au dépanneur, j'ai bu un grand verre d'eau, j'ai laissé le ventilateur pousser son air chaud contre mes genoux, je me suis dit que j'étais prête à partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir je serai à Montréal pour voir Chuck, ses robes de hippie &amp; les plantes qui encombrent ses deux fenêtres &amp; demie ; demain soir je serai dans l'avion. Dans mon sac j'ai mis &lt;i&gt;The Master &amp; Margarita&lt;/i&gt;, parce que ça fait longtemps que je veux le relire &amp; parce que ça me donne encore plus l'impression de tomber en vacances, redécouvrir tranquillement un livre que je sais déjà que j'aimerai. Je pars un mois au grand complet &amp; je crois qu'il fera chaud, &amp; que ce sera beau, &amp; que je serai bien.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-2743999122339668176?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/2743999122339668176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/09/jai-fait-mes-bagages-en-ecoutant-cat.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2743999122339668176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2743999122339668176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/09/jai-fait-mes-bagages-en-ecoutant-cat.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-4406981278209869230</id><published>2010-08-30T20:48:00.003-04:00</published><updated>2010-08-30T21:08:56.790-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Je relis les choses que je passe mon temps à écrire dans mes cahiers, mes innombrables &amp; encombrants cahiers, les cahiers que j'ai eu envie de brûler quand je me suis rendue compte qu'il me faudrait deux boîtes rien que pour les déménager.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;25 avril 2010&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il me reste de bonnes choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me reste Kyoto, la meilleure de toutes les meilleures colocataires du monde, Kyoto qui se blottit avec moi dans mon lit quand les ronflements de son frère en visite réquisitionnent le sien, Kyoto avec qui boire des gin tonic en décortiquant le détail de nos toutes petites vies, Kyoto avec qui aller jouer au billard au Клуб-бар sous les regards étonnés &amp; inquisiteurs des habitués peu ragoûtants de l'endroit, Kyoto à qui tout tout raconter, Kyoto avec qui tout rire &amp; tout vivre &amp; tout comprendre, Kyoto que je vais pleurer comme un amour impossible à mon départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;1er juillet 2010&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je replonge dans toutes sortes d'incertitudes: financières, amoureuses, avenir-iennes, tout tout tout. Je pense aller en France en septembre. Je pense m'inscrire à la maîtrise l'année prochaine. Je pense que j'ai un don particulier pour les remises en question perpétuelles. Je pense que j'ai un emploi qui finira par me donner de l'urticaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;30 août 2010&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'habite dans l'appartement de Porcelaine qui est aussi le mien, maintenant, je bois mon café devant les grandes fenêtres du salon &amp; j'écoute des chansons tristes en déballant mes affaires, Patsy Cline &amp; Leonard Cohen, des chansons tristes même si j'ai le coeur heureux. Dès que je sors de chez moi il y a la rue Saint-Jean qui bourdonne dans la toute nouvelle canicule &amp; moi je me coule dans le soleil, la peau tiède, les yeux bridés par la lumière. J'essaie de marcher lentement mais je ne réussis jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a Kyoto qui est venue puis qui est repartie, il y a mes cheveux que j'ai coupés, courts parce que j'y ai pensé tout l'été, mercredi il y a Montréal, jeudi l'avion, vendredi...!, il y a les plus belles choses qui sont toujours les plus beaux pétages de fiole en puissance, mais crisse, est-ce que ça vaut vraiment la peine si on n'y risque pas au moins un peu sa dignité, sa sérénité, sa vie bien en équilibre, ses esties de bonnes nuits de sommeil?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les soirées sont lourdes de fatigue, Porcelaine me propose un thé. Puis se reprend, presque immédiatement, &lt;i&gt;cibole, qu'est-ce que je dis là, c'est sûr que t'as besoin d'une bière&lt;/i&gt;, &amp; c'est sûr, c'est sûr que j'ai rien besoin d'autre.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-4406981278209869230?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/4406981278209869230/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/08/je-relis-les-choses-que-je-passe-mon.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4406981278209869230'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4406981278209869230'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/08/je-relis-les-choses-que-je-passe-mon.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-551706094662020113</id><published>2010-08-06T14:05:00.000-04:00</published><updated>2010-08-06T14:06:02.090-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis arrivée chez moi hier soir il y avait une carte postale dans ma boîte aux lettres. Au début j’ai pensé qu’elle arrivait d’Équateur, que c’était l’amie à qui je sous-loue l’appartement qui donnait des nouvelles, une image de son bout de jungle amazonienne, des souhaits d’été chaud &amp; de fruits mûrs, de pêches tellement juteuses qu’elles en barbouillent les mentons. Mais la carte venait de Chine. Une tête de dragon, très grande, dorée, et un pont. À l’endos il n’y avait pas de signature parce que les signatures ont quelque chose de redondant, parfois, quand les boucles si caractéristiques des &lt;i&gt;J&lt;/i&gt; traînent leurs pattes hors des marges pour s’accrocher à la poitrine &amp; venir serrer le coeur, délicatement, du poids de toutes les tendresses inattendues du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De temps à autre je pense à Juillet, qui n’écrit pas de cartes postales &amp; qui ne va pas en Chine, &amp; je suis triste de ne pas avoir vu toutes les choses que j’aurais pu voir avant. Mais le plus souvent je pense à Banana Yoshimoto, qui fait dire à un de ses personnages que &lt;i&gt;mais qui voudrait d’un amour qui ne donne pas l’impression d’être le dernier?&lt;/i&gt;, &amp; ça me console de tout ce qu’il pourrait rester à consoler.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J’envie les gens qui savent parler de livres de façon, je sais pas, de façon à leur rendre justice. C’est une chose que je n’ai jamais apprise &amp; qui me manque, surtout quand je termine un recueil d’Alice Munro ou que je commence &lt;i&gt;The Good Terrorist&lt;/i&gt; &amp; que je sens qu’il y aurait des milliers de trucs à en tirer mais que tout ce dont je suis capable c’est de poser le livre sur mes genoux et de revoir dans ma tête les mots dans lesquels s’enroule le récit, en savourer les petites cruautés et les sonorités particulières, le rythme des phrases et des malheurs, des pointes, de ces épiphanies discrètes qui se coulent entre les lignes &amp; réchauffent les mains qui, du bout des doigts, effleurent les caractères imprimés. &lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je travaille douze heures par jour, littéralement, à essayer de coordonner deux départements en même temps, dans un environnement de travail tellement bordélique que c’en est ridicule. Mon contrat se termine à la mi-août &amp; j’avais pensé accepter l’offre de prolongation mais finalement non, non, je peux pas continuer à me faire ça, à la mi-août il y a Kyoto qui débarque à Québec pour deux semaines &amp; début septembre j’emménage avec Porcelaine &amp; tout de suite après je pars pour la France, parce que j’ai trop d’argent en banque pour demeurer immobile &amp; parce que là-bas il y a un garçon fraîchement revenu de Chine qui toutes les nuits règle son cadran à trois heures &amp; téléphone, téléphone juste au moment où je pousse la porte de l’appartement, délivrée du travail, enfin, et gourmande de mots qui auraient vogué sur l’Atlantique &amp; atterri dans mon salon, bons &amp; doux &amp; chauds dans le creux de l’oreille.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-551706094662020113?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/551706094662020113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/08/quand-je-suis-arrivee-chez-moi-hier.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/551706094662020113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/551706094662020113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/08/quand-je-suis-arrivee-chez-moi-hier.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-204119041181173023</id><published>2010-07-14T13:10:00.001-04:00</published><updated>2010-07-14T17:18:19.316-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Ça m’aura pris un peu moins de deux mois pour me refaire amie avec les préposés du comptoir des réservations de la bibliothèque Gabrielle-Roy, amie comme dans : aujourd’hui il y en a un qui est venu me voir à ma table pour me dire, le vouvoiement facile &amp; le chuchotement étudié, &lt;i&gt;Amélie, y’a le Pérec que vous vouliez qui est arrivé&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le personnel de votre bibliothèque &amp; vous : une relation à approfondir en trois étapes simples&lt;/i&gt;, un best-seller à paraître sous peu.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je me suis foulée la cheville &amp; je travaille sept jours semaine, pas de repos pour les coordonnatrices sous-payées, je manque de temps pour la musique du Festival d’été &amp; les listes interminables de livres que je m’étais promis de lire durant les canicules, les canicules c’est fait pour la bière blanche, froide, &amp; les romans dont on égrène tranquillement les mots, je manque de temps pour ma soeurette &amp; les pique-nique de fin d’après-midi, les mauvais films d’action qui déboulent tous le même mois, les fenêtres grandes ouvertes face aux rares soirées fraîches, je manque de temps pour les amis qui se déploient sur le continent, traversent l’Atlantique, se perdent dans la brume, je manque de temps pour le futur qui s’approche à pas de loups, qui flotte au-dessus de ma tête, vaguement menaçant, je manque manque manque de temps mais souvent, le matin, tôt mais pas trop, il y a le téléphone qui sonne &amp;, entre nos phrases ponctuées de silences cotonneux, il y a les plus doux de tous les mots ensommeillés, il y a toutes les choses qu’il faut taire juste encore un peu, pas beaucoup mais quand même, quand même. &amp; il y a le temps qui file lentement, jusqu’à l’automne.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je suis tombée sur Juillet dans l’autobus, il y a quelques jours. Il s’est approché de moi, il s’était rasé la tête à cause de la chaleur ; tout de suite lui a fait comme d’habitude &amp; moi j’ai fait comme d’habitude, il a parlé parlé parlé de lui &amp; moi j’ai beaucoup souri, je souris toujours de mon plus beau sourire quand j’ai l’impression que ça vaut pas la peine de gaspiller mes mots. Je me suis dit, &lt;i&gt;c’est une très bonne personne&lt;/i&gt;. &amp; j’ai été contente qu’il ne fasse plus partie de ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-204119041181173023?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/204119041181173023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/07/ca-maura-pris-un-peu-moins-de-deux-mois.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/204119041181173023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/204119041181173023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/07/ca-maura-pris-un-peu-moins-de-deux-mois.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-9093082962069296776</id><published>2010-07-08T12:15:00.004-04:00</published><updated>2010-07-08T12:48:47.262-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;La nuit, en voyage, l’air est toujours limpide de silence, &amp;amp; le coeur, parfaitement clair.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;br /&gt;- Banana Yoshimoto, &lt;i&gt;Kitchen&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(&amp;amp; c’est pour ça que je m’ennuie des trains de Russie.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas trop comment en parler, mais aujourd'hui j'ai rencontré le monsieur qui sera mon directeur littéraire &amp;amp; j'ai encore l'impression que c'est une chose qui arrive à quelqu'un d'autre qu'à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais que ça changera pas ma vie, pas beaucoup, mais déjà ça me donne comme une certitude, une espèce de force tranquille qui me réconforte chaque fois que mon patron essaie du mieux qu'il le peut de me faire sentir le plus petite possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois je me sens comme quand Suze Rotolo parle de Bob Dylan, quand elle dit que &lt;i&gt;it was as if we knew each other already ; we just needed time to get better acquainted&lt;/i&gt;. Sauf que c’est toujours, toujours le temps qui manque. Malgré le téléphone qui sonne à dix heures du matin &amp;amp; les grands rires clairs au bout du fil, il y a comme une urgence particulière qui finit par me gruger de tout petits bouts de coeur. Encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vent chaud &amp;amp; lourd qui caresse le cuir chevelu, les ambulances &amp;amp; leurs sirènes qui se multiplient dans les rues, la bibliothécaire qui me dit &lt;i&gt;c'est les vieux, c'est eux qui tombent comme des mouches&lt;/i&gt;. &amp;amp; moi je monte la côte Salaberry à pied chaque jour pour aller travailler, parce que j'ai décidé que cet été je passerais mon temps à faire toutes les choses que j'ai la force de faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-9093082962069296776?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/9093082962069296776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/07/la-nuit-en-voyage-lair-est-toujours.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/9093082962069296776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/9093082962069296776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/07/la-nuit-en-voyage-lair-est-toujours.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7977901563244781969</id><published>2010-06-21T13:19:00.003-04:00</published><updated>2010-06-21T18:37:46.369-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci il m'arrive tout plein de choses heureuses que je suis encore trop superstitieuse pour mentionner, des choses belles &amp; grandes &amp; monumentales qui me donnent l'impression d'avoir tout fait comme il faut, même le pire des pires de tous mes chagrins dégueulasses. Bientôt bientôt j'en parlerai mais tout de suite je peux pas, j'ai l'impression que si j'y pense trop ça deviendra autre chose, une histoire que je me serais inventée, &amp; non, cibole, non, c'est trop joli pour faire partie d'un avenir qui sera jamais à moi.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7977901563244781969?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7977901563244781969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/06/ces-temps-ci-il-marrive-tout-plein-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7977901563244781969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7977901563244781969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/06/ces-temps-ci-il-marrive-tout-plein-de.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-6644930871290794208</id><published>2010-06-10T08:57:00.003-04:00</published><updated>2010-06-10T09:25:08.703-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Tomber amoureuse comme on creuse un trou de mémoire, la drille contre la tempe gauche, les lèvres gercées autour d'un sourire, ma vie entière qui colle au palais comme un sucre à la crème, tiède &amp; doucereux jusque dans le creux de l'estomac, trop, trop tiède, trop doucereux, ça me donnerait mal au coeur si j'avais pas déjà le coeur blindé contre les douleurs, enveloppé de bonnes choses fraîches qui lui font un gilet pare-balles, une armure en acier inoxydable, le plus grand des paratonnerres, mon coeur est un kamikaze qui explose dans le métro &amp; ramasse lui-même chacun de ses petits morceaux. Tomber amoureuse comme on creuse un trou de mémoire, profondément, jusqu'à la moelle épinière, pour geler les vieux chagrins à la source &amp; libérer l'espace qu'occuperont les prochains.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-6644930871290794208?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/6644930871290794208/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/06/tomber-amoureuse-comme-on-creuse-un.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6644930871290794208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6644930871290794208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/06/tomber-amoureuse-comme-on-creuse-un.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-3656875032289022563</id><published>2010-05-25T20:59:00.004-04:00</published><updated>2010-05-25T21:29:50.099-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Avec Juillet c'est ma première vraie rupture d'adulte, de grande personne raisonnable qui s'assoit sur le divan du salon &amp; qui boit deux bières &amp; qui explique ce qui a cloché, posément, ce qui a pas pu marché &amp; ce qui s'est cassé, ce qui a arrêté d'être tout doucement, en catimini. Qui compose avec l'espèce de froideur qui flotte entre deux personnes qui se sont aimées, avec les toutes petites distances qui paraissent énormes, pleines à craquer de vide. Qui boit deux autres bières &amp; qui discute d'autre chose, de voyages &amp; de souveraineté, je sais même plus, de hockey sûrement, &amp; qui est heureuse de lui parler sans se presser, en ponctuant nos phrases d'un rire doux qui me fait du bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me dit &lt;i&gt;on va quand même au ciné-parc, crisse, au pire on fumera du hash au lieu de frencher, je t'appelle cette semaine&lt;/i&gt; &amp; c'est triste mais seulement deux ou trois secondes, après ça passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a beaucoup de chagrin là-dedans, mais aussi du soulagement. &amp; aujourd'hui, particulièrement aujourd'hui, avec l'orage tout juste de l'autre côté de ma fenêtre &amp; dix mille projets qui virevoltent dans ma tête, aujourd'hui j'ai l'impression que je porte pas trop d'erreurs. &amp; que ce sera un bel été.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J'ai cinq livres qui m'attendent au comptoir des réservations de la bibliothèque Gabrielle-Roy. Lorsque je me présente pour les récupérer avec le plus grand sourire du monde, il y a la petite madame qui me dit &lt;i&gt;toi tu sais que le salut passe par la littérature, hen?&lt;/i&gt; &amp; à ce moment-là, juste à ce moment-là,  je crois que je serais capable de fermer les yeux sur la couche épaisse de rouge à lèvres cerise qui coule jusque sur ses dents, vraiment je pourrais, je me pencherais au-dessus du comptoir &amp; je l'embrasserais à pleine bouche.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-3656875032289022563?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/3656875032289022563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/05/avec-juillet-cest-ma-premiere-vraie.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3656875032289022563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3656875032289022563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/05/avec-juillet-cest-ma-premiere-vraie.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-629535271689443012</id><published>2010-05-23T16:49:00.006-04:00</published><updated>2010-05-23T17:21:37.935-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Finalement c'est &lt;a href="http://christ-princesse.blogspot.com/"&gt;Anna&lt;/a&gt; qui l'a retrouvé pour moi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Abandonner n'est pas moins douloureux qu'être abandonnée. Seulement, l'abandon est un geste, un mouvement, une manière de voyager la douleur qui donne l'impression d'y échapper.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Jennifer Tremblay, &lt;i&gt;Tout ce qui brille&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu sur la rue St-Jean cet après-midi : de belles grandes filles qui marchent pieds nus sur le trottoir chaud, toujours les mêmes monsieurs bedonnants attablés près des fenêtres du Sacrilège, trois personnes que je connais en moins de quinze minutes parce que Québec, cibole, Québec, deux fillettes aux cheveux mouillés qui tanguent dangereusement du côté de la rue, une serveuse en pause qui fume sans enthousiasme une cigarette très mince, un couple qui s'embrasse goulûment dans l'entrée d'un dépanneur, un chien qui lèche avec application le poteau d'un lampadaire, dix mille fissures de trottoir dans lesquelles j'aurais envie de me couler, la vie qui continue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai le coeur engourdi &amp;amp; j'ai le coeur revêche &amp;amp; je respire par à-coups, jamais profondément, par peur de le réveiller &amp;amp; de le faire exploser, un coeur qui explose c'est un séisme un ouragan un raz-de-marée dans la cage thoracique. Moi j'ai besoin de vivre juste encore un peu léthargique, juste un peu en retard sur l'été, juste un peu en retard sur ma dégueulasserie de chagrin. C'est quand même pas beaucoup demander, je pense.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-629535271689443012?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/629535271689443012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/05/finalement-cest-anna-qui-la-retrouve.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/629535271689443012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/629535271689443012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/05/finalement-cest-anna-qui-la-retrouve.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-1119717952012497379</id><published>2010-05-23T13:31:00.002-04:00</published><updated>2010-05-23T13:37:00.536-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Je lis &lt;i&gt;Douleur exquise&lt;/i&gt; comme je bois le premier café du matin, lentement, à petites gorgées, parce que c'est tellement brûlant que ça en décape la langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis &lt;i&gt;La découverte du monde&lt;/i&gt; tout le temps, partout, à grandes goulées, comme si j'avais peur que les mots disparaissent avant que j'aie le temps de tous les lire. Je lis dans mon lit, à trois heures du matin, quand je m'éveille avec une angoisse aussi grande que la chambre ; je lis dans le Parc Victoria, allongée sur une couverture verte que je tache de vin rouge, vin rouge préalablement transvidé dans une gourde aussi verte que la couverture ; je lis en gardant le combiné du téléphone coincé entre l'oreille &amp; l'épaule, Vivaldi qui s'en échappe tandis que j'attends &lt;i&gt;mon nom est Marie comment puis-je vous aider?&lt;/i&gt; ; je lis même quand j'aurais mieux à faire, même quand il faudrait que je lâche un peu les livres &amp; que je rafistole ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis &lt;i&gt;Les nations obscures&lt;/i&gt; quand je suis fatiguée de toujours me replier dans ma tête &amp; que j'ai besoin de me rappeler, une fois de temps en temps, que vraiment c'est pas la fin du monde. &lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-1119717952012497379?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/1119717952012497379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/05/je-lis-douleur-exquise-comme-je-bois-le.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1119717952012497379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1119717952012497379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/05/je-lis-douleur-exquise-comme-je-bois-le.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-2390636111540980330</id><published>2010-05-19T09:43:00.006-04:00</published><updated>2010-05-19T10:18:49.154-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques jours j'essaie de retrouver un passage de &lt;i&gt;Tout ce qui brille&lt;/i&gt; que j'avais recopié dans un cahier, ça parlait de quitter ou d'être quitté, comme quoi les deux sont difficiles mais qu'initier l'abandon c'est peut-être plus léger, je sais pas, une douleur moins massive parce que partir c'est un mouvement, ça déchire mais au moins ça ne donne pas l'impression de stagner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis pas certaine d'être d'accord.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J'habite dans l'appartement d'une amie qui est partie pour l'été, quatre mois en Équateur. Dans un coin du salon il y a un bébé aloès déjà géant que je vais sûrement assassiner par inadvertance d'ici fin juin ; juste en face il y a aussi une toute petite télé à oreilles de lapin, qui réussit de peine &amp; de misère à capter un poste &amp; demi. Le matin j'allume la radio &amp; j'écoute la belle voix posée de Raymond Poirier à CKRL (Raymond! tu m'as manqué gros comme ça) en lavant la vaisselle du soir d'avant. Le carrelage est toujours froid sous mes pieds nus &amp; je me traîne d'une pièce à l'autre en cherchant quoi lire, en cherchant exactement le livre qu'il me faudrait à ce moment-ci de ma vie. À l'aéroport de Francfort j'avais acheté un roman de Nick Hornby en me disant que peut-être ça me remonterait le moral, mais finalement c'est tellement fondamentalement réaliste que c'en est insoutenable, je suis pas capable de passer le cap des cinquante pages. J'ai une dégueulasserie de chagrin dans le fond de la gorge &amp; je suis encore convaincue qu'il y a que les bons, que les très bons livres qui puissent me soulager ; j'arrive pas à décider si c'est incroyablement idéaliste ou horriblement pathétique.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Hier après-midi avec le copain américain de Porcelaine, à faire des dizaines &amp; des dizaines de commerces pour lui trouver un travail au noir. Après quelques heures nous nous asseyons dans le Parc Victoria &amp; il me dit avec son accent maladroit que &lt;i&gt;tu sais Amélie, tout always turns out all right in the end&lt;/i&gt;. &amp; moi je dis je sais, je sais mais &lt;i&gt;the end just seems awfully far away&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-2390636111540980330?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/2390636111540980330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/05/depuis-quelques-jours-jessaie-de.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2390636111540980330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2390636111540980330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/05/depuis-quelques-jours-jessaie-de.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8327177822191598959</id><published>2010-05-16T07:03:00.003-04:00</published><updated>2010-05-16T07:20:37.156-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;De retour à St-Roch avec le coeur en compote.&lt;br /&gt;Je crois que j'ai jamais fait autant d'erreurs en aussi peu de temps.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8327177822191598959?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8327177822191598959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/05/de-retour-st-roch-avec-le-coeur-en.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8327177822191598959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8327177822191598959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/05/de-retour-st-roch-avec-le-coeur-en.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8354290063435255739</id><published>2010-04-13T14:37:00.005-04:00</published><updated>2010-09-01T13:27:08.028-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Presque soûle avec Porcelaine au Proekt OGI, à se dire qu’on devrait ouvrir un bar à Québec. À côté il y a de très petits Mexicains qui nous regardent en souriant, en face il y a deux Russes qui essaient maladroitement de pousser des bières dans notre direction, des nol piats Baltika 7, cheapette mais c’est de la bière gratuite, probablement pleines de roofies parce que Proekt OGI c’est comme ça, faussement grunge, alterno-alternatif sur les bords, mais vraiment c’est le même monde partout, Moscou, Moscou! On se dit qu’on ferait des mardis Gerry Boulet, est-ce que ça existe les gens qui n’aiment pas Gerry Boulet, &amp; le Français à côté fait &lt;i&gt;c’est qui ça, Gerry qui?&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le taxi pour revenir je fais la conversation avec le chauffeur, il est Iranien, ici depuis huit ans, il y a des quantités astronomiques d’Iraniens à Moscou, il me demande si je suis bien payée, &lt;i&gt;faut pas te faire exploiter ma petite fille&lt;/i&gt;, c’est vraiment ce qu’il me dit, ma petite fille, &lt;i&gt;devotchka&lt;/i&gt;, &amp; à la fin de la course il me dit ça fera deux cents roubles, &lt;i&gt;deux cents roubles &amp; ton numéro de téléphone?&lt;/i&gt; C’est la seule chose que Porcelaine comprend &amp; elle en rit longtemps, longtemps, jusqu’à ce qu’on dépasse les gardes de sécurité endormis &amp; le bâtiment lourd de sommeil, lourd de notre sommeil à nous, les bières dans l’estomac, les jambes molles d’avoir trop sauté dansé chanté, les joues rouges de toute la vie qui réussit à s’entortiller dans nos mots.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J'ai trouvé un vieil exemplaire de &lt;i&gt;Bonheur d'occasion&lt;/i&gt; dans un des endroits où je travaille, une édition de 1947 en deux tomes, au papier revêche, très jauni. Je le lis debout dans le métro, comme tout le monde ici lit à l'heure de pointe, une main contre la porte &amp; l'autre sous le livre. Ça me fait drôle de relire un roman que j'ai lu pour la dernière fois à quatorze ans, ça me fait drôle de penser qu'entre cet exemplaire-ci &amp; celui de la bibliothèque de mes parents il y a dix ans, dix très petites &amp; très infiniment longues années, ça me donne le tournis mais ça m'apaise, d'une certaine façon. Saint-Henri des années quarante, la guerre, je pense à mon grand-père -- &amp; ça a quelque chose de doux de penser à lui dans un wagon de métro, à Moscou, les membres comprimés entre un bout de siège &amp; des tas de corps inconnus, ça a quelque chose d'incroyablement tendre de me rappeler ses histoires &amp; ses souvenirs, même très loin, même tout croche, comme ça, à l'heure de pointe moscovite, vers les dix-huit heures trois minutes.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Hier c'était l'anniversaire de la mise en orbite de Youri Gagarine. Parades sur Tverskaïa, cadets russes à tous les coins de rue -- officiellement c'est les cosmonautes qu'on célèbre, mais vraiment il n'y a que Youri pour attirer les foules. L'année prochaine ça fera cinquante ans, sa promenade dans l'espace, &amp; je l'ai inscrit sur mon calendrier, une belle grande étoile rouge, parce que si j'avais à tapisser les murs de ma chambre du visage d'un seul homme, c'est sûrement, indubitablement, magistralement! Youri qui gagnerait. (Désolée, &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Buzz_Aldrin"&gt;Buzz&lt;/a&gt;. Je t'aime quand même.)&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8354290063435255739?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8354290063435255739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/04/presque-soule-avec-porcelaine-au-proekt.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8354290063435255739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8354290063435255739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/04/presque-soule-avec-porcelaine-au-proekt.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7258537694766509202</id><published>2010-03-31T01:40:00.006-04:00</published><updated>2010-03-31T02:50:43.112-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gasteiz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politicailleries'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je vais bien! C'est seulement que j'ai pas eu accès à internet depuis dimanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis vraiment très désolée pour ceux &amp; celles qui se sont inquiétés.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Quand j'habitais à Gasteiz, la trêve entre l'ETA &amp; le gouvernement espagnol était brisée depuis un certain temps déjà &amp; dans tout le Pays basque il y avait de ces petits attentats ponctuels, surtout des dommages matériels, ç'aurait presque été du vandalisme de haut niveau s'il y avait pas eu toute l'espèce de mystique terroriste en arrière-plan. Je me souviens d'explosions sur des sentiers de montagne déserts, en fin d'automne ; de commerces aux grandes vitrines fracassées ; d'histoires d'extorsion, beaucoup ; d'un meurtre, un seul, de l'autre côté de la frontière, un policier espagnol qui avait traversé en France &amp; qui s'y était fait tiré par deux etarristes en fuite. Je me souviens qu'à l'aéroport de Madrid-Barajas il y avait des affiches partout, six visages très jeunes &amp; très basques, les nez proéminents &amp; les sourcils en accents circonflexes, toujours ces drôles de coupes de cheveux, je me souviens que j'avais eu des problèmes avec la sécurité, on avait presque manqué l'avion parce qu'un des gardes s'était convaincu que je ressemblais à une des deux filles de l'affiche. Deux heures à montrer mon passeport &amp; à expliquer, dans un espagnol faussement laborieux, pourquoi j'avais décidé de m'installer à Gasteiz. &lt;i&gt;Pourquoi pas quelque chose dans le Sud?&lt;/i&gt;, que le garde me demandait. &lt;i&gt;Pouquoi pas la côte, pourquoi pas le soleil?&lt;/i&gt; Comme s'il m'en voulait de ne pas avoir décidé de finir ma vie sur la Costa del Sol avec les retraités britanniques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dont je me souviens le mieux, je crois, c'est le village où Shanti habitait, un village côtier de Guipuzkoa, quatre mille habitants &amp; des troupeaux de moutons en banlieue. Je m'en souviens parce que Shanti y retournait presque toutes les fins de semaine &amp; que souvent on l'accompagnait. Pour la mer, pour les montagnes, pour la famille incroyablement, involontairement pittoresque de Shanti. &amp; puis un jour au bulletin de nouvelles régionales il y a le village qui est apparu, &amp; une image d'explosion dans un petit commerce de la rue principale, &amp; c'était l'ETA. Pas de blessés, seulement un trou dans la façade de l'édifice. &amp; c'était un tout petit incident, même pas important, mais à ce moment-là je me suis dit, il y a une connaissance particulière de ces endroits brisés, même quand on ne les connaît que de vue. Comme une mémoire lourde. Comme un souvenir artificiel, aussi, parce que probable que je me rappellerais pas de ce commerce aujourd'hui si l'ETA l'avait pas fait sauter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loubianka c'est une des deux stations de métro de lundi, l'autre c'est Park Kultury mais Park Kultury j'y vais presque jamais. Loubianka c'est au centre des lignes, c'est au centre du centre de la ville. Près des quartiers généraux du FSB, près d'une très grande librairie, près d'un des endroits où je travaille. Quand on sort par la sortie que j'emprunte tout le temps, c'est gris &amp; c'est laid &amp; c'est bruyant &amp; c'est la Moscou maussade qui déçoit tous les touristes. Maintenant ça deviendra, je sais pas, un endroit de recueillement. Un endroit tout plein de solennité craintive. Qui colore les mémoires, d'une certaine façon, &amp; les alourdit.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7258537694766509202?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7258537694766509202/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/03/je-vais-bien-cest-seulement-que-jai-pas.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7258537694766509202'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7258537694766509202'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/03/je-vais-bien-cest-seulement-que-jai-pas.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8749869280826150996</id><published>2010-03-27T06:41:00.005-04:00</published><updated>2010-03-27T07:16:44.105-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Il y a Porcelaine qui cogne à ma porte les lendemains de veille, pour m'offrir un café Bailey's &amp; des cernes encore plus impressionnants que les miens. Il y a tous mes vêtements imprégnés de fumée de cigarette, que j'étends chaque soir sur les radiateurs de la chambre pour essayer d'en extirper l'odeur. Il y a les patates au four, les meilleures patates du monde, fourrées au beurre &amp; au fromage &amp; au crabe, mangées très tard le soir, très tôt le matin, dans des kiosques à l'hygiène douteuse où les employées s'endorment sur leur petit banc dur entre deux clients. Il y a le premier métro de cinq heures &amp; six minutes, à côté d'un Écossais de vingt ans qui me prête un écouteur pour que nous écoutions ensemble &lt;i&gt;Don't Look Back In Anger&lt;/i&gt;, une seule fossette dans sa joue gauche, encore aussi ronde que celle d'un petit garçon. Il y a Kyoto &amp; son enthousiasme débordant, irrépressible, pour &lt;i&gt;La Lambada&lt;/i&gt;. Il y a trois bières &amp; demie gratuites &amp; le serveur qui s'appelle Aladdin, vraiment, &amp; qui me dit &lt;i&gt;toi aussi, toi aussi comme le film!&lt;/i&gt;. Il y a les journées passées à se recoucher, &amp; à repasser dans ma tête toutes les choses que je veux pas oublier. Il y a Dickens, j'ai même pas encore terminé Dickens, il y a Dickens qui fait dire à Esther Summerson que &lt;i&gt;I had never known before how short life really was, &amp; into how small a space the mind could put it&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet été j'habiterai dans Saint-Roch, Saint-Roch de mon coeur, &amp; en septembre je déménagerai chez Porcelaine, &amp; dans notre appartement il y aura son horloge achetée au marché Novoslobodskaïa, cette horloge formidable où Medvedev &amp; Poutine se regardent avec tout le sérieux présidentiel qu'ils possèdent, &amp; nous l'accrocherons juste au-dessus du divan du salon, divan où Juillet viendra s'affaler contre moi, pour boire du café noir le matin &amp; fumer des joints roulés serrés le soir, &amp; dessiner des vagues de son doigt sur mes avant-bras, &amp; écouter des chansons tristes sans s'attrister tout à fait, &amp; construire des souvenirs, &amp; s'embrasser quand on aura rien de mieux à faire, ce qui sera souvent, ce qui sera tout le temps, ce qui sera le plus près possible de toujours.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Parce que les tronçonneuses semblent être une constante dans ma vie, hier matin je me suis éveillée &amp; tout de suite j'ai vu un homme qui en maniait une juste devant ma fenêtre. J'habite au cinquième étage, &amp; c'était le réveil le plus horriblement désagréable &amp; le plus ridiculement surprenant de toute ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8749869280826150996?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8749869280826150996/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/03/il-y-porcelaine-qui-cogne-ma-porte-les.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8749869280826150996'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8749869280826150996'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/03/il-y-porcelaine-qui-cogne-ma-porte-les.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-6643162146441447162</id><published>2010-03-22T10:45:00.003-04:00</published><updated>2010-03-22T11:06:06.026-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Ce midi, tout juste en face de la sortie du métro Aéroport (près de où il n'y a jamais eu &amp; n'y aura jamais d'aéroport), j'entends un bruit de tronçonneuse. Tellement fort que ça traverse tout le reste -- la musique trop forte dans mes oreilles, le bourdonnement de la foule de midi &amp; quart qui fait claquer les grandes portes en bois de la station de métro, les voitures qui zigzaguent dans le trafic déjà agressif de fin de matinée. &amp; c'est parce qu'il y a en effet un homme qui fait une démonstration de tronçonneuse, un homme installé sur un coin de trottoir &amp; qui en vend, en fait, six ou sept tronçonneuses usagées reliées entre elles par de fragiles petits bouts de cordes, &amp; un client potentiel qui s'attarde, l'air dubitatif. D'où la nécessaire démonstration de ladite tronçonneuse. Pour convaincre ledit client potentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste quand je commence à me dire qu'il y a quelque chose à comprendre de Moscou, une certaine logique tronquée, bizarre &amp; fantaisiste mais quand même existante, là, quelque part : bang! Des chain saws. En vente libre sur le trottoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Des chain saws, cibole.)&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Juillet me téléphone trop de bonne heure parce qu'il oublie qu'à Québec ils ont avancé l'heure &amp; ici pas encore, ici seulement la semaine prochaine, Juillet me téléphone à six heures du matin pour me dire &lt;i&gt;un jour là, on pourrait avoir comme un duplex à Limoilou, tsé, on habiterait au rez-de-chaussée &amp; en haut on louerait, en arrière on pourrait avoir un jardin, on pourrait avoir un bac à compost!&lt;/i&gt;. &amp; moi je dis &lt;i&gt;oui Juillet, faudrait pas oublier le bac à compost&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-6643162146441447162?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/6643162146441447162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/03/ce-midi-tout-juste-en-face-de-la-sortie.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6643162146441447162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6643162146441447162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/03/ce-midi-tout-juste-en-face-de-la-sortie.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-1288688071903378015</id><published>2010-03-15T03:32:00.004-04:00</published><updated>2010-03-15T04:00:27.592-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='films'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Hier j’ai vu un film où une femme disait à un homme, &lt;i&gt;you’re a parenthesis&lt;/i&gt;. Ça m’a rappelé que c’est une chose qu’on m’a déjà dite, un garçon que j’aimais beaucoup. Peut-être que je l’aimais &lt;i&gt;aimais&lt;/i&gt; pas tout à fait, mais je l’aimais beaucoup. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci je pense beaucoup aux gens que j'ai beaucoup aimés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci je lis du Anna Gavalda, aussi. Son recueil de nouvelles, celui avec le joli titre trop long. Je l'ai commencé parce que je cherchais quelque chose de pas trop compliqué à faire lire à mes étudiants de français, je me disais que je leur donnerais quelque chose de tellement français, de tellement exagérément français qu'il arrêteraient de se plaindre de mon accent, mais finalement non. Finalement j'ai rien trouvé, rien jusqu'ici. Mais je continue à lire. J'ai pas encore terminé Dickens &amp; ça me donne l'impression, je sais pas, d'avancer ailleurs en même temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci pas moyen d'y échapper, je sais pas pourquoi je passe mon temps à faire semblant que c'est rien, ces temps-ci je déprime déprime déprime. Je m'englue &amp; je comprends pas pourquoi. Je veux dire, Anna Gavalda. Crisse.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&amp; février 2010&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le peignoir&lt;/i&gt;, Suzanne Myre&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The Social Economy&lt;/i&gt;, dirigé par Ash Amin&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Coeur de chien&lt;/i&gt;, Mikhaïl Boulgakov&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Almanach des exils&lt;/i&gt;, Stéphanie Filion &amp; Isabelle Décarie&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://everythingisdirty.com/"&gt;We're lost &amp; everything is dirty&lt;/a&gt;, c'est le meilleur des titres au monde pour un blog de voyages. C'est aussi la description la plus incroyablement exacte des pires des désagréments ordinaires vécus à l'étranger -- pas l'artillerie lourde des kidnappings ou du vol, seulement l'hygiène douteuse des endroits où l'on dort &amp; l'impression tenace d'être toujours un peu perdus, même avec une carte grande comme une mappemonde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gars est photographe ou reporter, quelque chose comme ça, maintenant il est en Inde mais avant c'était l'Asie du Sud-Est, &amp; avant la Colombie, &amp; avant une pause chez lui, à Washington DC. Il prend toutes les photos que je voudrais savoir prendre &amp; il déterre des histoires &amp; il a un sens de l'humour que j'aime beaucoup, quelque part entre l'auto-dérision &amp; l'oeil pour le détail, pour le ridicule, pour le bizarre. Faut voir ça. Faut vous occuper avec ça, juste pour me donner le temps de me sortir de ma déprime.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-1288688071903378015?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/1288688071903378015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/03/hier-jai-vu-un-film-ou-une-femme-disait.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1288688071903378015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1288688071903378015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/03/hier-jai-vu-un-film-ou-une-femme-disait.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8820429956760744106</id><published>2010-02-27T04:39:00.003-05:00</published><updated>2010-02-27T05:53:53.721-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ça me fait du bien de lire Dickens en hiver, entre deux tempêtes de neige, alors que tout à l'extérieur s'immobilise &amp;amp; que dans ce roman-fleuve ça fourmille de partout, c'est une effervescence constante de personnages exagérément typés &amp;amp; de dialogues savoureux &amp;amp; de descriptions minutieuses, drôles à en être gluantes de sarcasme ; l'atmosphère sombre des villes pleines de suie mélangée à quelque chose de très comme il faut, de très victorien, de grands monsieurs qui discutent de politique étrangère en fumant des cigares, le feu dans la grande cheminée de marbre, les bibelots soigneusement époussetés par une bonne au tablier empesé. C'est interminable, ça part dans toutes les directions, c'est un véritable festin de détails -- c'est délicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime quand les courriels de Juillet commencent par &lt;i&gt;en ce moment je suis saoul pas mal mais je me suis dit que c'est pas une raison pour pas t'écrire&lt;/i&gt;, parce que c'est toujours de bon augure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux fois par semaine j'enseigne à un groupe d'adolescents, des longs cours de deux heures &amp;amp; quart auxquels ils assistent tout de suite après la fin de l'école, à quatre heures, les mardis &amp;amp; les jeudis, &amp;amp; qu'ils suivent parce que leurs parents, parce que leur avenir, parce que parce que parce que, mais jamais parce qu'ils en ont envie. Ils ont entre treize &amp;amp; seize ans, je les appelle &lt;i&gt;mes p'tits crisses&lt;/i&gt;, affectueusement!, parce que cibole, ils sont quelque chose -- mais ils ont pas de malice. Ou pas beaucoup. &amp;amp; ils sont drôles comme c'est pas possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors jeudi, dépression généralisée pour cause de défaite hockey-ienne russe. En plus Plushenko a perdu son titre de champion du monde en patinage artistique un peu plus tôt dans la semaine. C'est le drame. La fierté nationale russe est en péril. Je leur dis pas grave, on fera pas de grammaire aujourd'hui, j'ai préparé des jeux pour la deuxième partie du cours, en attendant on va se parler. &amp;amp; on  parle &amp;amp; on parle &amp;amp; on parle --&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du végétarianisme --&lt;br /&gt;Vania, 13 ans : When I eat chicken, I feel sorry for the chicken. I think that if you feel sorry for the animals, you should not eat the animals. &amp;amp; if you do not feel sorry for the animals... then maybe the vegetarians come to kill you!!!&lt;br /&gt;Moi : Thank you Vania, that's a... a good point you're making?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;amp; de l'argent gagné à la loto --&lt;br /&gt;Fyodor, 16 ans : If I won a million dollars, I would buy a big swimming pool &amp;amp; fill it with crocodiles.&lt;br /&gt;Alissa, 15 ans &amp;amp; particulièrement perplexe : ...why don't you just buy a nice Lamborghini, like a normal Russian person?&lt;br /&gt;Fyodor : Because I like crocodiles!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote style="text-align: justify;"&gt;&amp;amp; pourtant, je ne sais pas vivre autrement, je ne sais exister différemment sinon dans ce perpétuel décalage où j'aspire à être ailleurs. [Isabelle]&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;- Stéphanie Filion &amp;amp; Isabelle Décarie, &lt;i&gt;Almanach des exils&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois on tombe sur des phrases, comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8820429956760744106?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8820429956760744106/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/02/ca-me-fait-du-bien-de-lire-dickens-en.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8820429956760744106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8820429956760744106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/02/ca-me-fait-du-bien-de-lire-dickens-en.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8946287087180620446</id><published>2010-02-18T04:21:00.004-05:00</published><updated>2010-02-18T04:32:46.338-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce midi j'ouvre l'avocat que j'ai acheté en début de semaine &amp; la chair est de ce vert parfait, pâteux mais ferme, sur lequel je tombe presque jamais, sur lequel je suis jamais tombée depuis que je suis en Russie. J'écarte la pelure avec mes doigts &amp; je tache toutes les feuilles sur lesquelles j'ai minutieusement recopié ma préparation de cours de tout à l'heure mais c'est pas grave, il n'y a jamais rien de trop grave, je mange un avocat à moi toute seule &amp; ma vie, ma vie à moi, la seule que j'ai, est d'un vert délicieux.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Hier je m'éveille, c'est la fête de ma petite soeur, elle a vingt &amp; un ans &amp; je veux lui écrire quelque chose là, avant même le premier mauvais café instantané du matin. &amp; dans ma boîte de réception, déjà un message --&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Amélie, je t'aime &amp; je m'ennuie vraiment de toi &amp; je suis en ce moment l'homme le plus triste de la planète. Malgré ça, tout ira bien. Malgré ça, toi &amp; moi ça ira bien.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu'il y a quelque chose qui continue, tout doucement, malgré toutes les tristesses du monde.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8946287087180620446?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8946287087180620446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/02/ce-midi-jouvre-lavocat-que-jai-achete.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8946287087180620446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8946287087180620446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/02/ce-midi-jouvre-lavocat-que-jai-achete.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-682741767640529033</id><published>2010-02-16T03:33:00.004-05:00</published><updated>2010-02-16T03:45:34.059-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gasteiz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avant de partir à la mi-décembre, le copain de Porcelaine m'avait donnée un billet de cinq cents roubles en prévision de la Saint-Valentin : &lt;i&gt;achète-lui un paquet de cigarettes &amp; un bouquet de fleurs&lt;/i&gt; qu'il m'avait dit, puis &lt;i&gt;non, des cigarettes &amp; un BigMac&lt;/i&gt;. Alors dimanche matin j'ai enfilé toutes mes pelures &amp; je suis allée au kiosque de tabac, puis au McDo sur Novoslobodskaïa, puis chez Porcelaine, où je me suis présentée en dissimulant les cadeaux derrière moi. Le sourire grand comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Pour la Saint-Valentin il y a Sergi qui m'a écrit un courriel, à moitié en euskera &amp; à moitié en espagnol, tout plein de fautes parce que c'est le catalan sa langue maternelle &amp; qu'il a jamais su parler autre chose qu'un espagnol approximatif, il m'écrit &lt;i&gt;ya hace tiempo que quería decirte algo, que te hecho de menos&lt;/i&gt;, il s'ennuie de moi. Sergi c'est le garçon qui m'avait dit, avec le plus grand manque de tact possible, que j'étais une parenthèse dans sa vie, une jolie parenthèse mais juste une parenthèse quand même, pas grand-chose de plus. Je lui en veux pas, même à ce moment-là je lui en avais pas voulu, il devait être quatre heures du matin &amp; nous revenions des bars de Kutxi sous la petite pluie de fin mai, &amp; moi je me souviens lui avoir dit &lt;i&gt;j'espère que tu diras plus jamais ça à personne, jamais&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Avant-hier j'ai commencé une d'histoire dans un ficher que j'ai appelé &lt;i&gt;triste&lt;/i&gt;, parce que parfois je crois que c'est vrai qu'il faut écrire là où ça fait mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait neuf jours que j'ai pas de nouvelles de Juillet &amp; je me dis que peut-être il y a quelque chose qui se termine, doucement, sans que je puisse rien y faire. &amp; ça me rend infiniment triste.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-682741767640529033?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/682741767640529033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/02/avant-de-partir-la-mi-decembre-le.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/682741767640529033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/682741767640529033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/02/avant-de-partir-la-mi-decembre-le.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7056088883635307702</id><published>2010-02-09T12:20:00.004-05:00</published><updated>2010-02-09T12:33:52.296-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je retourne au café instantané, aux longues files d'attente pour peser les légumes au supermarché, aux mendiants agressifs dans les wagons du métro, à notre chambre toujours froide &amp;amp; à Sasha-le-radiateur qui surchauffe, aux trottoirs dangereusement glacés de la ville, aux caissières maussades, aux quatre kilos &amp;amp; demi de kopecks inutiles qui alourdissent mon porte-feuille, à Igor la plante qui frôle la mort sur le bord de ma fenêtre, aux cuisines communes où il y a toujours au moins un peu de vaisselle sale, aux conversations en flamand que Kyoto a avec sa mère via Skype, à l'odeur de cigarette qui traîne dans la cage d'escalier, à l'ascenseur brinquebalant de l'immeuble, au matelas dur de mon petit lit, au ciel bleu des journées très froides, à mon téléphone cellulaire russe crissement pas fonctionnel, à une certaine fatigue traînante, persistante, qui me rappelle mes grands accès de langueur en automne. Mais je retourne aussi à l'envie de tout faire en même temps, manger des légumes verts lire de bons livres tricoter des pantoufles courir dans les escaliers de secours écouter des tonnes de nouvelle musique dessiner gribouiller vivre!, &amp;amp; ça c'est pas rien, surtout en février.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais travailler &amp;amp; je retrouve toutes les hésitations attendrissantes des adultes qui apprennent patiemment, parfois péniblement une nouvelle langue ; l'espèce de joie tranquille qu'ils ont quand ils saisissent vraiment, vraiment quelque chose, aussi, &amp;amp; la satisfaction que moi j'ai quand je réussis à les faire rire un peu, entre deux règles de grammaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me présente à un seul endroit &amp;amp; il y a trois emplois qu'on m'offre comme ça, comme si ça devait toujours être aussi simple que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Unaï m'envoie un courriel, quelque chose de doux, quelque chose qui fait du bien. Il y dit &lt;i&gt;je t'imagine bien à Moscou en train d'apprendre sur la vie, petite à côté de tout ce qui se passe autour de toi, mais toujours heureuse&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au marché il y a une babouchka au visage fripé qui me voit hésiter devant les espèces de mandarines à la pelure presque rouge qu'on y vend &amp;amp; elle me dit, &lt;i&gt;c'est délicieux, tu verras que c'est délicieux!&lt;/i&gt;. &amp;amp; j'en achète quatre, &amp;amp; c'est vrai que oui, que c'est très délicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a de bonnes choses, quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis Boulgakov &amp;amp; je pense aux chiens moscovites qui prennent le métro, qui s’infiltrent au centre-ville, qui traînent autour des boucheries, qui se roulent en boule pour dormir sous des viaducs --&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne sert absolument à rien d’apprendre à lire, quand, de toute manière, la viande se sent à un kilomètre. Néanmoins, si vous habitez Moscou &amp;amp; si vous avez si peu que ce soit de cervelle dans la tête, vous apprendrez l’alphabet, que vous le vouliez ou non, &amp;amp; cela sans suivre aucun cours. Sur les quarante mille chiens moscovites, il ne s’en trouvera jamais qu’un seul, un idiot absolu, à ne pas savoir composer avec des lettres le mot &lt;i&gt;saucisson&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;- Mikhaïl Boulgakov, &lt;i&gt;Coeur de chien&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je lis Boulgakov, &amp;amp; j’ai trèstrès envie de relire &lt;i&gt;Le Maître &amp;amp; Marguerite&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7056088883635307702?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7056088883635307702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/02/je-retourne-au-cafe-instantane-aux.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7056088883635307702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7056088883635307702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/02/je-retourne-au-cafe-instantane-aux.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-4397773433495584913</id><published>2010-02-07T10:00:00.006-05:00</published><updated>2010-02-07T10:30:34.110-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J'ai terminé un autre recueil de Suzanne Myre tout juste avant de repartir pour Moscou, &lt;i&gt;Le peignoir&lt;/i&gt; que ça s'appelait, &amp;amp; dans la nouvelle-titre il y avait une histoire de deuil &amp;amp; de père mort à l'étranger, en vacances. Je me suis dit &lt;i&gt;ça me suit partout&lt;/i&gt; mais en fait c'est pas moi que ça suit, pas du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;I invented a book that listed every word in every language. It wouldn't be a very useful book, but you could hold it &amp;amp; know that everything you could possibly say was in your hands.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;- Jonathan Safran Foer, &lt;i&gt;Extremely Loud &amp;amp; Incredibly Close&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Durant la dernière semaine à Québec, je me suis enroulée &amp;amp; enroulée &amp;amp; enroulée autour de Juillet &amp;amp; de son chagrin. J'ai jamais perdu de grands-parents j'ai jamais perdu de parents j'ai jamais perdu d'amis, dans ma famille il y a juste le chien qui est mort, de vieillesse, d'un petit corps trop usé, triste mais pas déchirant d'inattendu, une mort tranquille à en être douce. Alors quand j'avais toute l'impuissance du monde qui me montait à la gorge, je disais le moins de choses possible &amp;amp; je m'enroulais, je m'enroulais, mes mains chaudes sur sa nuque, mes jambes entortillées dans les siennes. Mon souffle contre sa joue, comme une caresse. De petites poches d'air pour remplacer les mots bloqués dans mon ventre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il m'a dit &lt;i&gt;si tu pars pas je vais m'en vouloir&lt;/i&gt;, alors je suis partie comme prévu, je suis partie quand même. Lourde de choses que je sais pas dire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;&amp;amp; janvier 2010&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Kafka on the Shore&lt;/i&gt;, Haruki Murakami&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Cuentos sobrenaturales&lt;/i&gt;, Carlos Fuentes&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Mes aventures d'apprenti chevalier presque entièrement raté&lt;/i&gt;, Marie Clark&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Extremely Loud &amp;amp; Incredibly Close&lt;/i&gt;, Jonathan Safran Foer&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Tout ce qui brille&lt;/i&gt;, Jennifer Tremblay&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Vengeur masqué contre les hommes-perchaudes de la Lune&lt;/i&gt;, François Blais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-4397773433495584913?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/4397773433495584913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/02/jai-termine-un-autre-recueil-de-suzanne.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4397773433495584913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4397773433495584913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/02/jai-termine-un-autre-recueil-de-suzanne.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8192183127849337145</id><published>2010-01-29T13:08:00.004-05:00</published><updated>2010-01-29T13:37:50.980-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Hier je suis arrivée chez Juillet à une heure &amp; demie avec un appareil-photo jetable &amp; les cheveux ébouriffés par l'hiver, &lt;i&gt;viens dehors&lt;/i&gt; que je lui ai dit, &lt;i&gt;on a vingt-sept photos &amp; juste un après-midi&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À six heures &amp; des poussières je suis allée rejoindre Marlie au Sacrilège, pour la première fois à vie j'étais en retard &amp; elle pas, on devait rester une heure mais finalement c'est trois heures qu'on a passées à parler de toutes ces choses qu'on a jamais le temps de se dire -- ses chansons colorées, belles comme des bijoux ; tous nos grands élans d'indignation devant l'injustice, toutes les injustices sociales ; l'Afrique ; la Russie ; la bière que son copain ira bientôt brasser en campagne ; les histoires qui me chicotent ; le futur qui est là &lt;i&gt;là&lt;/i&gt;, maintenant. Marlie attablée en face de moi, immensément grande &amp; immensément blonde, la plus belle personne que je connaisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis revenue chez Juillet avec quatre bières dans le ventre &amp; une grande chaleur dans les joues, alors il m'a donné de la crème glacée au chocolat &amp; des tonnes de sourires indulgents. J'ai fouillé dans sa bibliothèque &amp; je me suis endormie en lisant les premiers chapitres de &lt;i&gt;Chercher le vent&lt;/i&gt;, j'avais oublié qu'il y avait une Catalane dans ce livre-là ; quand je me suis éveillée il me regardait dormir. Il m'a dit &lt;i&gt;toi tu m'habites&lt;/i&gt; &amp; c'était d'une douceur cotonneuse, un nuage de ouate contre ma peau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; ce matin le téléphone a sonné à neuf heure quarante-six minutes, cinq coups avant qu'il ne réponde, &amp; c'était quelqu'un qui lui disait que son père était mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des choses, comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8192183127849337145?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8192183127849337145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/01/hier-je-suis-arrivee-chez-juillet-une.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8192183127849337145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8192183127849337145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/01/hier-je-suis-arrivee-chez-juillet-une.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-2215319453083934801</id><published>2010-01-27T20:51:00.002-05:00</published><updated>2010-01-27T20:54:56.167-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gasteiz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci je lis des livres que j'aurais envie de ne jamais terminer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'aéroport d'Heathrow j'avais quatre heures d'attente &amp; &lt;i&gt;War &amp; Peace&lt;/i&gt; déjà terminé dans le fond de mon sac à dos, alors j'ai acheté &lt;i&gt;Kafka on the Shore&lt;/i&gt; &amp; c'était le meilleur de tous les livres que j'aurais pu lire à ce moment-là, à exactement ce moment-là de ma vie. D'Haruki Murakami j'avais seulement lu &lt;i&gt;Chroniques de l'oiseau à ressort&lt;/i&gt;, dans une traduction vraiment horrible qui m'avait profondément frustrée, on a pas idée de massacrer un livre à ce point, cibole!, mais &lt;i&gt;Kafka&lt;/i&gt; c'était encore plus de toutes ces choses qui n'arrivent qu'en littérature -- les personnages qui parlent de mythes grecs &amp; de grandes choses profondes, le temps qui se troue &amp; s'étire &amp; s'embrouille, une histoire éclatée de brume &amp; de rêves. &amp; puis en même temps il y a tout un cadre supra-réaliste, de très petits détails du quotidien, l'auteur qui passe son temps à expliquer très exactement ce que les personnages ont décidé de manger pour le repas du soir, quels légumes sur quel type de riz avec quelle marque de café instantané. C'en est tellement déroutant que ça en devient beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; aujourd'hui je termine &lt;i&gt;Extremely Loud &amp; Incredibly Close&lt;/i&gt;, qui lui est tout plein de personnages qui ne peuvent survivre qu'en littérature -- le petit garçon beaucoup trop prodige ; le grand-père qui perd la parole &amp; entretient des dialogues via des tonnes de cahiers ; le vieil homme centenaire &amp; sourd qui enfonce chaque matin un nouveau clou dans un lit construit à même un arbre volé où, je m'en rappelle plus tout à fait, peut-être à Central Park? Anyway. C'est un livre comme une explosion dans la poitrine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; ça prend un certain courage, je crois, pour écrire de ces choses, de ces gens qui n'arrivent que dans les livres.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci je vis des choses que j'aurais envie de ne jamais avoir fini de vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des journées grises de pluie verglaçante &amp; de trottoirs-patinoires où Juillet sent toujours la menthe &amp; l'air du dehors &amp; le savon &amp; la cigarette, juste un peu, juste assez pour donner du relief à son odeur. Il a recommencé le jour de sa fête parce que &lt;i&gt;crisse, t'étais pas là&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a les meilleures soirées du monde avec Baloi, toutes les deux nostalgiques de téléromans espagnols horriblement invraisemblables, un ancien orphelinat devenu école privée devenue théâtre d'activités criminelles en tout genre, toutes les deux encore follement amoureuses du Pays Basque, à distance, trop craintives pour y retourner tout de suite, qu'est-ce que ce serait que d'aller à Gasteiz pour la retrouver vide de tous les gens qu'on y a aimés? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des après-midis de soleil doux chez mon grand-père, à l'entendre me raconter un rêve rêvé la nuit précédente, &lt;i&gt;un rêve fou&lt;/i&gt; qu'il me dit, &lt;i&gt;un rêve tellement beau&lt;/i&gt;, qu'est-ce que c'est qu'un beau rêve pour mon grand-père? &lt;i&gt;Y'avait un lac dans la cour en avant, j'y pêchais des dorés gros comme ça.&lt;/i&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des virées express à Montréal, trois heures &amp; demie en voiture avec un petit monsieur de soixante-quinze qui roule à peu près à ça, à soixante-quinze, pour aller voir Chuck qui tombe dans le mélodrame &amp; jure jure &lt;i&gt;jure!&lt;/i&gt; que sa vie de future infirmière est finie terminée déjà derrière elle, &lt;i&gt;pourquoi je m'obstine à faire de quoi qui me ressemble pas?&lt;/i&gt;. Baloi qui lui dit &lt;i&gt;va donc sage-femme, que j'aie pas besoin d'accoucher à l'hôpital&lt;/i&gt;. Moi qui lui dis &lt;i&gt;l'école ça presse pas, mais tout le reste -- oui!&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a déjà toutes ces semaines douillettes chez mes parents, les crêpes aux fruits pour le souper, l'énorme machine à espresso qui tire les plus bruyants de tous les allongés du monde, les mauvais téléromans auxquels ma mère donne tous une chance, au moins trois épisodes, &lt;i&gt;Trauma c'est pas bon mais qu'est-ce tu veux, c'est James Hyndman&lt;/i&gt;, mon père &amp; son amour des bibliothèques qui s'étale dans toutes les pièces, ma soeurette qui vient dormir chaque fois que ça va pas avec son copain &amp; qui me laisse de petites notes presque sans fautes d'orthographe, &lt;i&gt;je t'aime vraiment beaucoup&lt;/i&gt;, des milliers &amp; des milliers de points d'exclamation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une fin de fin de journée où Juillet me dit &lt;i&gt;je dors mieux depuis que je te connais&lt;/i&gt; &amp; je pourrais rire en disant &lt;i&gt;tu me trouves soporifique?&lt;/i&gt; mais je le fais pas parce que déjà sa respirations s'alourdit dans mon cou &amp; aussi parce que je sais que ce qu'il essaierait d'expliquer c'est qu'il y a une angoisse, de ces angoisses sombres &amp; gluantes comme les anguilles, qui existe juste un tout petit peu moins depuis que, depuis que.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Juillet qui demande, &lt;i&gt;pourquoi y'a pas encore personne qui  a écrit de livre sur toi &amp; moi &amp; ça?&lt;/i&gt; ; moi qui réponds &lt;i&gt;parce que dans les livres faut toujours que ce soit au moins un peu compliqué&lt;/i&gt;.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des journées entières que je passerais à l'avoir tout près, assez pour pouvoir sentir son coeur battre dans ma poitrine.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-2215319453083934801?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/2215319453083934801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/01/ces-temps-ci-je-lis-des-livres-que.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2215319453083934801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2215319453083934801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/01/ces-temps-ci-je-lis-des-livres-que.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8181614391680843865</id><published>2010-01-09T13:02:00.006-05:00</published><updated>2010-01-09T20:47:52.715-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;En 2009 j'ai commencé cent onze livres ; j'en ai abandonné deux ; je suis tombée amoureuse des dizaines &amp;amp; des dizaines de fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les meilleurs des meilleurs --&lt;br /&gt;Tolstoï! (...personne l'avait vu venir.) &lt;i&gt;War &amp;amp; Peace&lt;/i&gt;, &amp;amp; puis aussi &lt;i&gt;The Death of Ivan Ilyich &amp;amp; Other Stories&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Suzanne Myre! &lt;i&gt;J’ai de mauvaises nouvelles pour vous&lt;/i&gt; &amp;amp; &lt;i&gt;Nouvelles d’autres mères&lt;/i&gt; &amp;amp; &lt;i&gt;Humains aigres-doux&lt;/i&gt;. (Me reste deux recueils d'elle à lire. J'ai hâte hâte hâte.)&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La ciudad y los perros&lt;/i&gt;, Mario Vargas Llosa&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je jette mes ongles par la fenêtre : nouvelles&lt;/i&gt;, Natalie Jean&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La peau des doigts&lt;/i&gt;, Katia Belkhodja&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La physique racontée aux poètes &amp;amp; aux enfants&lt;/i&gt;, Ulf Danielsson&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Bourlinguer&lt;/i&gt;, Blaise Cendrars&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi beaucoup beaucoup aimé, pêle-mêle --&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Trainspotting&lt;/i&gt;, Irvine Welsh&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The View from Castle Rock : Stories&lt;/i&gt;, Alice Munro&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Éloge du chiac : poésie&lt;/i&gt;, Gérald Leblanc&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Chronicles : Volume One&lt;/i&gt;, Bob Dylan&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Québec en mouvements : idées &amp;amp; pratiques militantes contemporaines&lt;/i&gt;, sous la direction de Francis Dupuis-Déri&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Instruments des ténèbres&lt;/i&gt;, Nancy Huston&lt;br /&gt;&lt;i&gt;N.P&lt;/i&gt;, Banana Yoshimoto&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les justes : pièce en cinq actes&lt;/i&gt;, Albert Camus&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La plus jolie fin du monde&lt;/i&gt;, Zviane&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La memoria&lt;/i&gt;, Louise Dupré&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Coup de foudre, clichés &amp;amp; autres atrocités&lt;/i&gt;, textes de Julie Gaudet-Beauregard &amp;amp; illustrations de Catherine Lepage&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The History of Love&lt;/i&gt;, Nicole Krauss&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Chambre avec baignoire&lt;/i&gt;, Hélène Rioux&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Théâtre complet I : Ce fou de Platonov, Ivanov, La mouette, Les trois soeurs&lt;/i&gt;, Anton Tchekhov&lt;br /&gt;&lt;i&gt;A Hero of Our Time&lt;/i&gt;, Mikhail Lermontov&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;amp;  meilleures relectures, parce que ça veut quand même dire quelque chose que d’aimer autant un livre pour la deuxième fois --&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Sherlock Holmes : The Complete Novels &amp;amp; Stories, Volume I&lt;/i&gt;, Arthur Conan Doyle (pas eu le temps de relire le deuxième volume -- peut-être plus tard cette année.)&lt;br /&gt;Les Malaussène de Pennac! (...sauf peut-être &lt;i&gt;Des chrétiens &amp;amp; des maures&lt;/i&gt;.)&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je voudrais me déposer la tête&lt;/i&gt;, Jonathan Harnois&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Faire dans le concis, le &lt;i&gt;voici mon top dix de l'année&lt;/i&gt;, je serai jamais capable. Il y a trop de livres qui méritent d'être aimés au grand jour, même dans des listes interminables!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le train de nuit de St-Pétersbourg à Moscou j'étais fatiguée à en avoir mal aux yeux mais j'étais incapable de dormir, alors j'ai écouté &lt;i&gt;Murder Ballads&lt;/i&gt;, tout l'album trois fois de suite, &amp;amp; vraiment c'était apaisant, repasser toutes ces histoires en boucle, soupeser les mots, les entendre s'enrouler autour des notes. &amp;amp; très lugubre, aussi, parce qu'à la fin du voyage je voyais des envies de rages meurtrières chez tous mes voisins de wagon, mais bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;amp; j'étais sur youtube aujourd'hui, après avoir terminé mes bagages, &amp;amp; je me suis souvenue à quel point j'aime le vidéoclip pour &lt;i&gt;Henry Lee&lt;/i&gt; -- le contraste entre l'air particulièrement vampirique de Nick Cave &amp;amp; les traits délicats de PJ Harvey, la chanson si délicieusement morbide &amp;amp; leurs gestes si doucement enveloppants. &amp;amp; leurs mains, leurs mains qui dansent &amp;amp; happent &amp;amp; dessinent, quelque part dans l'espace qui les sépare, de grands sentiments crève-coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-04wkIk84B8&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/-04wkIk84B8&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends l'avion demain matin.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8181614391680843865?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8181614391680843865/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/01/en-2009-jai-commence-cent-onze-livres.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8181614391680843865'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8181614391680843865'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/01/en-2009-jai-commence-cent-onze-livres.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-6609664981566447466</id><published>2010-01-08T08:32:00.005-05:00</published><updated>2010-01-08T09:40:38.046-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mon Noël à moi, tout doux:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vingt-quatre décembre, dans la petite épicerie tenue par les Kazakhs qui vendent des oranges bioniques grosses comme ma tête, Dalida qui chante &lt;i&gt;paroles, paroles&lt;/i&gt; &amp; la caissière qui bat la mesure, ses faux ongles s'écorchant sur le comptoir de métal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore le vingt-quatre décembre, je reçois un colis par la poste &amp; c'est de Juillet &amp; c'est un tout petit livre en papier recyclé, les feuilles reliées tout croche &amp; l'encre bleue qui s'étend en pâtés, les mots maladroits, les fautes d'orthographe, les photos de sourires. Mon coeur grand comme ça dans ma poitrine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vingt-cinq décembre, je travaille mais seulement après avoir festoyé avec la patronne &amp; la secrétaire &amp; Porcelaine, à boire du Campari à deux heures de l'après-midi &amp; manger des petits fours noyés dans la crème sûre, la patronne qui offre une boîte de chocolats &amp; du champagne, pas du champagne russe sucré mais l'autre, &lt;i&gt;l'étranger&lt;/i&gt; qu'elle dit, plus amer, &lt;i&gt;c'est bien celui que vous préférez?&lt;/i&gt;. Je donne mon cours peut-être pompette, peut-être juste un tout petit peu, &amp; quand je rentre chez moi il y a une boîte de truffes sur mon oreiller, &amp; il y a un peu de neige qui se faufile par la fenêtre entrouverte, &amp; je me dis que tout ça, Moscou toute blanche du chocolat en cadeau une bouteille de champagne dans mon sac, tout ça c'est joli comme un poème. &lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Ensuite il y a eu  ma dernière journée de travail, mes étudiants qui m'offrent d'autres boîtes de chocolat, les meilleurs chocolats russes au monde, &amp; qui prennent de toutes petites voix paniquées lorsqu'ils apprennent que je reviendrai seulement en février, &lt;i&gt;but you're coming back, right?&lt;/i&gt;. Puis le trente &amp; un décembre sur la Place Rouge, à regarder les feux d'artifices éclater au-dessus du Kremlin avec un Croate grincheux &amp; deux Russes &amp; Porcelaine, Porcelaine avec qui je partage ma bouteille de champagne &amp; qui me dit en m'embrassant sur les deux joues que &lt;i&gt;de tout le monde que j'ai connu ici, suis crissement contente d'être avec toi pour le Nouvel An!&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis Novgorod où je suis arrivée à six heures du matin, où l'eau de la Volkhov était plus chaude que l'hiver, où il y avait de longs filaments de brume qui couraient au-dessus de la rivière &amp; où, dans l'air doux &amp; presque intolérablement froid du petit matin, c'était d'une beauté délicate, inattendue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis Saint-Pétersbourg où j'ai appris que Lhasa était morte alors j'ai écouté son dernier album à répétition, partout sur les trottoirs enneigés de la ville. Je préfère son deuxième disque, &lt;i&gt;The Living Road&lt;/i&gt;, mais dans &lt;i&gt;Lhasa&lt;/i&gt; il y a une mélancolie dans laquelle j'ai toujours un peu envie de me lover. Comme le goût d'être triste, d'être juste assez triste pour comprendre les chagrins qu'elle chante.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Sinon il y a le petit chien de la famille qui est tombé gravement malade juste après Noël, &amp; elle était vieille, &amp; maintenant elle est morte. Ma soeurette qui m'écrit &lt;i&gt;tsé, je sais même pas si le paradis existe mais j'espère tellement tellement fort que le paradis des chiens existe, parce que elle il faut qui lui arrive de quoi de bien&lt;/i&gt;. Oui.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-6609664981566447466?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/6609664981566447466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/01/mon-noel-moi-tout-doux-le-vingt-quatre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6609664981566447466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6609664981566447466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2010/01/mon-noel-moi-tout-doux-le-vingt-quatre.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-2093369164334179805</id><published>2009-12-23T07:57:00.005-05:00</published><updated>2009-12-23T08:42:44.312-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Peut-être qu'on n'habite pleinement que les endroits où il y a des gens pour nous aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que c'est pour ça que voyager c'est si beau mais si froid, parfois, des villes &amp; des villages &amp; des paysages &amp; des arbres aux branches démesurément grandes, démesurément &amp; désespérément tendues vers le ciel, les feuilles pourries de l'automne coincées sous la neige &amp; du givre comme de la dentelle sur le béton des édifices -- toutes ces choses que l'on regarde comme si elles étaient bien à l'abri sous une cloche de verre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que j'ai un petit peu froid, ces temps-ci.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;C'est Noël vendredi mais pas ici, ici Noël c'est le 7 janvier &amp; de toute façon ce qui compte c'est le Nouvel An, les cadeaux &amp; le sapin &amp; toute la pénible logistique des partys de famille, tout ça c'est durant la nuit du trente &amp; un janvier. Mais pour moi Noël c'est vendredi &amp; vendredi je travaille parce qu'ici ce n'est qu'une autre journée trop courte de décembre. &amp; moi vendredi j'aurais envie d'être en vacances, de vraies de vraies vacances, toute une journée à lire &lt;i&gt;War &amp; Peace&lt;/i&gt; près de la fenêtre, lire lentement &amp; tourner la tête juste un peu, de temps à autre, juste assez pour voir la neige tomber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais envie du café très fort de ma mère, celui qui est presque sirupeux contre les parois de la tasse, celui que mon père est incapable de boire ; j'aurais envie de jeux de société avec ma petite famille, n'importe quoi sauf Scrabble parce qu'il y a personne au monde qui soit pire que moi au Scrabble, le chien recroquevillé en virgule sous la table &amp; mes orteils nus qui frôlent son petit corps chaud. J'aurais envie de faire des biscuits avec ma mère, de la farine jusque sous les ongles, le glaçage récalcitrant qui colle partout sauf là où il devrait, le comptoir le tablier le bout de mes cheveux trop longs. J'aurais envie de vieux films mal doublés à la télé, de longues journées en pyjama avec ma soeurette, de fondue au chocolat le jour de Noël, de mon grand-père qui bénit en pleurant les soixante-dix-huit membres de la famille étendue, ma grand-mère qui le console &lt;i&gt;Rémi, ben voyons Rémi&lt;/i&gt;, de mes deux autres grand-parents tout frêles dans leur appartement, leur table qui croule sous les bonnes choses, Nanny qui ressert tout le monde de force avec des &lt;i&gt;shush now, don't want to hear you refuse me anything, me being such an old lady now, turkey sweetheart?&lt;/i&gt; pendant que mon grand-père enjolive avec enthousiasme ce qu'il a lu dans la &lt;i&gt;Gazette&lt;/i&gt; du matin. J'aurais envie, peut-être surtout parce que je suis loin, j'aurais envie de toutes mes tantes &amp; de tous mes oncles &amp; tous les cousins cousines petits&amp;petites-cousins-cousines, toute une grande tribu bruyante à laquelle j'ai pas toujours l'impression d'appartenir mais que je connais &amp; que j'aime &amp; avec qui rien à faire, je serai toujours très jeune jusqu'à ce que je sois soudainement plus vieille que tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; j'aurais envie de chaleur, de vraie chaleur douillette, tellement réconfortante qu'elle en alourdit la tête, &amp; j'aurais envie de nuits toute nue dans le lit de Juillet, &amp; j'aurais envie de nous enfouir sous les couvertures comme sous une tente, comme dans la meilleure des cachettes, comme quand j'étais petite &amp; craintive, &amp; j'aurais envie de lui parler doucement, tranquillement, de toutes les choses sur lesquelles je peine tellement à mettre des mots.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Kyoto est repartie chez elle pour Noël &amp; il reste Porcelaine &amp; moi, fidèles au poste, le nez pressé contre la vitre dès que le soleil se pointe chaque matin. Le coeur grand ouvert, mal emmitouflé, qui prend froid trop souvent. Mais qui bat &amp; qui bat &amp; qui bat dans ma poitrine, fort &amp; fier &amp; follement amoureux de la vie, je pense.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-2093369164334179805?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/2093369164334179805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/12/peut-etre-quon-nhabite-pleinement-que.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2093369164334179805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2093369164334179805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/12/peut-etre-quon-nhabite-pleinement-que.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-4748693867068821188</id><published>2009-12-06T11:39:00.009-05:00</published><updated>2009-12-06T12:58:38.994-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J'aurais tout plein de choses à dire, parce que je suis allée en Lettonie &amp; que j'ai eu vingt-quatre ans (vingt-quatre!) &amp; que je me suis fâchée contre Juillet juste assez longtemps pour acheter une bouteille de vodka cheapette à partager avec Porcelaine, à boire à même le goulot parce que ça fait plus sérieux comme ça, on noie pas ses peines correctement dans une coupe à champagne &lt;i&gt;cibole!&lt;/i&gt; que Porcelaine rajoutait, &amp; que le lendemain il m'a écrit &lt;i&gt;j'espère que t'as pas trop bu hier soir parce que là tu vas être malade, t'es trop loin pour être malade, je m'excuse, j'aurais dû m'excuser avant parce que là je sais que tu dois être malade&lt;/i&gt; &amp; que moi j'ai été prostrée dans mon lit toute la journée, malade malade malade mais quand même passablement heureuse, &amp; que &lt;i&gt;War &amp; Peace&lt;/i&gt; c'est l'événement littéraire de ma vie, magnifique, grandiose, des milliers de roulements de tambours qui s'échappent des pages, &amp; que les premiers épisodes de &lt;i&gt;Twin Peaks&lt;/i&gt; blottie dans le même lit que Kyoto, &amp; que de la crème glacée en cadeau, &amp; que le sable doux du golfe de Lettonie, &amp; que les mots russes échangés très vite, &amp; que. Mais ce que j'ai envie de dire, c'est : je suis riche, je suis plus riche que prévu, ma carrière d'enseignante en Russie est assez spectaculairement lucrative &amp; j'avais pas du tout envisagé la possibilité que peut-être j'aurais un jour autant d'argent. Alors le 10 janvier je prends l'avion pour Québec. &amp; je prends tout un mois de congé. &amp; à mon retour à Moscou j'aurai déjà tout plein d'étudiants qui m'attendront, &amp; ma patronne m'a déjà fait signer les contrats &amp; tout &amp; tout, &amp; c'est la Russie alors c'est vrai que tout peut toujours changer, mais. Mais maintenant il y a une petite neige légère qui flotte sur le sol, &amp; le ciel gris est presque bleu si on regarde très vite, &amp; moi, moi moi moi j'ai le coeur heureux à en éclater.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&amp; novembre 2009&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The Death of Ivan Ilyich &amp; Other Stories&lt;/i&gt;, Leo Tolstoy&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Théâtre complet I : Ce fou de Platonov, Ivanov, La Mouette, Les Trois Soeurs&lt;/i&gt;, Anton Tchekhov&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Amandes &amp; melon&lt;/i&gt;, Madeleine Monette&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La nouvelle poésie russe : anthologie&lt;/i&gt;, poèmes présentés par Evgueni Bounimovitch&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Nouvelles de Pétersbourg&lt;/i&gt;, Nikolaï Gogol&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'Hiver au coeur : novella&lt;/i&gt;, André Major&lt;br /&gt;&lt;i&gt;A Hero of Our Time&lt;/i&gt;, Mikhail Lermontov&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Kamouraska&lt;/i&gt;, Anne Hébert&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Cet été, du temps où j'habitais encore mon petit appartement dans St-Roch, j'ai essayé de faire écouter du Robert Charlebois à Unaï. Unaï qui aime la musique traditionnelle, presque exclusivement, surtout celle qui vient d'Irlande, des &lt;i&gt;reels&lt;/i&gt; interminablement répétitifs, &amp; qui joue de la flûte celtique, &amp; qui, de tous mes disques alors soigneusement rangés en ordre alphabétique, aimait juste, juste un peu mais pas trop, Bette &amp; Wallet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Robert Charlebois, pour Unaï. Une soirée de fin juin, de trèstrès fin juin, des boîtes partout autour de nous parce que je déménageais le trente. Il y avait ses cheveux qui bouclaient sous mes doigts, sa tête sur mes cuisses, ses longues jambes accrochées en virgule au bout du sofa. Puis il y a eu la chanson que j'aime pas vraiment, celle qui dit &lt;i&gt;mais l'amour infiniiiii me montera dans l'âme&lt;/i&gt;, celle qui m'a fait rire d'un petit rire méprisant, &lt;i&gt;l'amour infini&lt;/i&gt;, qui est-ce qui parle encore d'amour infini? &amp; Unaï qui a ouvert les yeux, a réfléchi un bon moment, puis: &lt;i&gt;tu vas toujours aimer.&lt;/i&gt; Silence. &lt;i&gt;C'est pour ça que l'amour infini.&lt;/i&gt; A refermé les yeux. Comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y ai repensé aujourd'hui. À l'amour, aux gens qu'on aime, aux grands élans de tendresse &amp; de douceur &amp; de joie qui chatouille l'intérieur des joues. Je sais pas si ça dure toujours, ces choses-là ; je sais pas si c'est ce qu'il y a de plus important. Le toujours est flou, le maintenant l'est pas du tout. &amp; moi je sais que je vais passer ma vie à aimer tout le monde tout croche, mais du mieux que je peux. Pas préoccupée par la durée, je crois. Juste par -- tout le reste.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-4748693867068821188?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/4748693867068821188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/12/jaurais-tout-plein-de-choses-dire-parce.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4748693867068821188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4748693867068821188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/12/jaurais-tout-plein-de-choses-dire-parce.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-3440165174063913125</id><published>2009-11-22T04:31:00.005-05:00</published><updated>2009-11-22T05:12:40.879-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis assise près de la fenêtre ouverte, ouverte juste un peu parce que l'hiver ne fait encore que frôler Moscou, quand dans le fauteuil couleur gruau je replie sous moi mes jambes, quand j'enfouis mon nez dans la bonne odeur riche des pages d'un vieux livre, quand je ressasse des mots en regardant distraitement l'arbre qui frissonne près de la fenêtre -- souvent ça me prend, comme ça, souvent il y a un grand quelque chose qui m'inonde la poitrine, &amp; je me dis : c'est tellement doux d'avoir quelqu'un à aimer.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Parce que je désespère pas encore tout à fait d'être un jour &lt;a href="http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/05/je-me-leve-sept-heures-un-dimanche.html"&gt;La Fille Qui Court Le Matin&lt;/a&gt; (malgré mes &lt;a href="http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/05/le-dimanche-jaime-ecouter-epilogue-ckia.html"&gt;tendons d'Achille trop courts&lt;/a&gt;), je me lève tôt pour aller courir dans les escaliers de secours surchauffés de l'édifice où j'habite. Il y a douze étages mais les escaliers n'en couvrent que dix, &amp; moi je les dévale à toute vitesse pour ensuite les remonter péniblement, gravir chacune des marches avec les mauvais souliers que j'ai traînés dans mes bagages. Ils peuvent presque passer pour des espadrilles, ces souliers, la forme vaguement aérodynamique &amp; les semelles juste assez épaisses, mais en fait c'est ceux que je portais du temps où je travaillais à la boulangerie &amp; les talons en sont encore blanchis de farine incrustée. (Donc capacité anti-dérapante : zéro.) Souvent j'écoute The National Parcs &amp; toujours ça me ramène à cet été, au petit contrat de trois mois &amp; demi, cinq dans une Communauto &amp; toutes les vitres baissées, la musique trop forte &amp; Juillet qui conduit d'une main, en regardant beaucoup trop souvent dans le rétroviseur. Mais moi je m'en apercevrai seulement au mois d'août.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;En ce moment je me traîne dans &lt;i&gt;Kamouraska&lt;/i&gt;, je me sentais mal de jamais avoir lu Anne Hébert ; au début j'étais pas certaine mais je m'habitue petit à petit, j'y vais très lentement pour ne pas briser le rythme des phrases. Pour l'instant c'est comme une nébuleuse d'images, je sais pas, des taches de couleur qui se fondent les unes dans les autres, les mots quelque part en dessous, le récit un peu entre les deux. Les pages sont juste assez rugueuses sous mes doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la semaine prochaine je commence &lt;i&gt;War &amp; Peace&lt;/i&gt;, finalement, miraculeusement, après presque des années &amp; des années à attendre le bon moment la bonne édition la bonne traduction, ce sera extraordinaire &amp; je dessinerai une étoile sur mon calendrier. (J'en dessinerai vraiment une.) Tolstoï, mon amour, viens m'entretenir du détail des guerres napoléoniennes &amp; de toute l'ampleur des vicissitudes de la petite aristocratie russe! Des centaines &amp; des centaines de pages, des milliers &amp; des milliers de petits caractères, toi &amp; moi on va s'aimer au moins jusqu'à Noël.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-3440165174063913125?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/3440165174063913125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/11/quand-je-suis-assise-pres-de-la-fenetre.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3440165174063913125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3440165174063913125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/11/quand-je-suis-assise-pres-de-la-fenetre.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7448008291389217729</id><published>2009-11-12T04:25:00.006-05:00</published><updated>2009-11-12T05:18:30.048-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bientôt visitée par une de ces bouffées de bonheur qu'elle accueillait avec stupéfaction depuis des mois, elle aurait laissé dériver son attention de la scène haute &amp;amp; dépouillée au dos plein de ce compagnon que, dans un fragile éblouissement, une brève montée de chaleur, elle aurait eu la certitude presque intolérable d'aimer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;- Madeleine Monette, &lt;i&gt;Amandes &amp;amp; melon&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Amandes &amp;amp; melon&lt;/i&gt; c'est lourd &amp;amp; c'est long &amp;amp; c'est touffu, je pensais pas m'attaquer à un roman où il y a une telle surdose d'introspection, un tel foisonnement d'idées &amp;amp; de remises en question, où l'histoire est à ce point centrée sur la façon que chacun, que chaque personnage a de ne pas être tout à fait heureux -- mais de temps à autre, une phrase très longue qui veut tout dire. &amp;amp; ça valait la peine, peut-être, juste pour ça.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À Kazan j'ai eu un drôle d'accès de déprime, le dimanche après-midi. Peut-être parce qu'il n'avait pas fait soleil depuis vendredi matin. Alors je suis allée prendre un горячйи шоколад (&lt;i&gt;gariatchi chakalad&lt;/i&gt; -- la traduction exacte ce serait &lt;i&gt;chocolat chaud&lt;/i&gt;, mais en fait c'est une masse de chocolat fondu servie dans une tasse &amp;amp; dégustée à la petite cuillière) dans un café où la serveuse avait décidé de faire jouer la discographie complète de Phil Collins. &amp;amp; tout de suite, dès le premier contact hésitant entre mes lèvres gercées &amp;amp; le métal chaud de la cuillère, je me suis sentie mieux. &amp;amp; je me suis dit qu'une vie heureuse, c'en est sûrement une où toutes les tristesses peuvent être consolées par un dosage approprié de chocolat. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(...mais les bienfaits thérapeutiques de Phil, dans mon cas, restent encore à prouver.)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin je me suis éveillée en faisant ce que ma grand-mère aurait approuvé, &lt;i&gt;count your blessings &amp;amp; be content&lt;/i&gt;, &amp;amp; j'ai énuméré : tout un nouveau groupe d'étudiants, à cause d'une enseignante d'anglais partie en congé de maternité. Du beurre d'arachides biologique! reçu par la poste hier &amp;amp; que je dévore depuis, partout, n'importe comment, avec du pain frais, sur une banane, à même le pot, les doigts poisseux parce que je manque de couteaux. Le petit vent chaud des derniers jours, qui balaie presque la pollution qui traîne sur Moscou. Igor la plante qui s'acccroche à la vie malgré mon absence assez flagrante de pouce vert. Les plus jolies mitaines du monde, pas encore étrennées mais ça viendra, ça viendra. Des colis que je ficelle, des cartes postales sur lesquelles je gribouille des dessins. De grands grands grands projets. De petits bonheurs tout doux. L'envie de voyager mais aussi celle de rester, juste encore un peu, juste assez pour construire de nouvelles habitudes que je briserai joyeusement, fébrilement, avec dans la gorge l'excitation angoissée des gares &amp;amp; des aéroports.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La seule façon que la vie pourrait être plus jolie, je crois, c'est si Juillet était ici avec moi. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(Surtout que c'est sa fête, aujourd'hui.)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7448008291389217729?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7448008291389217729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/11/bientot-visitee-par-une-de-ces-bouffees.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7448008291389217729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7448008291389217729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/11/bientot-visitee-par-une-de-ces-bouffees.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-5455561352587096592</id><published>2009-11-10T12:42:00.010-05:00</published><updated>2009-11-10T13:17:10.930-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Entrer dans le wagon de troisième classe d'un train de nuit russe, c'est se glisser dans un monde parallèle, un tout petit univers qui existe en vase clos depuis très longtemps, peut-être depuis toujours. Aussi l'impression de s'enfouir dans un sous-marin: un wagon-dortoir où l'espace est divisé comprimé réquisitionné, des lits superposés qui encombrent les murs, des corridors étroits &amp; une proximité forcée, aussi immédiate qu'une odeur trop forte. Mais les Russes ne s'en font pas vraiment avec l'espace vital -- c'est toujours très abstrait &amp; pas tout à fait nécessaire, comme si même dans le plus grand pays du monde ils avaient été habitués à s'empiler les uns sur les autres. Ils se pressent avec leurs bagages sur ces longs bancs durs qui deviendront des couchettes, épaules contre épaules, sacs de provisions en équilibre précaire sur les cuisses, manteaux épais qui, accrochés aux murs, bloquent déjà la moitié du corridor. Ils sont là une demie-heure avant le départ &amp; moi je suis surprise, lorsque j'entre dans le wagon cinq petites minutes avant l'heure, de tomber sur tous ces visage déjà à moitié endormis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le train démarre il y a une grande lumière crue qui envahit le wagon, les néons qui au plafond s'allument, &amp; tout ce qu'il y avait d'amorphe est balayé, meurt aveuglé sur le plancher sale. Les hommes décapsulent une bière, deux bières, trois bières; les madames réquisitionnent l'aide de leurs voisines pour enfiler leur pyjama derrière un drap maintenu à la verticale; les bébés gigotent &amp; rient &amp; baillent &amp; puis se mettent à pleurer, subitement, comme si toute la tristesse du monde s'échappait des banlieues de Moscou, que le train traverse à vitesse réduite, pour se glisser sous leur petite langue rose. Au fond du wagon il y a un énorme samovar de métal, un dinosaure qui suinte de partout &amp; devant lequel les gens font la queue, pour le dernier thé du soir. Le contrôleur essaie tant bien que mal de faire ce qu'il doit faire, contrôler les billets, mais tout le monde bouge tellement que c'est difficile de savoir qui devrait être où. &amp; puis de toute façon les passagers ont déjà commencé à dérouler les matelas sur les petits lits durs, à étendre les draps, à déplacer les bagages dont on ne sait plus quoi faire, à se contorsionner pour laisser passer ceux qui se dirigent vers le samovar; les gens retirent leurs bottes, souvent une partie de leurs vêtements, les hommes calent leur reste de bière &amp; les madames s'étendent sans s'être démaquillées. Ceux qui dorment sur les couchettes du haut y grimpent avec une agilité surprenante, de vrais de vrais mouvements de gymnastes, à croire qu'ils les ont tous appris à la petite école. Entre les tables de multiplication &amp; les rudiments de la langue anglaise, peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je m'allonge sur mon lit les néons sont toujours allumés &amp; ça me fait drôle de voir les gens comme ça, dans ce moment tout juste avant le sommeil, sous une lumière aussi impudique. Puis tout s'éteint &amp; je m'endors dans la pénombre, avec dans les oreilles la conversation mi-murmurée mi-marmonnée de deux babouchkas qui babillent joyeusement en terminant leur thé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je m'éveille il y a par la fenêtre un paysage mouillé parsemé de bouleaux, toujours ces très grands bouleaux un peu meurtris qui bordent les chemins de fer. Les bruits réguliers du wagon qui avale les rails me rappellent le poème de Blaise Cendrars, &lt;i&gt;le train retombe toujours sur toutes ses roues&lt;/i&gt;; je me souviens de la première fois où j'ai lu ce poème, il y a presque six ans, de la première vraie fois où j'ai eu envie d'aller en Russie. &amp; je me dis, la tête encore embrumée de sommeil: &lt;i&gt;woah&lt;/i&gt;. J'y suis. &lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je suis revenue de Kazan pour me rendre compte que les parents de Kyoto, de passage à Moscou la semaine dernière, ont laissé derrière eux &lt;i&gt;douze&lt;/i&gt; boîtes de chocolat belge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, dans la plus belle des coïncidences du monde entier, je me suis aperçue que j'ai (très inexplicablement) perdu six livres depuis mon arrivée ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que la vie essaie de me dire quelque chose. (Mis à part, bien sûr, qu'elle est trèstrès jolie.)&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-5455561352587096592?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/5455561352587096592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/11/entrer-dans-le-wagon-de-troisieme.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5455561352587096592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5455561352587096592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/11/entrer-dans-le-wagon-de-troisieme.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7680791773748599705</id><published>2009-11-03T12:58:00.003-05:00</published><updated>2009-11-03T13:28:43.584-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quand il fait gris trop longtemps, que partout ça coule du ciel pour éclabousser les édifices &amp; les manteaux &amp; les visages, quand dans le métro c'est l'heure de pointe dès quinze heures trente-trois minutes, un escalier roulant sur deux bouché par une babouchka &amp; son cabas à roulettes qui s'accroche dans toutes les dénivellations de terrain, toutes sans exception, quand même Tolstoï fait son vieux grincheux misogyne qui ne voit pour le futur de l'humanité que désespoir &amp; désolation -- il faut sûrement se secouer un peu. Passer à Tchékhov, de un. Dessiner pour les voisines de petites bandes dessinées où tous les personnages ont de jolies pommettes rondes. Entrer dans une boulangerie pour renifler la bonne odeur du pain frais. Écouter une chanson de Beau Dommage, une seule, &amp; se dire que c'est quand même joli, un garçon qui rêve &lt;i&gt;de femmes &amp; de météores&lt;/i&gt;. Boire une tisane à la menthe. Relire tous les courriels de Juillet pour s'en faire une couverture de mots, chaude même dans l'hiver qui approche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&amp; puis acheter un billet de train pour Kazan. Parce que la perspective de onze heures &amp; demie passées sur les bancs durs du wagon de troisième classe, je sais pas pourquoi, je pourrais pas l'expliquer mais c'est comme ça, moi ça me revigore. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Secret: c'est parce que peu importe où je suis, j'ai toujours au moins un peu envie de partir.)&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7680791773748599705?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7680791773748599705/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/11/quand-il-fait-gris-trop-longtemps-que.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7680791773748599705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7680791773748599705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/11/quand-il-fait-gris-trop-longtemps-que.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-4217813576861835591</id><published>2009-11-01T03:41:00.007-05:00</published><updated>2009-11-01T04:44:19.270-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;C'est un matin où tout le monde dort encore, dort interminablement, &amp;amp; moi je me lève sur la pointe des pieds. Les orteils nus sur le plancher de bois qui craque, qui s'éveille en même temps que moi. Sortir mes doigts par la fenêtre pour toucher un peu l'air du dehors, avoir le soleil pour moi toute seule. Murmurer une comptine pour Igor la plante &amp;amp; avoir tout d'un coup des milliers de mots comme des bulles de lumière sous la langue ; ouvrir un nouveau carnet, faire glisser la paume d'une main contre les pages encore très douces. Gribouiller n'importe quoi, pourvu que ça fasse une drôle de chaleur là, juste sous les côtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;amp; &lt;i&gt;novembre&lt;/i&gt; ça roule moins bien dans la bouche qu'&lt;i&gt;octobre&lt;/i&gt;, mais jusqu'ici le ciel est beaucoup plus bleu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&amp;amp; octobre 2009&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;i&gt;Le jour des fourmis&lt;/i&gt;, Bernard Werber&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ce qu'il en reste&lt;/i&gt;, Julie Hivon&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The Spellman Files&lt;/i&gt;, Lisa Lutz&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La révolution des fourmis&lt;/i&gt;, Bernard Werber&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Chambre avec baignoire&lt;/i&gt;, Hélène Rioux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélène Rioux dit que &lt;i&gt;la tristesse slave est tellement plus triste que tout ce qui est triste au monde qu'on dirait que ça finit par te consoler&lt;/i&gt;, alors moi je lis Tolstoï, une histoire de mariage d'amour qui s'englue peu à peu dans l'incompréhension &amp;amp; l'indifférence. &amp;amp; je suis pas certaine que ça me consolerait s'il y avait dans ma vie quelque chose à consoler, mais quand même --&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote style="text-align: justify;"&gt;"Would you believe it, when I hear the bell ring, when I receive a letter, when I simply wake up, I'm in terror -- terror at having to go on with life, at some change coming in it ; for better than the present there can never be?"&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;amp; parfois moi aussi, Sergueï Mikhaïlovitch, moi aussi. Mais pas aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-4217813576861835591?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/4217813576861835591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/11/cest-un-matin-ou-tout-le-monde-dort.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4217813576861835591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/4217813576861835591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/11/cest-un-matin-ou-tout-le-monde-dort.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-3110679981285480168</id><published>2009-10-30T09:06:00.005-04:00</published><updated>2009-10-30T09:58:34.905-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C'est vendredi après-midi &amp;amp; il neige un peu, pas beaucoup, juste assez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vendredi après-midi &amp;amp; je ne travaille pas, alors je passe de longs moments à recopier les conjugaisons de verbes irréguliers russes dans un cahier quadrillé. J'ai acheté le stylo que j'utilise dans un kiosque en bordure de Tverskaïa, il fait des pâtés à tous les deux mots. Je forme encore un peu maladroitement les lettres de l'alphabet cyrillique, surtout parce que j'ai décidé de tout écrire en lettres attachées &amp;amp; que moi même en français, même avec l'alphabet latin, j'ai toujours eu l'écriture cursive récalcitrante, je m'applique mais mes doigts ne suivent pas, on dirait un garçon de huit ans &amp;amp; demi. Aussi parce que j'ai jamais été capable d'écrire sur les lignes. Je préfère faire semblant qu'elles n'existent pas &amp;amp; écrire n'importe où, entre les lignes, sur les lignes, dans les marges. Pas par esprit de contradiction; juste pour ne pas que mes mots étouffent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vendredi après-midi &amp;amp; il neige un peu, &amp;amp; il fait un peu gris, &amp;amp; je suis un peu triste. D'une tristesse rassurante de surface, une petite mélancolie pour jeunes filles de bonne famille. Je m'enroule dans un grand chandail de laine &amp;amp; je rabats le capuchon sur ma tête, sur mes cheveux mouillés qui sèchent en longs frisottis. Je fais comme si j'avais froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vendredi après-midi &amp;amp; je m'ennuie de tous les gens que je ne reverrai plus jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de partir pour Moscou, j'ai acheté deux livres usagés -- &lt;i&gt;Ce qu'il en reste&lt;/i&gt;, de Julie Hivon, &amp;amp; &lt;i&gt;Putain&lt;/i&gt;. (Que j'ai terminé une journée avant la mort de Nelly Arcan. Alors je crois que je serai jamais capable de dire si j'ai aimé ou non.) Il y a Baloi qui m'a donnée un livre de détectives, parce qu'elle sait que j'aime beaucoup les histoires de détectives. &amp;amp; Juillet m'a prêtée la &lt;i&gt;Trilogie des Fourmis&lt;/i&gt; parce que, bless his heart, c'est son livre préféré. &amp;amp; c'est le dernier que j'ai terminé, cette semaine, il y a quelque jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;amp; j'ai rien contre Bernard Werber, rien du tout, mais après presque un mois passé dans les pages de ses histoires de fourmis &amp;amp; d'enquêtes boiteuses &amp;amp; de petites révolutions, après avoir coulé tout plein de temps à lire un peu comme on regarde un téléroman à l'intrigue convenue, la tête qui se laisse emberlificoter par d'autres pensées mais c'est pas trop grave, on finit toujours par revenir, on finit toujours par comprendre -- après tout un mois comme ça, je crois que j'avais oublié qu'il y a dans certains livres des mots puissants, des mots qui bercent &amp;amp; qui apaisent &amp;amp; qui attisent. Qu'il y a dans certains livres une chose qui fait un peu prétentieux, une chose que je ne saurai jamais décrire tout à fait, qu'il y a, au détour d'une phrase qui perce le coeur comme on crève une bulle de savon, qu'il y a la littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai emprunté &lt;i&gt;Chambre avec baignoire&lt;/i&gt; au centre où j'enseigne le français. D'Hélène Rioux j'avais seulement lu &lt;i&gt;Mercredi soir au bout du monde&lt;/i&gt;, que j'avais aimé mais pas adoré, mais dans ce roman d'elle il y a quelque chose, quelque chose qui tombe juste à point. Elle a des descriptions incroyables, des phrases qui ne finissent pas, des mots serrés qui regorgent de détails, qui envahissent toutes les marges -- mais aussi autre chose. Une histoire pas très joyeuse qui deviendra sûrement très triste d'ici peu, on le sent venir. Une atmosphère lourde de petites angoisses accumulées. Mais une façon si riche de se perdre dans le quotidien, un humour si subtil &amp;amp; si amer, si délicat aussi, que ça me fait du bien. Pour aucune autre raison que parce que c'est bien écrit, ça me fait du bien. &amp;amp; c'est une chose que j'avais oubliée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote style="text-align: justify;"&gt;J'avais dit que son sourire, c'était quelque chose de très précieux, ça se voyait tout de suite qu'il ne le gaspillait pas. J'en connaissais qui l'avaient toujours fendu jusqu'aux oreilles, &amp;amp; ça me tuait. Le sourire dentifrice, aseptisé, aromatisé à la menthe poivrée ou à la gomme balloune, le sourire relations publiques, relation d'aide, relation de couple. Plein de bonnes intentions, pavé comme l'enfer, insupportable.&lt;/blockquote&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;C'est fou comme j'avais oublié.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que j'aime de la langue russe, exemple numéro cent trente-deux:&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des bonbons ça se dit конфеты, &lt;i&gt;kanfiéti&lt;/i&gt;, &amp;amp; prononcé un peu mal &amp;amp; un peu trop vite on dirait presque &lt;i&gt;confettis&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-3110679981285480168?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/3110679981285480168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/cest-vendredi-apres-midi-il-neige-un.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3110679981285480168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3110679981285480168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/cest-vendredi-apres-midi-il-neige-un.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7010570488318689842</id><published>2009-10-29T02:44:00.004-04:00</published><updated>2009-10-29T03:31:20.280-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux semaines, j'ai vécu l'expérience la plus stressante de toute ma vie, c'est-à-dire : acheter un billet de train dans une gare moscovite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quarante-cinq minutes d'attente dans une file mouvante &amp; changeante où les gens laissent passer ou dépassent leurs voisins en suivant les règles d'une mystérieuse logique russe. Une fois arrivé devant la préposée au visage renfrogné &amp; aux syllabes mâchouillées, lui parler le plus fort possible à travers une vitre munie d'une seule toute petite ouverture, dont la fonction première n'est pas tant de faciliter la conversation que de mieux faire circuler les billets de roubles. Se contorsionner pour s'assurer que sa voix atterrit plus ou moins vis-à-vis cette ouverture. Avoir derrière soi la pression d'à peu près cinq babouchkas convaincues que leur tour arrivera plus vite si elles sont plus près de la caisse. Envisager se boucher les oreilles pour faire taire tout le vacarme qui règne autour. Répéter trois fois la même chose en essayant à chaque fois un accent tonique différent, espérant tomber par hasard sur le bon ; se faire comprendre à moitié, par miracle, &amp; finir la transaction par écrit, en glissant un petit papier plein de chiffres gribouillés dans la fente au bas de la vitre. Voir l'exaspération de la préposée monter d'un cran à chaque медленно, пожалуйста? (&lt;i&gt;plus lentement, s'il-vous-plaît?&lt;/i&gt;). Sentir les babouchkas qui s'impatientent dans son dos. Escamoter la fin de la conversation &amp; se dire qu'on achètera le billet de retour sur place, la journée même, quitte à se retrouver dans un електрнческйи &lt;i&gt;elektritcheski&lt;/i&gt; qui s'arrête à tous les trois villages &amp; demi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais! Le très beau &amp; joli &amp; joyeux, dans tout ça, c'est que grâce à ce billet de train durement acquis (!) j'ai passé trois jours &amp; demi dans un coin de l'Anneau d'Or russe, région où il y a plus d'églises au kilomètre carré que d'habitants. J'ai trouvé des gens sur couchsurfing pour m'héberger &amp;, après trois heures de train (&amp; deux heures &amp; demie de discussion laborieuse en russe avec un médecin dans la cinquantaine qui tenait absolument à me parler de chacune de ses quatre maîtresses), je suis arrivée à Vladimir, chez Artyom &amp; Irina &amp; leur vieux grand-père espiègle dont j'ai jamais réussi à saisir le prénom. Comme la plupart des Russes qui habitent en ville, ils vivent dans un gros bloc de béton construit sous Khrouchtchev, dans les années cinquante. Bâtis à la va-vite pour régler un problème de pénurie de logements, ce sont des immeubles extrêmement cheapettes qui ne devaient, en théorie, que durer vingt-cinq ans. Comme on y habite encore après cinquante ans, ils sont incroyablement délabrés &amp; donnent l'impression d'être à deux doigts de l'écroulement -- mais à l'intérieur les appartements sont confortables &amp; jolis. Petits &amp; trèstrès encombrés, mais jolis! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, tout à Vladimir est en ruines -- ou en réparation. (...ce qui, connaissant le rythme russe de construction, équivaut à peu près à la même chose.) Il y a une longue rue principale que j'ai parcourue à pied, le soir de mon arrivée, &amp; où se succèdent deux cathédrales, les restes d'anciennes fortifications, de jolis parcs. (Aussi toutes les choses qu'on retrouve dans toutes les villes du monde : un bar à sushi &lt;i&gt;Tokyo&lt;/i&gt;, un restaurant libanais &lt;i&gt;Byblos&lt;/i&gt;, &amp; un grand supermarché où on empile ses achats dans de petits paniers de plastique rouge.) C'est joli mais c'est pas très grand, alors j'ai passé beaucoup dans la petite ville de Suzdal, tout près, où il y a tout plein de maisons en bois un peu croches, aux couleurs délavées mais encore jolies -- des bleus, des verts, des jaunes fanés. Les cadres des fenêtres ont des motifs de dentelle, le bois sculpté trèstrès finement, &amp; les plates-bandes regorgent de fleurs qui affrontent encore courageusement l'automne. Il y a aussi un vingtaine d'églises, deux monastères &amp; un couvent -- pour une petite ville endormie, ça fait beaucoup. Il y avait beaucoup de touristes, surtout des touristes de Moscou (...reconnaissables, pour les filles, à leurs incroyables talons hauts) qui faisaient ces signes de croix inversés de chrétiens orthodoxes devant des icônes tellement ornés qu'ils en étaient aveuglants. L'intérieur des églises orthodoxes croule sous l'or &amp; les couleurs vives, en fait, &amp; c'est tellement, je sais pas, &lt;i&gt;outrageusement&lt;/i&gt; joli que c'est difficile de se rappeler que c'est religieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; puis le lendemain j'ai pris trois autobus brinquebalants pour aller avec Irina jusqu'à Bogolioubovo (&lt;i&gt;dieu aime cet endroit&lt;/i&gt;, que ça veut dire), un tout petit village en bordure de Vladimir. Nous sommes entrées dans un monastère où il a fallu se couvrir la tête d'un foulard &amp; enfiler une grande jupe par-dessus nos pantalons (...l'église orthodoxe, c'est trèstrès traditionnel), mais nous avons surtout emprunté un chemin boueux à travers les champs pour voir une toute petite église se dresser au milieu de nulle part, entre un lac &amp; un troupeau de chèvres. Le garçon qui les surveillait avait neuf ou dix ans, les mains pleines de boue, les joues rondes. Il marmonnait de petites phrases dans le vide &amp; je me suis dit qu'il s'inventait des histoires, de grandes histoires où il n'y avait sûrement aucune chèvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis partie de Vladimir en autobus. (État des routes en Russie: peu enviable.) Ça a pris un peu plus de quatre heures parce que c'était dimanche &amp; que les dimanches d'automne, tout le monde revient vers la ville après avoir passé la fin de semaine à la datcha, petite cabane familiale dans les bois -- avec potager, mais souvent sans électricité. &amp; puis quand j'ai vu les affreuses tours à logements de la banlieue de Moscou se profiler à l'horizon, c'était un peu comme revenir à la maison.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Juillet a attrapé la A-H1N1 &amp; je suis partagée entre l'envie de a) trouver ça inexplicablement, ridiculement drôle, ou b) m'inquiéter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors en attendant de pouvoir étouffer tout à fait les débuts d'angoisse qui se tortillent dans ma poitrine, je me lève tôt &amp; je regarde bouillir l'eau dans le samovar, debout dans la cuisine vide. Je fais du &lt;i&gt;kasha&lt;/i&gt;, du gruau russe, &amp; je bois mon mauvais café instantané. Je donne tout plein d'amour aux plantes que Kyoto a volé au dixième étage de l'immeuble. J'envoie des colis vers le Québec, après des échanges un peu laborieux avec la préposée du bureau de poste. Je pense à Juillet, tout le temps tous les jours, parce que j'aime mieux m'en ennuyer beaucoup que de m'habituer à ne pas l'avoir avec moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ciel est gris depuis huit jours mais mon coeur est grand comme ça. Malgré tout.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7010570488318689842?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7010570488318689842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/il-y-deux-semaines-jai-vecu-lexperience.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7010570488318689842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7010570488318689842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/il-y-deux-semaines-jai-vecu-lexperience.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-730315945621676072</id><published>2009-10-22T11:53:00.005-04:00</published><updated>2009-10-22T12:10:32.119-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gribouilles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le métro, toutes sortes de choses :&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;une babouchka aux dents de métal &amp;amp; au visage fripé qui quémande timidement de la monnaie, nichée dans un coin comme pour ne&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt; pas déranger personne ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;des publicités de souliers de voyages organisés du gouvernement qui suggère de &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;dire non à la cigarette&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt; ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;une chaleur étouffante dans une foule compacte à en devenir agoraphobe ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;un vieillard aux bottes recouvertes de sacs de plastique qui lit avec toute l'attention du monde les pages jaunies d'un roman de science-fiction ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;de grands plafonds en marbre ciselé &amp;amp; des arches qui portent encore l'emblème communiste ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;moi qui pense doucement à toi.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;&lt;br /&gt;Parce que parfois j'ai pas dans la tête les mots dont j'aurais besoin, ou la patience pour attendre qu'ils s'y glissent, je dessine de petites choses.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://farm3.static.flickr.com/2585/4035080250_470dcff185.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 333px; height: 500px;" src="http://farm3.static.flickr.com/2585/4035080250_470dcff185.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#000000;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#333333;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;(Kyoto &amp;amp; moi)&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-730315945621676072?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/730315945621676072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/dans-le-metro-toutes-sortes-de-choses.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/730315945621676072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/730315945621676072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/dans-le-metro-toutes-sortes-de-choses.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://farm3.static.flickr.com/2585/4035080250_470dcff185_t.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-527154493372861989</id><published>2009-10-20T00:57:00.004-04:00</published><updated>2009-10-20T01:25:31.592-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Hier je me suis souvenue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un soir avec Unai dans l'appartement rue Crémazie, celui qui n'était pas vraiment à moi ; nous montons sur Cartier, au Métro sur Cartier, pour acheter de la bière. Je dis que j'ai faim &amp; Unai me suggère d'acheter, entre toutes les choses possibles &amp; imaginables qu'une fille peut acheter dans une épicerie à neuf heures &amp; demie du soir, des &lt;i&gt;carottes&lt;/i&gt;. Je fais une drôle de grimace &amp; il ne comprend pas, me dit &lt;i&gt;mais c'est bon des carottes, tu peux les prendre bio &amp; pas t'empoisonner!&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard dans l'été il y aura un peu la même situation, un peu la même question, &amp; Juillet me demandera &lt;i&gt;on s'achète-tu de la crème glacée au chocolat?&lt;/i&gt; &amp; moi je penserai, &lt;i&gt;finally a boy after my own heart&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;À Moscou il y a le théâtre Bolshoï -- le théâtre impérial sous les tsars, là où Tchaïkovsky a présenté son &lt;i&gt;Lac des Cygnes&lt;/i&gt; pour la première fois, alors à cause de tout le poids historique de l'endroit ça coûte maintenant à peu près trois bras &amp; demi pour assister à un spectacle. Mais! Comme c'est la Russie &amp; qu'en Russie il y a toujours toujours &lt;i&gt;toujours&lt;/i&gt; de petits vestiges socialo-communistes quand on sait où les chercher, le Bolshoï réserve, à chaque soir de représentation, une cinquantaine de billets pour les étudiants. Les sièges sont au deuxième balcon &amp; souvent ils sont pas très bons, à peu près vis-à-vis des extrémités de la scène, mais! Ils coûtent seulement cinquante roubles, c'est-à-dire environ un dollar &amp; demi, &amp; puis tout le monde sait que les torticolis sont hautement bénéfiques pour la jeunesse russe. (Ça leur forge le caractère.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi soir Kyoto devait avoir un examen de droit international mais il a mystérieusement été reporté (le mystère accompagnant chacune de nos journées ici) alors nous avons décidé de célébrer en allant au Bolshoï. Après avoir pris le métro en plein dans le pire de l'heure de pointe (...&amp; donc avoir manqué finir mortes asphyxiées dans la foule agglutinée au pied des escaliers roulants), nous avons acheté deux billets sans trop savoir ce que nous verrions -- &amp; finalement c'était un opéra, &amp; c'était &lt;i&gt;Macbeth&lt;/i&gt;, &amp; &lt;i&gt;Macbeth&lt;/i&gt; c'est ma pièce préférée de Shakespeare, zéro compétition. Alors j'étais très contente. Mais comme beaucoup d'opéras celui-ci était en italien, avec les sous-titres russes qui défilaient en haut de la scène -- &amp; ça m'a fait un peu bizarre d'être venue à Moscou pour entendre raconter en italien une histoire qui se déroule en Écosse. Mais c'était aussi très beau, dans la grande salle vert &amp; or, avec l'orchestre qui jouait en bas &amp; les Russes trop extrêmement bien mis assis au parterre. Au plafond il y avait un lustre énorme, composé de milliers &amp; de milliers de petits éclats de cristal, &amp; même s'il s'est éteint avant le début de la représentation il y avait tellement de lumière qui provenait de la scène qu'on pouvait continuer à voir, tout au long de l'opéra, les morceaux de verre vibrer avec la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; j'ai eu comme un moment de nostalgie, parce que pour moi l'opéra c'est ma mère -- ma mère qui écoute &amp; réécoute des disques chaque fois qu'elle repasse, les dimanches après-midi, depuis que je suis toute petite, &amp; ma mère qui connaît toutes les histoires d'amours tristes que chantent les personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais! J'ai aussi eu un moment de trèstrès grande joie, parce que je me suis aperçue que je comprenais infiniment mieux les sous-titres en russe que les paroles en italien. &amp; ça c'est un signe, un grand signe d'amélioration langagière en bonne &amp; due forme.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Ça fait cinq semaines que je suis ici &amp; je sais déjà que je manquerai de temps pour faire tout ce que j'aurais envie de faire. Mais c'est comme ça, mais c'est pas grave. Il y a des choses qui m'attendent partout où j'irai, des couleurs vives de grandes joies de petites peines passagères, suffit de les trouver.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-527154493372861989?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/527154493372861989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/hier-je-me-suis-souvenue-un-soir-dans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/527154493372861989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/527154493372861989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/hier-je-me-suis-souvenue-un-soir-dans.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-1856471753226948923</id><published>2009-10-15T13:51:00.004-04:00</published><updated>2009-10-15T14:27:10.889-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;L'automne se fane en jolies couleurs dans les parcs de Moscou mais il se fane quand même, on annonce de la neige pour mercredi &amp; ça me rend heureuse parce que je n'ai pas encore acheté de parapluie. Il fait de plus en plus froid mais aujourd'hui, au coin de Tverskoï &amp; Tverskaïa, il y avait encore des gens pour savourer avec une délectation toute moscovite des frites sans ketchup sur la terrasse du McDo.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;À Moscou il y a une légende urbaine tenace. Tout le monde la connaît. Tout le monde se fait un plaisir de la transmettre aux touristes &amp; aux nouveaux arrivants, de leur en murmurer le détail à l'oreille comme on le ferait avec un grand secret d'État. Ça va comme suit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chiens errants prennent le métro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils partent des banlieues où ils se terrent durant la nuit &amp; accompagnent la foule compacte de l'heure de pointe du matin. Ils déjouent les gardes de sécurité encore à demi endormis &amp; se glissent sous les tourniquets de métal. Ils dévalent les (interminables! vraiment interminables!) escaliers roulants en écrabouillant les orteils des babouchkas aux dents en or &amp; aux foulards fleuris. Ils se laissent portés par la foule &amp; se recroquevillent dans un wagon, sous un siège ou dans un coin mal éclairé. Inexplicablement, ils connaissent la station où ils doivent s'arrêter -- toujours une station dans le centre de la ville, là où les poubelles pleines des restaurants &amp; les miettes des passants leur font de bons repas. Ils errent quelques heures dans les grandes artères, mangent à leur faim, puis reprennent le métro. Retournent dormir en périphérie, comme des millions de banlieusards russes.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Juillet m'envoie une photo via courriel: &lt;i&gt;c'est à ça que je ressemble quand je parle de toi&lt;/i&gt;, qu'il m'écrit. &lt;i&gt;Ok j'ai l'air un peu niaiseux, mais c'est &lt;/i&gt;attendri&lt;i&gt; qui faut dire, &lt;/i&gt;ATTENDRI&lt;i&gt;!!&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&amp; ça c'est Juillet. Les deux points d'exclamation, pas trois parce que ce serait trop &amp; pas un parce que ce serait pas assez, &amp; puis cette façon très honnête &amp; démonstrative &amp; vivante d'être heureux. C'est comme -- la meilleure chose au monde, toujours.)&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Quand je sors de mon cours de français, j'ai sur les doigts comme une seconde peau de craie blanche &amp; dans la tête toutes les choses que mes élèves ne comprennent pas -- la popularité de Tintin (qui ne s'explique probablement pas en disant pour rire que &lt;i&gt;c'est euuuuh un petit reporter au toupette crêpé qui entretient une drôle de relation avec un marin alcoolique?&lt;/i&gt;), la robe que je porte par dessus mes pantalons, ma façon de prononcer le mot &lt;i&gt;mardi&lt;/i&gt;. Mes cheveux coupés tout croche, les mèches trop longues que j'attaque avec des ciseaux pour enfant au-dessus de l'évier de la salle de bains. Mes vingt-trois ans qui tirent sur les vingt-quatre &amp; mes plans de carrière tellement flous qu'ils en sont inexistants &amp; mes envies de vivre un vrai hiver ailleurs, le Pays Basque ça compte pas parce qu'il faisait que pleuvoir, &amp; mon drôle d'accent en russe &amp; mes déclinaisons ratées &amp; qu'est-ce que je viens faire ici, de toute façon?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ils me l'ont demandé dès le premier cours, &lt;i&gt;pourquoi tu es venue ici?&lt;/i&gt; avec dans la voix toute une montagne d'incrédulité, &amp; je leur ai répondu n'importe quoi. Vraiment n'importe quoi. La vérité c'est qu'en partant de Québec je pensais savoir pourquoi je venais, mais plus je m'installe, plus je m'ancre ici &amp; plus je m'aperçois que jamais je l'ai su. Jamais jamais. Mais ça ne me chamboule pas. Parce que je me dis que peut-être je suis ici pour le découvrir, au moins un peu.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il y a de bien avec la vie ici, que je me disais l'autre jour, c'est qu'il est encore trop tôt pour que je puisse savoir ce dont je me souviendrai dans trois mois, deux ans, dix ans. Alors j'observe tout avec beaucoup d'attention, même le trèstrès petit.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-1856471753226948923?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/1856471753226948923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/lautomne-se-fane-en-jolies-couleurs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1856471753226948923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1856471753226948923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/lautomne-se-fane-en-jolies-couleurs.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-1077031940501416443</id><published>2009-10-04T07:25:00.004-04:00</published><updated>2009-10-04T07:25:00.582-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Les bonnes choses, toujours les bonnes choses :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Kyoto, ma colocataire dont le prénom me fait quand même un peu penser à une chanson de Modest Mouse (&lt;i&gt;&amp; it's true we named our children after towns we had never been to&lt;/i&gt;) -- acheter de la bière à numéro, petit vestige communiste du temps où le branding imaginatif était pas particulièrement nécessaire, &amp; essayer de déterminer laquelle est la meilleure. (La neuf, plus foncée que la huit? La sept, blonde mais peut-être un peu trop pâlotte?) Se pratiquer ensemble à chanter l'hymne national russe, dont les paroles remaniées sont écrites dans un de ses manuels de droit. Partager une bouteille de vin rouge sucré &amp; parler parler parler jusqu'à deux heures du matin, emmitouflées jusqu'aux oreilles dans notre chambre trop froide. Marcher pendant quatre heures pour traverser la Moskova &amp; déboucher sur une base de plein air inespérée, blottie aux pieds de petites collines rondes. S'émerveiller devant la première poubelle à recyclage que nous voyons depuis notre arrivée à Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Rita, la voisine roumano-allemande mince comme un garçon de onze ans, les poignets d'une délicatesse touchante -- préparer du borscht &lt;i&gt;from scratch&lt;/i&gt; &amp; le déguster après y avoir fait fondre lentement trois grosses cuillerées de crème sûre à quarante pour cent de matières grasses. Emprunter une guitare à un des Américains du sixième pour qu'elle puisse extirper son répertoire de veilles chansons russes de ses valises &amp; nous faire fredonner, toute une soirée durant, des mélodies qui parlent de chats noirs superstitieux &amp; d'automnes révolutionnaires. L'entendre dire que secrètement elle a toujours voulu tomber amoureuse en Russie, &amp; espérer très fort que ça lui arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Porcelaine, l'autre voisine qui elle est québécoise, les yeux grands comme ça &amp; l'enthousiasme facile -- acheter des billets pour Franz Ferdinand, Franz Ferdinand à Moscou! S'émerveiller ensemble de nos amoureux respectifs, tous deux trèstrès loin à Québec, avec dans la voix comme une grande tendresse, une tendresse lumineuse &amp; inattaquable. Sortir très tard le soir pour acheter une bouteille de vodka au Магниоля ouvert vingt-quatre heures puis revenir chez elle pour le boire tout doucement, à coup de petits verres qui tue tous les microbes de nos grippes d'automne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Baloi &amp; Chuck qui coulent leur vie à Limoilou &amp; Boucherville, respectivement, &amp; qui demeurent encore les deux meilleures amies que j'ai jamais eu  -- prendre sournoisement des photos de Russettes en talons très hauts pour les leur montrer, leur dire &lt;i&gt;preuve à l'appui!&lt;/i&gt;. S'envoyer mutuellement des vidéos de crocodiles qui chantent &lt;i&gt;joyeux anniversaire&lt;/i&gt; en russe. Écrire de longs courriels qui parlent de Jeannettes &amp; de cathéter veineux &amp; de concoctions suspectes à base de vin rouge &amp; de liqueur noire ; prendre des nouvelles &amp; donner des nouvelles, les avoir tout près même si elles sont très loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; avec Juillet, Juillet qui m'écrit des messages rendus presque incohérents parce que pleins à craquer de parenthèses &amp; de points d'exclamation, Juillet qui me promet de m'envoyer du café &lt;i&gt;équitable &amp; biologique &amp; tout ce que tu veux, guatémaltèque ou kenyan ou quoi?&lt;/i&gt; -- surtout parce que je passe mon temps à me plaindre de l'horrible café instantané que j'ingère ici. Juillet qui me dit que je suis jolie même quand je le suis pas, les yeux encore cernés de sommeil à sept heures du matin, à lui parler sur Skype parce qu'avec le décalage horaire c'est le seul moment qui fasse l'affaire. Juillet qui me demande, faussement nonchalant, &lt;i&gt;si je veux venir te voir, c'tu ben compliqué?&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-1077031940501416443?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/1077031940501416443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/les-bonnes-choses-toujours-les-bonnes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1077031940501416443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1077031940501416443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/les-bonnes-choses-toujours-les-bonnes.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-3810968310756064740</id><published>2009-10-01T02:52:00.006-04:00</published><updated>2009-10-01T03:49:36.403-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Il fait trois degrés celsius dehors &amp; même à l'intérieur j'ai le bout du nez gelé, mais aujourd'hui les rayons du soleil se glissent sur les fenêtres de l'édifice en face, font étinceler les vitres ; les feuilles rougies tombent comme des confettis dans la cour intérieure &amp;, avec les éclairs de lumière qui aveuglent un peu mais réchauffent les couleurs, on dirait presque une mise en scène. Un spectacle de cirque en plein air, peut-être, à qui il manquerait quelques paillettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis au cinquième étage. Parfois, avec le vent, on dirait que les branches tendues des arbres voudraient venir caresser ma fenêtre, &amp; ça a quelque chose d'étrangement joli.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&amp; septembre 2009&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les affameurs&lt;/i&gt;, Doan Bui&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The Girl's Guide to Hunting &amp; Fishing&lt;/i&gt;, Melissa Bank&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les fourmis&lt;/i&gt;, Bernard Werber&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Putain&lt;/i&gt;, Nelly Arcan&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Jamais vu une ville avec autant de kiosques de fleurs -- цветы &lt;i&gt;tsviety&lt;/i&gt;, ici. À tous les coins de rue, à chacune des stations de métro ; certaines précisent qu'elles sont ouvertes vingt-quatre heures parce que vraiment ça arrive, trois heures du matin &amp; un besoin pressant d'acheter cinq jonquilles très jaunes. (Pas un nombre pair parce qu'un nombre pair ça porte malheur, que la petite grand-mère ukrainienne du kiosque m'explique, mais &lt;i&gt;cinq c'est un bon chiffre, cinq c'est le meilleur chiffre&lt;/i&gt;.) Des fleurs à vendre partout, &amp; quand le loyer des kiosques est trop élevé c'est directement sur le trottoir, de grands paquets de fleurs colorées contre le gris de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&amp; moi ce que je me demande, c'est : qui achète toutes ces fleurs? Qui les reçoit? Je pourrais me dire ah c'est facile, des jeunes filles à talons hauts les cheveux peroxydés les jambes longues sous la jupe, qui se mettent à espérer le mariage avant vingt-cinq ans dès qu'elles reçoivent un bouquet, mais j'aime m'imaginer autre chose -- tous les malades de tous les hôpitaux moscovites &amp; toutes les mamans de tous les soldats stationnés en Tchétchénie, toutes les tombes de tous les gens qui sont morts seuls, toutes les secrétaires qui chaque matin doivent refaire le thé trois fois, jusqu'à ce qu'il soit juste assez noir &amp; juste assez sucré mais pas trop. Par exemple.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Ou toutes les petites grands-mères ukrainiennes qui vendent de jolies fleurs depuis la fenêtre de leur tout petit kiosque, kiosque minuscule à en devenir claustrophobe.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais vu une ville aussi dure, malgré toutes ses fleurs.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-3810968310756064740?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/3810968310756064740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/il-fait-trois-degres-celsius-dehors.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3810968310756064740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3810968310756064740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/10/il-fait-trois-degres-celsius-dehors.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-665969587393377797</id><published>2009-09-23T14:25:00.005-04:00</published><updated>2009-09-23T14:49:44.873-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Moscou c'est tellement contradictoire -- parfois j'ai l'impression que c'est une grosse tumeur polluée sur la surface de la planète, &amp; puis tout d'un coup je vois quelque chose, un édifice grandiose ou un visage heureux dans la rue, &amp; je me dis que c'est la plus belle chose au monde. Chaque matin il y a : le ciel très bleu que je vois depuis ma fenêtre, les foules qui se pressent &amp; s'agglutinent devant les escaliers roulants du métro, les mendiants qui sur l'avenue Tverskaïa serrent contre eux leurs chiots trop maigres, les jolies volutes de l'alphabet cyrillique qui s'enroulent sur les enseignes des magasins. Comment on concilie tout ça? Le trèstrès beau &amp; le trèstrès laid? Je réussis pas toujours à comprendre, je pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'aurai encore beaucoup de temps pour m'y habituer.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Deux choses:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Les Russes font une obsession de la petite monnaie. À l'épicerie, les caissières pètent littéralement leur coche si on se montre incapable de les payer en monnaie exacte, ou si on leur refile un billet de 500 roubles pour un achat de 432 roubles &amp; 18 kopecks. (Une rouble vaut environ 27 sous canadiens. &amp; un kopeck vaut environ... absolument rien.) Très agréable d'essayer de leur faire comprendre, &lt;i&gt;en russe&lt;/i&gt;, tandis qu'une file grandissante de petites grands-mères s'agglutinent derrière avec leurs paniers d'épicerie surchargés, qu'on vient tout juste de débarquer &amp; que le guichet automatique ne refile pas de coupures plus petites que les billets de 500 roubles. Très inutile, aussi, parce qu'elles resteront fâchées de toute façon &amp; refuseront de vous donner l'entièreté de votre monnaie. (...ce qui est un peu une bénédiction, cependant, parce que depuis que je suis ici j'ai déjà amassé assez de kopecks pour remplir toute une tire-lire. Ça pèse deux kilos &amp; demi &amp; ça vaut à peu près huit cennes.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Les Russettes portent toutes des talons hauts de cinq pouces &amp; des jupes de quatre pouces &amp; demi. (J'en ai donc conclu que je ne pourrai jamais passer pour une Russe.) &amp; pour les talons c'est incroyable, c'est comme si elles défiaient quotidiennement la gravité. &amp; c'est hypnotisant, aussi, parce que moi je peux pas m'empêcher de regarder leurs pieds chaque fois que je sors dans la rue -- les chevilles qui tanguent mais qui tombent jamais, les talons aiguilles qui s'enfoncent dans les crevasses du trottoir mais qui n'y restent jamais coincés... ça relève quand même un peu du miracle, je trouve.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J'ai une grosse grippe que je soigne avec de la vodka, sur recommandation expresse de ma grand-mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque fois que je reviens chez moi après avoir donné un cours, j'aurais envie de traîner dans le métro &amp; de m'arrêter à toutes les stations pour observer leurs plafonds ornés &amp; leurs drôles de couleurs passées, jaune rose vert très pâle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin il y avait un courriel d'Unai qui attendait dans ma boîte de réception, &amp; dedans il disait, avec ces maladresses syntaxiques que j'aime tellement, &lt;i&gt;il fait très longtemps que je veux t'écrire quelques petites lignes, mais j'ai voulu attendre à pouvoir te dire quelque chose de beau&lt;/i&gt;. &amp; c'est vrai que tout ce qu'il me dit est beau, mais jamais assez pour me faire oublier que lui &amp; moi on n'a jamais été de vrais amoureux. Beaucoup de douceur &amp; beaucoup de tendresse, c'est tout. (C'est pas rien.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai déjà hâte à la première neige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juillet m'écrit de très jolies choses, des vrais de vrais romans d'amour juste pour moi -- tout plein de choses que je garde nichées sous mes côtes, bien à l'abri des nuits déjà trop froides de l'automne &amp; des doutes qui, pas maintenant mais on sait jamais, pourraient s'accrocher à la distance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; depuis hier, j'ai un peu l'impression de vraiment commencer à vivre ici. En Russie.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-665969587393377797?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/665969587393377797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/09/moscou-cest-tellement-contradictoire.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/665969587393377797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/665969587393377797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/09/moscou-cest-tellement-contradictoire.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-2651094925187341852</id><published>2009-09-17T10:09:00.002-04:00</published><updated>2009-09-17T10:14:13.301-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;À Moscou il y a dix millions de personnes (seize avec les banlieues, je crois), il y en a huit millions qui prennent chaque jour le métro &amp;, quand je me retrouve dans une station à l'heure de pointe, j'ai l'impression qu'ils essaient tous d'entrer dans le même wagon que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à la fois épuisant &amp; étrangement vivifiant, la proximité forcée avec tellement &amp; tellement &amp; tellement de gens.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J'écoute Mara Tremblay &amp; aussi Ginette, &lt;i&gt;tu serais au bout du monde au fin fond de la brousse que le vent te soufflerait vers moi&lt;/i&gt;, bientôt il pleuvra pour la première fois depuis que je suis ici &amp; ça me donnera envie d'aller à la cuisine me faire un thé très noir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vis des choses qui sont belles comme des chagrins d'amour, je trouve.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-2651094925187341852?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/2651094925187341852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/09/moscou-il-y-dix-millions-de-personnes.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2651094925187341852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2651094925187341852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/09/moscou-il-y-dix-millions-de-personnes.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-5392663789595607761</id><published>2009-09-16T15:15:00.007-04:00</published><updated>2009-10-04T11:18:41.762-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='films'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;La dernière fois, à l'aéroport, je l'ai regardé &amp; je me suis dit, &lt;i&gt;toi tu t'appelles Juillet parce que t'as le visage comme un matin ensoleillé&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Pas que ce mois de juillet-ci ait été très ensoleillé, mais quand même.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes partis de Québec en début d'après-midi, mes parents &amp; Juillet &amp; moi ; dans la voiture nous avons parlé en regardant distraitement le paysage &amp;, après nous être arrêtés dans un dépanneur pour acheter le journal de la fin de semaine, nous l'avons ouvert sur nos genoux &amp; nous avons complété le mots croisés ensemble, Juillet &amp; moi, nos têtes se frôlant au-dessus des cases vides. Une fois à l'aéroport tout s'est fait très vite, tout se fait très vite maintenant, j'ai enregistré mes bagages en dix minutes &amp; tout d'un coup ça y était, déjà une petite partie de moi en route vers Moscou. J'ai dit au revoir à tout le monde, trois fois plutôt qu'une, &amp; c'était comme si je partais pour ne plus jamais revenir, une fin tragique &amp; grandiose à souhait -- ma mère qui sanglotait, Juillet qui pleurait &amp; pleurait &amp; pleurait sans bruit, le nez dans mon cou. Mes larmes à moi qui s'attardaient en grandes rigoles sur mes joues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes parents m'ont laissée une carte avec tout plein de jolis mots, Juillet un petit papier sur lequel il a griffonné un &lt;i&gt;ya tibia lioubliou en crisse!&lt;/i&gt;, je t'aime en crisse!, &amp; tout ça je le traîne dans mon ventre, je le garde au chaud.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Dans l'avion de Montréal à Londres j'avais tout prévu &amp; j'avais commandé un repas végétarien, pour être servie avant tout le monde. J'étais assise à côté d'un vieux monsieur qui avait tendance à acaparer mon espace vital &amp; j'ai passé trente minutes à décider quel film j'allais regarder dans la petite télé qui coiffait le dossier du siège en avant de moi. Finalement j'ai choisi &lt;i&gt;Away We Go&lt;/i&gt; &amp; c'était doux mais un peu long, peut-être parce que j'étais déjà fatiguée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au contrôle de sécurité de Heathrow la dame m'a appelée &lt;i&gt;darling&lt;/i&gt; ; lorsque l'avion a atterri à Moscou des représentants de la santé publique sont venus prendre notre température pour s'assurer que la grippe porcine n'était pas parmi nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en Russie depuis trois jours. J'ai un emploi dans une école de langues privée &amp; une colocataire belge qui s'appelle Kyoto, Kyoto comme la ville, &amp; des cours de russe qui commencent mardi prochain. &amp; c'est pas que je manque d'enthousiasme, mais je m'ennuie de Juillet comme c'est pas possible. C'est une douleur viscérale qui a quelque chose de tendre, quand même, quelque chose de délicat &amp; de douillet, comme l'envie de se laisser engloutir par les meilleurs des souvenirs.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-5392663789595607761?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/5392663789595607761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/09/la-derniere-fois-laeroport-je-lai.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5392663789595607761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5392663789595607761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/09/la-derniere-fois-laeroport-je-lai.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-1786584473259228412</id><published>2009-09-09T14:23:00.003-04:00</published><updated>2009-09-09T14:58:22.713-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Disons qu'il s'appelle Juillet, disons que c'est comme ça que j'ai envie de l'appeler. Juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc lundi soir Juillet me ramenait chez moi avec sa voiture &amp; dans la boîte à gants il y avait une très vieille cassette, très mal identifiée. Je l'ai mise &amp; c'était Bob Marley qui chantait comme depuis un fond de canne, &lt;i&gt;three little birds pitch by my doorstep&lt;/i&gt;, &amp; ça tombait bien parce que le soir d'avant nous avions étiré le trajet entre le Sacrilège &amp; son appartement pour réussir à chanter du Louis Armstrong en version reggae. Flop monumental. Mais pas tout à fait -- sautiller de joie dans les rues étroites de Saint-Jean-Baptiste, fredonner des sons doux lorsqu'on ne connaît pas les paroles, se tenir par la taille &amp; marcher tout croche &amp; s'écrabouiller mutuellement les pieds -- &amp; s'embrasser, toujours, partout, parce que les choses à dire sont trop grandes pour les mots.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&amp; août 2009&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La memoria&lt;/i&gt;, Louise Dupré&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Coup de foudre, clichés &amp; autres atrocités&lt;/i&gt;, Julie Gaudet-Beauregard ; illustré par Catherine Lepage&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The History of Love&lt;/i&gt;, Nicole Krauss&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La machine à broyer les petites filles&lt;/i&gt;, Tonino Benacquista&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Tarmac&lt;/i&gt;, Nicolas Dickner&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La deuxième vie de Clara Onyx&lt;/i&gt;, Sinclair Dumontais&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'anglais n'est pas une langue magique&lt;/i&gt;, Jacques Poulin&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je pense à tous ces projets que j'ai, &amp; souvent je me demande si ce sont des choses que j'ai vraiment envie de faire ou juste &lt;i&gt;que j'ai envie d'avoir faites&lt;/i&gt;. C'est compliqué pour moi de faire la différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'ai vu Élo il y a quelques jours, Élo avec qui j'ai voyagé au Portugal &amp; en Andalousie &amp; dans les Pyrénées catalanes, Élo qui m'a serrée dans ses bras en pleurant quand on s'est séparées à l'aéroport de Lisbonne, &amp; elle m'a dit &lt;i&gt;la Russie, c'est fou, ça fait tellement longtemps que t'en parles!&lt;/i&gt;. &amp; c'est vrai. Ça fait tellement longtemps. &amp; j'ai très envie d'y aller, même si c'est difficile de partir.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-1786584473259228412?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/1786584473259228412/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/09/disons-quil-sappelle-juillet-disons-que.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1786584473259228412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1786584473259228412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/09/disons-quil-sappelle-juillet-disons-que.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-997890540248899084</id><published>2009-08-29T17:31:00.003-04:00</published><updated>2009-08-29T18:49:07.144-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Hier nuit je revenais d'un party où je me suis aperçue que j'étais épuisée parce que, après deux bières, je me suis mise à avoir toute la misère du monde à parler de façon cohérente. Je me suis endormie dans l'autobus un peu avant Limoilou, la joue contre la vitre froide, &amp; quand je me suis réveillée c'était &lt;i&gt;terminus tout le monde descend&lt;/i&gt; &amp; j'avais manqué mon arrêt. J'étais à vingt-cinq minutes de marche de chez mes parents &amp; le vent faisait chanter les arbres. Alors je me suis traînée sur la route vide &amp; je me suis couchée sans me brosser les dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon contrat de travail se termine vendredi &amp; ça tombe bien parce que je commence à avoir la fatigue de tout un été dans le corps.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je pensais à tous les débuts que j'ai eus avec tous les garçons qui m'ont laissée quelque chose dans le coeur, &amp; vraiment c'est toujours joli --&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partick B, qui est tombé amoureux de moi parce que mon casier récalcitrant me faisait faire de drôles de grimaces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adam qui était anglophone, qui avait quatorze ans &amp; les cheveux bleus &amp; une blonde, une blonde vraiment blonde qu'il a laissée une journée après m'avoir parlé pour la première fois à l'aréna municipal, devant une partie de hockey que je trouvais horriblement ennuyante. J'avais les mains congelées &amp; il m'avait prêté ses très gros gants de skidoo jaunes fluo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JR, trop grand trop maigre de jolis yeux bleus très doux, &amp; quand il m'avait demandé si je voulais aller voir &lt;i&gt;The Fast &amp; the Furious&lt;/i&gt; au cinéma avec lui j'avais passé tout un après-midi à danser de joie dans ma chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean que j'ai embrassé sans trop savoir pourquoi, à un party dans le bois où on faisait jouer beaucoup trop de Pink Floyd, &amp; qui plus tard dans la nuit s'est glissé dans ma tente pour venir dormir dans le même sac de couchage que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mike l'ami d'une amie, qui était beaucoup trop vieux pour moi, qui goûtait la cigarette &amp; le bloody cesar, qui disait &lt;i&gt;j'aime tellement tellement ton accent&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jonathan, au neuvième étage du pavillon Parent, à s'embrasser après avoir passé la moitié de la nuit à regarder la plus grosse tempête de neige de l'hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sergi le Catalan, Sergi! C'était le jour de sa fête &amp; nous étions seuls dans un des corridors de la bibliothèque ; je lui ai dit &lt;i&gt;ferme les yeux, j'ai quelque chose pour toi&lt;/i&gt; &amp; je l'ai embrassé sur la bouche &amp; je suis partie. Comme ça. Très fière de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;F sous la neige, sur la rue Saint-Jean, trop de manteaux &amp; de pelures entre nos corps. Le trottoir glacé &amp; comme une drôle d'urgence dans le bout des doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Unai &amp; son tout petit coin de grenier, la bière aux bleuets qui me tombe presque des mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J qui glisse ses doigts contre ma paume au retour du Sacrilège, avec toutes les précautions possibles, &amp; qui me sourit du plus joli sourire au monde lorsque je caresse le dos de sa main du pouce, doucement.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-997890540248899084?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/997890540248899084/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/hier-nuit-je-revenais-dun-party-ou-je.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/997890540248899084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/997890540248899084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/hier-nuit-je-revenais-dun-party-ou-je.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-6174933025084669771</id><published>2009-08-24T21:28:00.002-04:00</published><updated>2009-08-24T22:06:09.649-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;Je dis certaines phrases, certaines toutes petites phrases, &amp; il y a comme quelque chose qui s'envole dans ma poitrine, des mots qui deviennent oiseaux pour mieux venir frôler ma joue de leurs ailes. J'aime les causes perdues &amp; les bonheurs précaires ; les grandes explosions sous les côtes, aussi, &amp; les bouleversements qui n'attristent pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça, ça ne se guérit pas.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Du melon d'eau en cadeau, deux heures à essayer de trouver des gants rouges à Limoilou, la canicule dans des draps trempés de sueur ; recopier l'alphabet cyrillique de mémoire avec un stylo à bille récalcitrant &amp; sa petite soeur qui me dit &lt;i&gt;t'es dont ben belle t'es dont ben fine!&lt;/i&gt;, les yeux grands comme ça &amp; le coeur à découvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des heures &amp; des heures à inventer dix-huit types de nuages différents &amp; à regarder le ciel en l'entendant me dire des choses comme &lt;i&gt;toi t'es pas un hasard dans ma vie&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai reçu mon visa aujourd'hui &amp; je pars pour Moscou le 13 septembre. Il y a beaucoup de choses que je remets en question mais il y en a encore tout plein que j'ai envie de vivre &amp; vivre &amp; vivre, alors. Je sais pas. Je manque de mots pour toute la douceur &amp; tous les débuts de chagrin que j'ai dans le ventre.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-6174933025084669771?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/6174933025084669771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/je-dis-certaines-phrases-certaines.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6174933025084669771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6174933025084669771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/je-dis-certaines-phrases-certaines.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7416590476676631181</id><published>2009-08-18T21:08:00.001-04:00</published><updated>2009-08-18T21:12:32.641-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La vie ces jours-ci passe beaucoup trop vite pour que j'aie le temps de la raconter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup, beaucoup de bonnes choses -- &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La visite d'une amie qui me laisse une rasta fragile dans les cheveux &amp; une très grande joie dans le coeur. Comme une nostalgie des choses qui passent &amp; passent &amp; passent, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout un après-midi avec le Végétalien, à se faire asperger par la bruine des chutes Montmorency, la peau du visage qui sèche trop vite sous le soleil pesant. Puis son nouvel accordéon fait maison, ses plants de tomates qui envahissent le balcon de la voisine ; couper des millions de légumes dans un coin de la cuisine &amp; récolter du basilic frais pour assaisonner le repas. Ses grands yeux bordés de cils épais qui me détaillent d'une drôle de façon, toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Voûtes samedi soir, avec tout plein de gens &amp; beaucoup trop de bière, à fêter un quinze août pas très acadien où le chansonnier finit quand même par jouer du 1755, cette chanson toute simple dans laquelle &lt;i&gt;le monde a bien changé &amp; je t'aime à tous les jours&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp; puis le garçon avec qui je travaille, le garçon qui est le plus extraordinairement gentil de tous les garçons que j'ai connus, le garçon qui s'enthousiasme pour tout ce qui lui passe sous le nez &amp; le garçon qui essaie d'arrêter de fumer en répétant tout bas &lt;i&gt;quatre mille substances toxiques quatre mille quatre mille!&lt;/i&gt;. Le matin chez lui il chatouille ma peau &amp; prépare le déjeuner, des oeufs du gruau de belles pommes rouges des bagels du très bon café noir ; le soir il téléphone toujours &amp; souvent il sacrifie sa place de stationnement durement acquise dans une des rues étroites de Saint-Jean-Baptiste pour venir me chercher jusque dans le fond du fin fond de Charlesbourg. Il parle de moi à sa famille &amp; quand je rencontre sa mère, un samedi matin où j'ai les cheveux emmêlés &amp; les vêtements fripés, elle me dit &lt;i&gt;j'ai toujours rêvé d'aller en Russie&lt;/i&gt;. Il m'amène au chalet de son père pour mieux voir les Perséides, il démarre le feu tout seul parce que j'ai toujours eu très peur des allumettes &amp; il décapsule toutes mes bières. Il me dit &lt;i&gt;j'ai jamais rencontré une fille comme toi&lt;/i&gt; &amp; je ne comprends pas trop ce qu'il veut dire, &lt;i&gt;comme moi comment?&lt;/i&gt;, mais ça me fait quand même une joie comme un orchestre dans la poitrine. &lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;C'est la première fois de ma vie que je manque de temps pour lire. (Ça a quelque chose de rafraîchissant.)&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7416590476676631181?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7416590476676631181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/la-vie-ces-jours-ci-passe-beaucoup-trop_18.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7416590476676631181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7416590476676631181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/la-vie-ces-jours-ci-passe-beaucoup-trop_18.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8036286852676687177</id><published>2009-08-09T14:45:00.003-04:00</published><updated>2009-08-09T14:58:58.656-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous revenions du Sacrilège, où la musique avait passé de Noir Désir à France Gall, &amp; le gars avec qui je travaille m'a dit &lt;i&gt;j'ai envie de t'embrasser depuis la première fois que je t'ai vue&lt;/i&gt;. Alors je l'ai embrassé. Sur la nuque, la clavicule. Cet endroit où la mâchoire rencontre l'oreille. La tempe gauche. Sa joue mal rasée &amp; ses pommettes hautes &amp; ses drôles de lèvres pleines &amp; &amp; &amp;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Va falloir que je lui trouve un nom autre que &lt;i&gt;le gars avec qui je travaille&lt;/i&gt;.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pas que j'ai la mémoire courte, je crois pas ; c'est qu'il y a beaucoup trop de gens à aimer.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8036286852676687177?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8036286852676687177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/nous-revenions-du-sacrilege-ou-la.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8036286852676687177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8036286852676687177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/nous-revenions-du-sacrilege-ou-la.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8462753041115336898</id><published>2009-08-08T13:45:00.004-04:00</published><updated>2009-08-08T14:16:53.769-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J'ai emprunté de petits manuels de russe à la bibliothèque, pour me pratiquer. J'y répète des phrases simples qui roulent sur la langue, des phrases minuscules qui me font croire que je suis déjà polyglotte. J'engloutis de grands verres d'eau parce que ça me dessèche la gorge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a, à l'intérieur d'un livre commencé le mois passé, un post-it qui s'accroche aux pages fripées. Un garçon avec qui je travaille y a griffonné son numéro de téléphone après avoir recopié le mien, ça veut pas dire grand-chose mais ça me travaille quand même. J'ai pas tellement envie d'y penser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi soir je revenais du travail, je marchais tout doucement &amp; dans le ciel il y avait la lune qui brillait, ronde &amp; pleine comme un sourire.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8462753041115336898?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8462753041115336898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/jai-emprunte-de-petits-manuels-de-russe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8462753041115336898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8462753041115336898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/jai-emprunte-de-petits-manuels-de-russe.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-8264876338168026472</id><published>2009-08-02T14:51:00.005-04:00</published><updated>2009-08-02T15:16:09.618-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mes parents ont déménagé dans le fin fond de Charlesbourg à la mi-juillet &amp; moi j'ai déménagé avec eux hier, en fin d'après-midi, pour ce qui me reste de temps à Québec. Tout le monde me dit &lt;i&gt;comme ça tu vas économiser des sous!&lt;/i&gt; mais il y a autre chose, il y a que je m'ennuie d'eux par anticipation. Je m'ennuie de tous les petits bouts de quotidien que je vivrai ailleurs, très loin d'eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai acheté une passe d'autobus, la première depuis deux ans, &amp; je me sentais comme une petite vieille de soixante-douze ans parce que le flot du dépanneur a dû m'expliquer que &lt;i&gt;maintenant c't'une carte à puce rechargeable&lt;/i&gt;. Aujourd'hui j'ai versé du café dans une grande tasse isolante &amp; j'ai fait le trajet jusqu'en Basse-Ville ; j'étais assise à l'arrière &amp; je lisais &lt;i&gt;La memoria&lt;/i&gt; très lentement, en soupesant chaque mot. J'aurais eu envie d'être dans un train, pour que la cadence des phrases suive le rythme des roues sur les rails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai acheté mon billet d'avion &amp; je complète ma demande de visa, demain j'enverrai tout ça au Consulat ; le mois d'août passera très vite &amp; bientôt je serai partie, c'est fou comme bientôt je serai partie.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&amp; juillet 2009&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Los Ríos Profundos&lt;/i&gt;, José María Arguedas&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La solitude des nombres premiers&lt;/i&gt;, Paolo Giordano&lt;br /&gt;&lt;i&gt;J'étais une petite fille de sept ans&lt;/i&gt;, César Aira&lt;br /&gt;&lt;i&gt;A Brief History of Time : From the Big Band to Black Holes&lt;/i&gt;, Stephen W. Hawking (... &amp; Ulf était incroyablement meilleur.)&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Humains aigres-doux&lt;/i&gt;, Suzanne Myre&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La Sombra del Viento&lt;/i&gt;, Carlos Ruiz Zafón&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ici &amp; là : récits&lt;/i&gt;, Stéphanie Kaufmann&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Lectodôme&lt;/i&gt;, Bernard Laverdure&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Pour l'instant j'ai envie de lire des romans tristes &amp; d'écouter du Johnny Cash, peut-être boire un peu trop de bière, mais ça passera. Il pleut &amp; j'oublie déjà tout plein de choses. C'est ça le plus triste, sûrement : la précarité des souvenirs.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-8264876338168026472?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/8264876338168026472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/mes-parents-ont-demenage-dans-le-fin.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8264876338168026472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/8264876338168026472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/08/mes-parents-ont-demenage-dans-le-fin.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-6761902831020338928</id><published>2009-07-29T10:59:00.001-04:00</published><updated>2009-07-29T11:00:01.522-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes revenus dimanche soir très tard, en traversant deux ou trois orages. En avant il y avait le Végétalien &amp; Unai, &amp; moi j'étais recroquevillée sur le siège arrière, avec la tente &amp; mon sac à dos &amp; le violon cheapette made in China de Sabrina, celui qu'elle traîne pour jouer malgré les intempéries &amp; qui a des échos de fond de canne. J'ai fermé les yeux pour ne pas trop  voir les éclairs. (J'ai peur de la foudre. Peur du feu, aussi. Je suis clairement la compagne de camping idéale.) J'avais dans la tête tout plein d'airs de bluegrass &amp; de vieilles chansons de Robert Johnson, &lt;i&gt;you better come on in my kitchen, it's going to be rainin' outdoors&lt;/i&gt;. J'avais aussi dix-huit piqûres de moustique sur les mollets, &amp; comme l'impression de vivre la fin de quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Unai prenait l'avion ce midi &amp; il est parti de chez moi ce matin, un peu après neuf heures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier il est entré sans cogner &amp; il était triste, déjà. Il est allé se doucher parce que vraiment il faisait très chaud, il fallait tout un orage pour dépêtrer le ciel de son humidité lourde, &amp; quand il est sorti j'étais sur le balcon, à regarder les premiers éclairs. Il s'est placé derrière moi, ses mains sur mon ventre son menton sur ma tête, &amp; il a dit &lt;i&gt;merci&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Merci pour être belle, merci pour être pas compliquée, merci merci pour tous les moments jolis.&lt;/i&gt; C'est pas souvent que j'ai vu un garçon pleurer, mais ça me chamboule à chaque fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d'aller dormir il était fragile, comme vulnérable ; moi je n'étais pas triste mais je sentais que ça se préparait, que ça grondait dans ma poitrine. Nous nous sommes dit des douceurs en nous regardant de très près, recroquevillés l'un contre l'autre. « T'es une belle personne, » que j'ai murmuré, « j'espère que t'auras une bonne vie. » Il m'a sourit, a fait &lt;i&gt;oui, oui elle sera bonne&lt;/i&gt;. « Toi &amp; moi, » qu'il a dit, « on mérite des bonnes vies. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est quelqu'un qui m'aura fait beaucoup de bien, quand même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier nous avons dormi à travers l'orage, avec les éclairs qui dessinaient des secousses de lumière dans la chambre. Une de ses mains sur ma cuisse, l'autre dans la mienne. Ses cheveux tout près de mon nez. Je me suis dit &lt;i&gt;ce moment, juste ce moment&lt;/i&gt;, &amp; je me suis sentie bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin il m'a dit &lt;i&gt;rencontre quelqu'un d'extraordinaire en Russie&lt;/i&gt; &amp; moi je lui ai souhaité &lt;i&gt;plein de belles filles qui font tout plein de belle musique&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Unai, mon beau garçon, tu vas me manquer.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-6761902831020338928?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/6761902831020338928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/nous-sommes-revenus-dimanche-soir-tres_29.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6761902831020338928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6761902831020338928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/nous-sommes-revenus-dimanche-soir-tres_29.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-3980515193965184637</id><published>2009-07-24T07:04:00.004-04:00</published><updated>2009-07-24T08:47:31.034-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dimanche il était tard &amp; je remontais la côte Salaberry en fredonnant du Bette &amp; Wallet. J'avais laissé Unai au coin de Saint-Vallier &amp; L'Angelier &amp; j'avais cette sérénité très douce sous les côtes, cette joie tranquille d'avoir passé une longue soirée à faire tout plein de choses que j'aime — me presser contre la foule devant le spectacle en plein air du Cirque du Soleil, boire une bière sur la terrasse de La Barberie, grimper sur le trottoir pour mieux embrasser Unai, esquisser des pas de danse (pieds nus parce que c'est plus agréable) dans une rue déserte de Saint-Roch, Saint-Roch de mon coeur pour qui je garde une drôle de tendresse émue. Tout ça, &amp; c'était vraiment l'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin je pars en camping dans Lanaudière, région que j'aurais pas su situer sur une carte avant-hier tellement moi &amp; la géographie du Québec égal zéro, il pleuvra toute la fin de semaine mais ce serait pareil à Québec. J'ai préparé des galettes à la mélasse &amp; j'ai comprimé mes vêtements dans un tout petit sac à dos ; j'y ai aussi enfoui un jeu de cartes, au cas où. &amp; puis j'irai à un festival de musique traditionnelle près de Joliette, en fait je sais même pas encore pourquoi j'aurai réussi à me ramasser là, mais au moins il y aura Bette &amp; Wallet, en spectacle, &amp; deux ou trois personnes que j'aime beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Unai repart pour Grenade le 29 mais je ne compte pas les jours, ce serait trop triste.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-3980515193965184637?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/3980515193965184637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/dimanche-il-etait-tard-je-remontais-la.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3980515193965184637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3980515193965184637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/dimanche-il-etait-tard-je-remontais-la.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-1677778119093240170</id><published>2009-07-19T13:50:00.003-04:00</published><updated>2009-07-19T14:23:18.894-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Message d'intérêt public :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai plus que trois prêts &amp; (roulement de tambours) &lt;i&gt;deux réservations&lt;/i&gt; auprès du Réseau des bibliothèques de Québec. Si vous avez des suggestions de lecture, je pourrais re-gonfler ma liste jusqu'à ce qu'elle atteigne des proportions plus respectables. (... la snoberie littéraire est un des seuls défauts que je cultive pas, alors vraiment ça peut être n'importe quoi.)&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Ce matin j'ai fait un peu de jardinage sous la pluie avec le Végétalien ; il se lève très tôt &amp; j'ai fait pareil, je me suis levée tôt, mais j'ai passé toute la matinée à fantasmer sur les litres de café noir que j'engloutirais plus tard. En revenant chez moi j'ai acheté un bon pain chaud aux trois noix &amp; une amandine au chocolat, que j'ai mangée sur mon balcon. J'avais mes jeans &amp; mon haut de bikini, il ne faisait pas chaud mais j'ai fait comme si. Maintenant j'ai le goût d'une sieste, &amp; peut-être d'un orage de fin d'après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier j'ai bu de la bière dans un parc, le sac en papier fripé autour de la bouteille, &amp; j'ai dit à Unai que &lt;i&gt;ça va nulle part mais c'est crissement plaisant quand même&lt;/i&gt;. Je ne m'étais jamais rendue compte à quel point c'est facile d'aimer les gens qui s'en vont, &amp; moi j'ai ce sourire niais qui m'envahit le visage chaque fois que ses longs doigts cherchent les miens tout juste avant d'entreprendre la traversée d'une rue. &lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-1677778119093240170?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/1677778119093240170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/message-dinteret-public-je-nai-plus-que.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1677778119093240170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1677778119093240170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/message-dinteret-public-je-nai-plus-que.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-469647898679000178</id><published>2009-07-18T11:43:00.004-04:00</published><updated>2009-07-18T12:31:06.896-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Samedi matin pluvieux &amp;amp; paresseux, à écouter du Beirut inlassablement, comme pour me punir de les avoir manqués à l'Impérial. J'ai une très grande tasse de café, j'ai une rôtie beurre d'arachides &amp;amp; confiture ; j'ai le coeur gros comme ça &amp;amp; une petite tristesse lancinante sous la peau, lancinante mais douce quand même. Pas malheureuse pour deux sous, seulement comme un trop-plein de mots dans la voix &amp;amp; toute une marée dans le ventre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier j'écoutais des amis jouer de la musique en lisant Suzanne Myre (ah, Suzanne!) &amp;amp; je me disais, il y a des choses pires que de partir en laissant derrière des gens qu'on aime beaucoup. C'est difficile &amp;amp; c'est triste &amp;amp; ça arrive trop souvent, mais c'est pas tragique. Tragique ce serait n'avoir personne, tragique ce serait s'en aller sans avoir à se déraciner, sans sentir autre chose qu'un agacement qui frôle la lassitude. Alors que moi c'est autre chose, moi je partirai lourde de contradictions, de vérités que j'aurai dites tout croche &amp;amp; de grands sentiments maladroits. Avec dans la poitrine un orchestre de circonstance, une musique de vagabonds assoiffés de l'ailleurs &amp;amp; nostalgiques, déjà, de tout ce qu'on ne vivra jamais deux fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas beaucoup de choses, pas beaucoup de choses par rapport à mon futur, je veux dire, mais je sais que dans ma vie j'ai envie d'aimer beaucoup de gens, &amp;amp; dans beaucoup d'endroits différents. Je crois que ce sera toujours un peu déchirant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'été jusqu'ici, en bref :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;la chair mûre des avocats ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;le voisin d'en-dessous qui parle au téléphone en espagnol ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;porter sous mes vêtements un haut de maillot de bain vert à pois blancs ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;les tomates raisins qui éclatent sous les dents ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la pluie qui tambourine sur le toit de tôle du grenier d'Unai ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;de grands verres d'eau sur le balcon ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la bière à l'abricot, la bière aux bleuets ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;des taches de rousseur sur le haut de mes pommettes ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;du reggae &amp;amp; du ska &amp;amp; du folk &amp;amp; un million d'accordéons &amp;amp; toute la musique festive du monde.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-469647898679000178?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/469647898679000178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/samedi-matin-pluvieux-paresseux-ecouter.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/469647898679000178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/469647898679000178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/samedi-matin-pluvieux-paresseux-ecouter.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-6340089536631330631</id><published>2009-07-12T12:48:00.005-04:00</published><updated>2009-07-12T12:54:55.410-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mes péripéties au travail cette semaine : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi : Un monsieur m'offre un cornet de crème glacée. Au chocolat! (Donc j'accepte. J'aurais dit non pour la vanille.) Puisqu'il a ainsi réussi à m'immobiliser devant sa porte d'entrée, il passe alors vingt minutes à m'expliquer en détail tout ce qui cloche avec le Parti Québécois.&lt;br /&gt;Mardi : Je ne travaille presque pas parce qu'il commence à pleuvoir aussitôt que nous arrivons. C'est un déluge biblique! Nous sommes entassées dans la voiture &amp; il y a tellement d'eau partout, le son de la pluie contre les portes &amp; la buée dans les fenêtres, j'ai l'impression d'être dans un sous-marin. &lt;br /&gt;Mercredi -- La voiture nous lâche à huit moins quart le soir, dans le fin fond de l'Ancienne-Lorette. (C'est le bras de vitesse qui a rendu l'âme.) Nous attendons la dépanneuse durant une heure, en jouant aux cartes sur le trottoir. (Je perds de façon assez spectaculaire.) Les quelques Lorettains qui passent nous prennent pour des sans-abris &amp; tentent de nous refiler le petit change qui traîne dans leurs poches.&lt;br /&gt;Jeudi : Nous sommes tout près de l'aéroport de Québec &amp; de temps à autre nous voyons les avions passer au dessus de nos têtes, les roues sorties &amp; prêtes pour l'atterrissage. Elles dessinent de grandes ombres dans les petites rues tranquilles.&lt;br /&gt;Vendredi : La météo annonce beaucoup de chaleur mais le matin est encore frais, même que je me gèle les orteils en buvant du café sur le balcon. L'après-midi je m'enduis de crème solaire à répétition, tellement que j'en acquiers à peu près trois couches supplémentaires d'épiderme.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je traîne une drôle d'angoisse, mais je crois que c'est parce que ma vie change &amp; change &amp; change. Bientôt je m'y habituerai.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-6340089536631330631?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/6340089536631330631/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/mes-peripeties-au-travail-cette-semaine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6340089536631330631'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6340089536631330631'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/mes-peripeties-au-travail-cette-semaine.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-5079907106336509070</id><published>2009-07-08T10:14:00.003-04:00</published><updated>2009-07-08T10:32:06.413-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='films'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les autres mais pas moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Deux choses qui me trottent dans la tête :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Dans &lt;i&gt;Borderline&lt;/i&gt; le film, visionné hier (&amp; pas tellement apprécié, mais de toute façon j’avais pas beaucoup aimé les deux premiers livres de Marie-Sissi Labrèche) l’un des personnages se dit &lt;i&gt;amoureux &amp; téméraire&lt;/i&gt;. &amp; moi je me dis, quelle description exacte de ce que c’est, le tout début de quelque chose avec quelqu’un qui nous plaît vraiment beaucoup. (Je me dis aussi que j'utilise pas assez le terme &lt;i&gt;téméraire&lt;/i&gt; dans ma vie quotidienne. Quel mot incroyablement puissant, quand même.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Dans &lt;i&gt;Bourlinguer&lt;/i&gt;, Blaise Cendrars dit que la révolution &amp; l’aviation ont été les deux plus grandes déceptions de sa vie. Je peux comprendre. On pense que voler ce sera une expérience transcendante qui nous rapprochera de, je sais pas, l’insouciance des oiseaux, la légèreté des nuages, la transparence de l'ozone, ce genre de choses ; en fait c’est une série de manoeuvres répétitives &amp; de bruits mécaniques. On pense que les révolutions font table rase de l’avant &amp; du mauvais, une grande effusion de violence nécessaire pour ensuite s'agripper à toute une nouvelle façon d’envisager le pouvoir ; après deux ans tout a déjà été récupéré, bureaucratisé ou étouffé, &amp; puis en plus tout le monde sait que &lt;i&gt;la violence nécessaire&lt;/i&gt; ne se termine jamais tout à fait. Être née à la fin du XIXe siècle, avoir connu la Première puis la Seconde Guerre mondiale, la révolution bolchevique puis Staline, moi aussi j’aurais été déçue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(J'aime tellement Blaise Cendrars. J'ai commencé à le lire tellement jeune qu'aujourd'hui je suis même plus capable de déterminer si vraiment c'est très bon ce qu'il écrit, ou si c'est autre chose -- une familiarité qui réconforte, toutes les choses que j'ai envie qu'on me dise. J'ai l'impression qu'il a vécu sa vie avant de se mettre à l'écrire, &amp; ça c'est tout ce que j'aimerais pouvoir faire.)&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-5079907106336509070?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/5079907106336509070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/deux-choses-qui-me-trottent-dans-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5079907106336509070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/5079907106336509070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/deux-choses-qui-me-trottent-dans-la.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-3234698689448293339</id><published>2009-07-06T19:17:00.005-04:00</published><updated>2009-07-07T23:10:59.497-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans le nouvel appartement qui n'est pas vraiment à moi, qui en fait ne le sera seulement que pour un tout petit bout d'été :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Je bois du café dans une très grande tasse bleue en regardant la pluie dessiner des rigoles sur la fenêtre du salon ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Je compte les bleus que deux déménagements successifs, un pour moi &amp;amp; un pour quelqu'un d'autre, ont laissé sur mes jambes ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;(... seize) ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Je passe un après-midi à récurer la cuisine &amp;amp; tout ce qui s'y trouve -- le frigo, le four micro-ondes, le vrai gros four ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Je redécouvre, après quatre ans de sevrage, les vertus à la fois thérapeutiques &amp;amp; abrutissantes de la télé ;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Je dors une nuit sur le divan du salon parce qu'il est plus confortable que le matelas du lit ; aussi parce que les draps gardent l'odeur d'Unai, parti hier pour la Gaspésie, &amp;amp; que je n'ai pas terriblement envie de m'ennuyer.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec Unai je glisse mes pieds sous ses genoux pour mieux les réchauffer -- mes pieds à moi, quoique pas tellement ses genoux à lui. Ensemble nous buvons toujours quelque chose, de la bonne bière ou ce drôle de thé blanc qui ne goûte pas grand-chose. Souvent je viens tout juste de prendre ma douche &amp;amp; mes cheveux humides ondulent à contre-coeur. Nous dénichons un jeu de société qui est censé mettre nos connaissances géographiques à l'épreuve &amp;amp; je gagne avec une avance tellement considérable que c'en est drôle -- &lt;i&gt;ça tombe bien&lt;/i&gt;, que je lui dis, &lt;i&gt;je pense que je suis très mauvaise perdante&lt;/i&gt;. Le matin il faut toujours se lever trop tôt, soit je travaille soit il a cinquante-six mille trucs à régler, &amp;amp; s'il ne pleut pas nous déjeunons sur la terrasse de l'appartement -- moi j'engloutis des quantités astronomiques de café &amp;amp; lui mange à peu près n'importe quoi, des épis de maïs enduits de beurre &amp;amp; des sandwichs au fromage fondu. J'avale mon bol de céréales à vitesse réduite &amp;amp; il me dit &lt;i&gt;plein de cochonneries là-dedans&lt;/i&gt;. (Je remarque que le beurre c'est une cochonnerie qui finira par lui boucher les artères.)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;De près ses cils sont très longs, &amp;amp; durant la nuit ils viennent me chatouiller les joues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi matin je suis retombée dans le vice, c'est-à-dire : j'ai sorti mes petits ciseaux jaunes du Corte Inglés &amp;amp; je me suis coupée les cheveux au-dessus de l'évier de la salle de bain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant j'ai le toupette croche &amp;amp; le coeur heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-3234698689448293339?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/3234698689448293339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/dans-le-nouvel-appartement-qui-nest-pas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3234698689448293339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3234698689448293339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/dans-le-nouvel-appartement-qui-nest-pas.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-3899377412062434082</id><published>2009-07-04T11:51:00.004-04:00</published><updated>2009-07-04T12:11:24.674-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&amp; juin 2009&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;(Exceptionnellement ce mois-ci : par catégories!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pré-Russie :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Cheval noir&lt;/i&gt;, suivi de &lt;i&gt;En prison&lt;/i&gt;, Boris Savinkov&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les Justes : pièce en cinq actes&lt;/i&gt;, Albert Camus&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La vie d'un homme inconnu&lt;/i&gt;, Andreï Makine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où j'essaie de lire autre chose que de la fiction :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La physique racontée aux poètes &amp; aux enfants&lt;/i&gt;, Ulf Danielsson (... mais les enfants n'y comprendront probablement pas grand-chose.)&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Garder le sens mais altérer la forme : essais&lt;/i&gt;, Susan Sontag&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La fatigue politique du Québec français&lt;/i&gt;, Daniel D. Jacques (... qui m'a vraiment très fatiguée.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Livres que j'ai gagnés &amp; que je me sentais donc obligée de lire :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le projet Andersen : théâtre&lt;/i&gt;, Robert Lepage (&amp; j'ai beaucoup aimé!)&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Être : nouvelles&lt;/i&gt;, Éric Simard (... &amp; j'ai moins aimé.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Livre qu'on m'a prêté &amp; que je me sentais donc obligée de lire :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The Collected Stories&lt;/i&gt;, Éamon Kelly (&amp; c'était bon!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Livre que j'ai prêté &amp; que j'avais donc envie de relire :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Stupeur &amp; tremblements&lt;/i&gt;, Amélie Nothomb&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du bonbon :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La plus jolie fin du monde&lt;/i&gt;, Zviane&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le point B&lt;/i&gt;, Zviane&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... &amp; le reste :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ficciones&lt;/i&gt;, Jorge Luis Borges (Parce que je suis trop orgueilleuse &amp; masochiste pour lire une traduction.)&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La vie devant soi&lt;/i&gt;, Romain Gary/Émile Ajar &lt;br /&gt;&lt;i&gt;The Turn of the Screw&lt;/i&gt;, Henry James (&amp; j'en ai peut-être possiblement fait des cauchemars, juste un peu.)&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Du bon usage des étoiles&lt;/i&gt;, Dominique Fortier&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;J'ai plein de petits deuils à faire, déjà.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-3899377412062434082?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/3899377412062434082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/juin-2009-exceptionnellement-ce-mois-ci.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3899377412062434082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/3899377412062434082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/07/juin-2009-exceptionnellement-ce-mois-ci.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7240182787070030803</id><published>2009-06-29T18:37:00.003-04:00</published><updated>2009-07-18T12:32:00.066-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Raison numéro cent quarante-trois pourquoi je vais pleurer Saint-Roch après mon déménagement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourrai plus jamais me faire cruiser par le petit gars du dépanneur, celui qui a toujours un espèce de bonnet de laine trop serré style pseudo-ghetto (&amp; orange fluo), au comptoir des réservations de la bibliothèque Gabrielle-Roy.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je crois que je viens de me tailler une place dans les annales comme la presque ex-voisine qui gueule du Johnny Cash en lavant ses armoires. Mais c'est qu'il y a une satisfaction toute particulière à chanter &lt;i&gt;I'm so lonesome I could cry&lt;/i&gt; quand c'est pas du tout vrai.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7240182787070030803?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7240182787070030803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/raison-numero-cent-quarante-trois.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7240182787070030803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7240182787070030803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/raison-numero-cent-quarante-trois.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-756905165233899570</id><published>2009-06-26T18:45:00.001-04:00</published><updated>2009-06-26T18:46:41.358-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="”justify”"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Petite succession de choses:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;dimanche 24 mai&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai passé toute la journée du samedi avec Unaï &amp;amp; j’écris que « c’est une personne très critique avec tout &amp;amp; tout le monde, sans exception, mais qui remet en question sans essayer de faire croire que ses choix à lui sont dénués de contradictions. » C’est quelque chose que je trouve rafraîchissant &amp;amp; rassurant, d’une drôle de façon.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;mercredi 27 mai&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme je me suis fait mal à la cheville en essayant de devenir La Fille Qui Court Le Matin, Unaï me laisse un colis accroché à la grille de mon appartement : un bandage élastique, emballé dans une partition de musique &amp;amp; renforcé d’un petit mot écrit sur du carton orange, le tout ficelé avec un bout de corde. Son écriture est maladroite mais il ne fait presque pas de fautes d’orthographe.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;dimanche 31 mai&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En fin d’après-midi nous allons au Parc Victoria goûter à ce qu’il reste de soleil, boire une bière aux framboises à deux, croquer dans une pomme. Quand le froid nous rattrape, nous allons nous enfouir dans le grenier de son appartement, où nous buvons de la tisane dans de très petites tasses. Nous demeurons assis sur le sol, appuyés contre son lit, &amp;amp; j’oublie qu’il est tellement plus grand que moi. Parfois il dessine comme de drôles de volutes sur mon genou.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;vendredi 5 juin&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai mal au dos &amp;amp; Unaï finit par s’en apercevoir &amp;amp; ses longs doigts se posent entre mes omoplates, remontent la colonne vertébrale jusqu’à la base de mon crâne ; il me demande où j’ai le plus mal &amp;amp; je peine à répondre parce que j’ai l’impression qu’il tient ma voix entre ses mains.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;lundi 15 juin&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est aux Îles-de-la-Madeleine &amp;amp; il laisse sur mon répondeur un drôle de message décousu, rendu encore plus incompréhensible par son accent qui, au téléphone, tombe dans l’indéchiffrable. Je l’écoute une fois, deux fois, &amp;amp; je ris toute seule dans ma chambre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;vendredi 19 juin&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/i&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me dis : il faut faire attention avec les néo-hippies anarchistes, surtout les garçons, parce que j’ai de la difficulté à discerner si ce qu’ils aiment c’est toucher les gens en général, du genre &lt;i&gt;on abolit même les frontières avec les autres&lt;/i&gt;, ou moi en particulier. C’est compliqué.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;amp; le 24 juin au soir, dans un revirement de situation tout ce qu’il y a de plus inattendu, Unaï m’embrasse dans le grenier de son appartement. Je suis tellement surprise que j’en échappe presque ma bière.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je suis pas très perspicace.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-756905165233899570?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/756905165233899570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/petite-succession-de-choses-dimanche-24.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/756905165233899570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/756905165233899570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/petite-succession-de-choses-dimanche-24.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-1501107088466454069</id><published>2009-06-19T12:36:00.002-04:00</published><updated>2009-06-19T13:08:10.777-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour parfaire mon éducation scientifique, je lis &lt;i&gt;La physique racontée aux poètes &amp; aux enfants&lt;/i&gt;. C'était pas prévu, je l'ai vu à la bibliothèque &amp; je l'ai feuilleté &amp; je me suis aperçue que le prénom de l'auteur était &lt;i&gt;Ulf&lt;/i&gt; &amp; bon, j'ai tendance à accorder toute ma confiance aux scientifiques qui ont des noms très nordiques. (Sauf &lt;i&gt;Igor&lt;/i&gt;. Ça fait pas sérieux, Igor.) Bref, c'est tellement passionnant &amp; borderline incompréhensible-mais-pas-tout-à-fait que j'ai des palpitations chaque fois que je commence un nouveau chapitre. Au départ je pensais le garder en livre de chevet, passer au travers très lentement au rythme de six pages chaque soir avant de m'endormir, mais finalement je suis pas capable, je le traîne partout &amp; je me découvre une passion dévorante pour les trous noirs. (En théorie, quoique peut-être pas tellement en pratique.) Saviez-vous que le temps &lt;i&gt;s'arrête&lt;/i&gt; quand on s'approche trop d'un trou noir? Que quand la matière y est aspirée, c'est comme si elle n'avait jamais existé? Moi non plus. Les trous noirs sont fascinants. Je veux adopter un trou noir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que j'étais physicienne théoricienne dans une autre vie. Mais il y a trèstrès longtemps, du temps où la mécanique quantique &amp; la relativité &amp; la théorie des cordes n'avaient pas encore été découvertes. Peut-être que j'étais Lord Kelvin, qui au dix-neuvième siècle trouvait qu'on avait pas mal fait le tour de la question, côté science, &amp; qu'il restait peut-être deux ou trois petits détails à régler. (Plus j'y pense &amp; plus je me dis que ç'aurait vraiment été mon genre. Un mélange de naïveté désolante &amp; de vanité crasse.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant de m'investir dans un changement de carrière &amp; retourner faire mes sciences pures au cégep, je regarde la première saison de &lt;i&gt;Rome&lt;/i&gt;. Encore une fois dans un but éducatif, officiellement, parce que je pensais pouvoir rafraîchir mes connaissances sur le sujet.  (J'ai fait un cours sur l'histoire de la Rome antique, à l'université. Je l'ai joyeusement oublié pour faire la grève étudiante du printemps 2005, &amp; j'ai jamais su ce qui se passait après l'assassinat de César.) C'est facile de voir que le gars en charge du scénario n'est pas Ulf, cependant, parce que jusqu'à maintenant c'est plus une succession d'intrigues familiales diaboliques &amp; de ré-interprétations historiques, genre la guerre civile entre Pompée &amp; César a éclaté à cause d'un légionnaire alcoolique &amp; d'un malentendu. &amp; le fils de César &amp; Cléopâtre est euuuuh pas de César. Etcétéra. Pour la rigueur scientifique, on repassera. Mais c'est joli à regarder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai à peu près quatre mille changements d'adresse à faire &amp; des boîtes à commencer, mais je procrastine avec la physique théorique &amp; l'histoire antique. C'est quand même quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-1501107088466454069?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/1501107088466454069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/pour-parfaire-mon-education.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1501107088466454069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1501107088466454069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/pour-parfaire-mon-education.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-6455032609467286017</id><published>2009-06-14T12:03:00.003-04:00</published><updated>2009-07-18T12:34:56.492-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='films'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’aime aller au cinéma toute seule. Y aller en fin d’après-midi, quand il n’y a dans la salle que quelques retraités regroupés en couples — couples de vieux époux, couples de vieux amis. Arriver tout juste avant le début du film, être déçue parce qu’au Clap il n’y a jamais de bandes-annonces alors que j’ai toujours trouvé que ça a quelque chose de fondamental, les bandes-annonces, ça vous fait oublier le film que vous êtes venus voir &amp; ça sert de transition entre la vie &amp; le cinéma, ça crée comme un pont où vous retrouvez toujours la même voix off masculine — mais peut-être que j'exagère, possiblement que j’ai un amour invétéré pour les previews. (Ça &amp; le National Geographic. Ça pourrait être pire.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j’aime beaucoup aller au cinéma toute seule parce qu’après je peux prendre tout le temps que je veux. Passer de longues minutes à regarder défiler le générique, encore blottie dans la noirceur de la salle. Sortir sans avoir à me prononcer tout de suite — est-ce que j’ai aimé, est-ce que je n’ai pas aimé, est-ce que ce film est réellement le chef-d’oeuvre qu’annonçaient les extraits de critique placardés sur la pancarte? Mettre mes écouteurs &amp; regarder par la fenêtre tout le long du trajet en autobus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai vu &lt;i&gt;Hunger&lt;/i&gt; &amp; c’est terriblement dur. Il y a des choses que je n’ai pas regardées parce que de toute façon il y avait les sons. &amp; puis la déchéance d’un corps qui crève de faim, d’une faiblesse à en pleurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis contente d’y être allée toute seule.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;C'est dimanche matin &amp; je suis réveillée très tôt par une corneille qui joue les coqs sur le bord de ma fenêtre. Je n'ai plus rien à manger &amp;, après avoir passé presque une heure à espérer un cas de génération spontanée dans le frigo, je m'habille &amp; je descends jusqu'à l'Intermarché. Dans les allées vides je croise la fille aux cheveux bleus que je vois toujours partout, &amp; dans les rues je pile soigneusement sur toutes les fissures du trottoir. En revenant chez moi je mets le premier album de Wilco, du temps où ils tiraient plus sur le country que sur le folk. J'ouvre la fenêtre qui donne sur la cour intérieure &amp; je monte le son, peut-être pour punir les voisins d'en-dessous qui se sont mis au djembé entre trois heures &amp; quatre heures &amp; demie la nuit dernière. (J'achève par la même occasion de massacrer le peu de bon karma qui me reste.) Je mange mes rôties en me mettant de la confiture plein les doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la mi-juin ; dans trois mois je serai en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-6455032609467286017?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/6455032609467286017/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/jaime-aller-au-cinema-toute-seule.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6455032609467286017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6455032609467286017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/jaime-aller-au-cinema-toute-seule.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-2081123677693220659</id><published>2009-06-10T16:25:00.000-04:00</published><updated>2009-07-18T12:34:56.493-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='famille'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;br /&gt;La soirée est belle mais venteuse, &amp; moi je vais à l’opéra avec ma mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai de jolis souvenirs de dimanches après-midis où ma mère repassait des vêtements en écoutant ses disques d’opéra &amp; en me racontant leurs longues histoires d’amours tristes — &lt;i&gt;Madame Butterfly&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Nabucco&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Carmen&lt;/i&gt;. (C’est probablement pourquoi j’ai autant le sens du mélodrame dans mes histoires à moi.) J’aime les barytons, surtout, &amp; je me suis tellement habituée aux envolées des sopranos que je ne comprends pas comment ça pourrait être &lt;i&gt;criard&lt;/i&gt;. Mon père s’est déjà endormi lors d’une représentation, preuve que ça ne peut pas être si agressant que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais pour la première fois à l’opéra, avec ma mère, à Québec, à vingt-trois ans. Je fais à moi seule baisser la moyenne d’âge des spectateurs d’une bonne vingtaine d’années. Nous allons voir deux opéras courts, &lt;i&gt;Pagliacci&lt;/i&gt; mais avant &lt;i&gt;Cavalliera rusticana&lt;/i&gt;, celui de &lt;i&gt;Godfather III&lt;/i&gt;, quand Sofia Coppola meurt dans l’escalier. Nous attendons un peu dans le hall, &amp; ma mère me parle d’autres amours tristes — Maria Callas qui s’est laissée mourir de chagrin, Onassis qui n’a jamais aimé Jacky. Tout juste avant d’entrer dans la salle, elle me dit que c’est l’année passée qu’elle a commencé à se demander ce qu’elle faisait ici. Elle me le dit avec un grand sourire, comme si elle connaissait la réponse mais qu’elle ne pouvait pas me la dire, pas tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’opéra c’est mélodramatique mais grandiose, &amp; le chant des choeurs fait résonner quelque chose dans ma poitrine.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&amp; ces jours-ci, de jolies choses :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une voiture passe sous ma fenêtre &amp; on y écoute à plein volume ma chanson préférée de Robert Charlebois : &lt;i&gt;Lindberg&lt;/i&gt;, que j’ai entendue pour la première fois au Pérou. (Of all places.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Unaï a fait du pouce jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine (sauf la partie en bateau, s’entend) &amp; c’est de là qu’il me téléphone, un dimanche soir, pour me dire un &lt;i&gt;bonjour&lt;/i&gt; au R très roulé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je plante des fleurs devant la maison des jeunes de Saint-Sauveur ; je fais tout à peu près mais c’est quand même moi qui me ramasse avec quatre flots dans les pattes, à leur expliquer comment on doit s’y prendre. Le Végétalien me dit que c’est parce que je fais &lt;i&gt;une imposteure très convaincante&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis Borges en espagnol, sûrement pour contenter mon fond masochiste, &amp; quand il pleut j’ouvre grand la fenêtre pour que l’odeur de l’eau se glisse entre les pages trop sèches.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-2081123677693220659?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/2081123677693220659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/la-soiree-est-belle-mais-venteuse-moi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2081123677693220659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/2081123677693220659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/la-soiree-est-belle-mais-venteuse-moi.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-1455698429291956357</id><published>2009-06-07T16:53:00.001-04:00</published><updated>2009-06-07T17:13:14.372-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='films'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Trois histoires sur la côte Salaberry :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) C’est vendredi soir &amp; je traîne Unaï &amp; le Végétalien à &lt;i&gt;Où vas-tu quand tu dors en marchant?&lt;/i&gt;. Il y a des ballons de lumière qui tracent un chemin dans Saint-Roch, qui montent jusqu’au parc Lucien-Borne, &amp; moi je les suis avec de grands yeux avides. Le Végétalien est exactement de la même grandeur que moi &amp; Unaï nous dépasse tous deux d’une tête parce qu’il fait dans, je sais pas, quelque chose comme six pieds six ; je me sens à la fois trop grande &amp; toute petite. J’ai enroulé mon foulard autour de mon cou &amp; j’y enfouie mon nez chaque fois que je ne trouve rien à dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous escaladons la côte Salaberry à petits pas lents. Il pluviote encore un peu &amp; je me retourne un moment pour regarder les lumières de la ville briller dans l’air mouillé de la nuit. Le Végétalien me voit faire &amp; s’indigne un peu contre toute l’urbanité qui gobe les forêts ; Unaï rit &amp; dit que c’est beau &amp; que c’est tout, &lt;i&gt;rien d’autre pour ce soir s’il-te-plaît&lt;/i&gt;. Ils se chamaillent sans se prendre au sérieux &amp; moi je traîne derrière en riant toute seule, les pieds mouillés dans mes sandales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) C’est un autre vendredi soir &amp; j’ai dit au Végétalien que j’irais voir la projection de &lt;i&gt;Home&lt;/i&gt; organisée par les Ami(e)s de la Terre. La côte Salaberry s’étire devant moi &amp; je suis en retard, je suis toujours en retard quand je ne veux pas vraiment arriver quelque part. Je viens de me résoudre à faire irruption dans la salle après le début du film lorsqu’une voiture s’arrête à côté de moi. Un gars &amp; une fille, tout un flot de musique reggae, &lt;i&gt;on t’emmène en haut de la côte?&lt;/i&gt;. Je me glisse sur le siège arrière encombré. J’arrive à temps, tout juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Je travaille au Centre Frédéric-Back pour l’été &amp; je me traîne le long de Salaberry tous les matins parce que je déteste à peu près tous les escaliers qui relient la Basse à la Haute-Ville. (S’ils sont en bois je récolte de longues échardes en faisant glisser ma main sur la rampe, s’ils sont en métal j’ai toujours cette image de moi les dégringolant parce que mon pied droit, seulement le droit, n’a pas su se cramponner à la marche.) Vers neuf heures &amp; quart, je suis à cet endroit de la côte où on commence à pouvoir regarder le quartier en bas &amp; je vois toujours la même fille — lunettes fumées, long toupette droit qui chatouille les sourcils, tasse à café isolante. Ses talons doivent claquer contre le trottoir, mais avec le trafic je ne les entends pas.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Puisque c’est le mois du show-offage : j’ai gagné un tout petit prix littéraire &amp; je me suis fait chicanée par Marie Gignac parce que je ne me suis pas présentée à la cérémonie de remise. C’était un peu surréaliste.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-1455698429291956357?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/1455698429291956357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/trois-histoires-sur-la-cote-salaberry-1.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1455698429291956357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1455698429291956357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/trois-histoires-sur-la-cote-salaberry-1.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-1496631109847040392</id><published>2009-06-03T09:50:00.002-04:00</published><updated>2009-06-03T10:03:51.981-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les choses qu'on fait sous la pluie ont une texture particulière. Écouter de la musique. Prendre l'autobus. Tout devient comme une bulle qui camoufle &amp; berce, berce, berce.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui la Madame du comptoir de réservations de la bibliothèque m'a reconnue &amp; m'a &lt;i&gt;appelée par mon prénom&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma vie est complète, je peux mourir en paix.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&amp; mai 2009&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Québec en mouvements : idées &amp; pratiques militantes contemporaines&lt;/i&gt;, sous la direction de Francis Dupuis-Déri&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les petits chevaux de Tarquinia&lt;/i&gt;, Marguerite Duras&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Un rien dans l'oeil&lt;/i&gt;, sous la direction de France Cayouette&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Nouvelles d'autres mères : nouvelles&lt;/i&gt;, Suzanne Myre&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Suite française&lt;/i&gt;, Irène Némirovsky&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Instruments des ténèbres&lt;/i&gt;, Nancy Huston&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Développement local, économie sociale &amp; démocratie&lt;/i&gt;, sous la direction de Marielle Tremblay &lt;b&gt;(Je lis ce genre de chose par &lt;i&gt;plaisir&lt;/i&gt;, c'est presque triste.)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Comme si tout se jouait ici : poésie&lt;/i&gt;, Marie-Pier Deschênes&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Townships : récits d'origine&lt;/i&gt;, William S. Messier&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Bourlinguer&lt;/i&gt;, Blaise Cendrars&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Dictionnaire des clichés littéraires&lt;/i&gt;, Hervé Laroche&lt;br /&gt;&lt;i&gt;N . P : roman&lt;/i&gt;, Banana Yoshimoto&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Rebelle sans frontières&lt;/i&gt;, Marc Vachon &amp; François Bugingo &lt;b&gt;(...quel titre horrible. Vraiment.)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le liseur&lt;/i&gt;, Bernhard Schlink&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Fleuve russe&lt;/i&gt;, Myriam Cliche&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Vers l'est&lt;/i&gt;, Mathieu Handfield&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La massothérapeute&lt;/i&gt;, Maia Loinaz &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai commencé à travailler. Je devrais être capable de lire un peu moins ce mois-ci.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-1496631109847040392?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/1496631109847040392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/les-choses-quon-fait-sous-la-pluie-ont.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1496631109847040392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/1496631109847040392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/06/les-choses-quon-fait-sous-la-pluie-ont.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-7520079052378848990</id><published>2009-05-27T16:44:00.002-04:00</published><updated>2009-05-30T15:27:18.852-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='films'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ridicule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='acadie'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Je parle à mon père au téléphone &amp; il me dit, &lt;i&gt;on sait que l'économie va mal à Campbellton quand même le pawn-shop fait faillite&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Hier je reviens chez moi &amp; il y a sur mon répondeur un message de Madame la Secrétaire Générale de l'Université. Je m'aperçois en lui téléphonant qu'elle a elle-même une secrétaire, laquelle demande mon nom pour mieux pouvoir &lt;i&gt;m'annoncer&lt;/i&gt;. Au téléphone. Suit alors cet échange quelque peu déroutant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme SG : J'ai vu que vous n'aviez pas confirmer votre présence pour la collation des grades du six juin prochain.&lt;br /&gt;[Mise en contexte : j'ai terminé mon baccalauréat en juin de l'année passée. J'étais encore à l'étranger lors de la collation des grades. J'ai reçu mon diplôme par la poste. Les cérémonies de remise durent trois heures &amp; me donnent mal au coeur. Etcétéra.]&lt;br /&gt;Moi : ...je pensais pas y aller?&lt;br /&gt;Mme SG : Je vous prie de reconsidérer cette décision.&lt;br /&gt;Moi : (???) C'est très... attentionné de votre part. Je tiendrai sûrement compte de votre avis.&lt;br /&gt;Mme SG : De grands honneurs vous attendent lors de cette cérémonie.&lt;br /&gt;Moi : Mon diplôme?&lt;br /&gt;Mme SG : La médaille d'argent du Gouverneur général.&lt;br /&gt;[Bref silence.]&lt;br /&gt;Moi: ...qu'est-ce?&lt;br /&gt;Mme SG : Mérite académique. Deux personnes parmi nos quelque dix mille diplômés du premier cycle. Très grand honneur, comme je vous l'ai dit.&lt;br /&gt;Moi : ...&lt;br /&gt;Mme SG : Félicitations! La cérémonie se tiendra le six juin à quinze heures trente.&lt;br /&gt;Moi : Merci?&lt;br /&gt;[Ligne coupée.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande ce qu'ils vont me remettre en guise de diplôme. Une feuille blanche cartonnée? Un vieux dépliant de l'université savamment déguisé? J'ai hâte de voir.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br /&gt;Comme je commençais à trouver ma vie trop compliquée, j'ai loué &lt;i&gt;Mulholland Drive&lt;/i&gt;. Maintenant je me sens parfaitement saine &amp; équilibrée.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-7520079052378848990?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/7520079052378848990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/05/je-parle-mon-pere-au-telephone-il-me.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7520079052378848990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/7520079052378848990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/05/je-parle-mon-pere-au-telephone-il-me.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2116166784693369071.post-6811782429583208030</id><published>2009-05-24T15:24:00.003-04:00</published><updated>2009-05-24T15:37:40.640-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='québec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='listes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coeur'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J'attends Unaï sur un banc au soleil &amp;amp; j'ouvre mon carnet pour y dessiner au crayon vert la borne-fontaine qui chatouille mon champ de vision. Je réussis presque à terminer avant qu'il n'arrive. Lorsqu'il s'assoit à côté de moi il me dit, avec cet accent si particulier, si &lt;i&gt;posé&lt;/i&gt; qu'il a, il me dit &lt;i&gt;tu devras me montrer toutes tes attentes&lt;/i&gt;. Le double-sens lui échapperait, alors je ne lui explique pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'ai:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;parlé de l'été avec un orphelin de Duplessis ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;grimpé sur les remparts pour observer &lt;a href="http://www.meduse.org/ckiafm/rondomondo/index.html"&gt;Rondo Mondo&lt;/a&gt; d'en haut ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;appris que les Espagnols n'utilisent pas le terme &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;grippe espagnole&lt;/span&gt; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;acheté quatre trucs au &lt;a href="http://lerendezvous.org"&gt;Rendez-Vous des Publications Parallèles&lt;/a&gt; (... &amp;amp; subséquemment abandonné &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Les yeux jaunes des crocodiles&lt;/span&gt;) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;bu de la bière aux fleurs d'hibiscus (!) sur un toit de Saint-Sauveur ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;mangé des têtes de violon, salées &amp;amp; bouillies deux fois ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;mis de la crème solaire ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;quand même attrapé le premier coup de soleil de l'année.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2116166784693369071-6811782429583208030?l=ardoisebleue.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/feeds/6811782429583208030/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/05/jattends-unai-sur-un-banc-au-soleil.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6811782429583208030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2116166784693369071/posts/default/6811782429583208030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ardoisebleue.blogspot.com/2009/05/jattends-unai-sur-un-banc-au-soleil.html' title=''/><author><name>Amélie</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07411050007518151064</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/-hlzIW5yN9q4/TonQsr0-1GI/AAAAAAAAAEo/4yFjr5XVWro/s220/Photo%2B13.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry></feed>
